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Girard-Perregaux

Girard-Perregaux

 

Girard-Perregaux : 220 ans d'histoire en toute intemporalit


La célèbre marque Girard-Perregaux aux tourbillons à 3 ponts d'or. De nombreux modèles sont à découvrir tels que les montres Richeville, Laureato, Sea Hawk mais aussi les modèles Cat’s Eye, GP 1966 et les Vintage 1945. La marque compte également des séries spéciales comme les Borsa Italiana, les Menuhin Festival Gstaad ou les Colorado Grand à retrouver sur le site.

 

Girard Perregaux : Haute Horlogerie

Avec une histoire remontant à près de 150 ans, le Tourbillon sous trois Ponts d’or – une icône de la marque – peut vraiment prétendre figurer parmi les joyaux de la grande tradition horlogère helvétique.
Le tout premier Tourbillon sous un pont d’or a été fabriqué dans le milieu du 19e siècle.
Une telle longévité est unique dans les annales de l’histoire de l’horlogerie au point qu’il serait très ardu de trouver un autre modèle qui présenterait une aussi longue histoire.
Ce garde-temps exceptionnel allie, de façon remarquable, design et technique et se présente tout autant comme un exemple inspiré de créativité que de savoir-faire. Le mouvement n’est pas seulement la partie technique de la montre, mais participe à son esthétique au point d’en devenir un élément de reconnaissance.
C’est sur la base de sa richesse créatrice et de son savoir-faire que GIRARD-PERREGAUX fonde son identité unique.
Le segment “Haute Horlogerie” est riche en variété et intègre une gamme complète de complications horlogères les plus fascinantes qui soient, telles que le chronographe, l’indicateur des heures du monde, le calendrier perpétuel, les indicateurs de réserve de marche et des phases de lune, les montres à sonnerie et – naturellement - par la combinaison de plusieurs d’entre elles. Toutes ces montres et d’autres complications classiques de GIRARD-PERREGAUX (comme la “Foudroyante”) sont un véritable trésor pour les connaisseurs.

 

Girard Perregaux: L’esprit de la Manufacture

 

Manufacture est un terme que l’on entend de plus en plus souvent dans le monde de la Haute Horlogerie.
Chez GIRARD-PERREGAUX, nous avons la conviction que ce terme doit représenter une approche autant culturelle qu’authentiquement holistique et doit transparaître dans tout ce que fait l’entreprise.
Tout commence par un investissement dans la Recherche et le Développement. L’entreprise réinvestit chaque année environ 10 % de son chiffre d’affaires dans ce domaine. La R&D est ce qui nous maintient orientés vers l’avenir, qui nous contraint à continuer de réinventer des technologies et des techniques qui existent depuis des centaines d’années afin qu’elles gardent leur pertinence et leur intérêt dans le nouveau millénaire.
Une véritable approche manufacturière n’est pas de nature impatiente. Il faut de quatre à sept ans pour créer un nouveau mouvement. Des ingénieurs horlogers et micro-mécaniciens surveillent intégralement le processus, depuis la définition et la conception jusqu’à la fabrication, puis la phase importante des tests et de la production de centaines de pièces – la plupart d’entre elles de taille minuscule – qu’il faudra assembler pour créer un tout fonctionnant parfaitement.
Dans le but de maintenir vivace cet art complexe et fascinant qu’est l’horlogerie, une manufacture doit bien sûr vivre et respirer mais – avant toute chose – créer ce tissu culturel qui caractérise une région horlogère, formée à partir d’une multitude d’artisans indépendants perpétuant un héritage qui, de nos jours, jouit d’un regain d’intérêt aux quatre coins du globe.
Le résultat de cette tournure d’esprit et de cette approche se retrouve aujourd’hui dans la gamme complète des mouvements de GIRARD-PERREGAUX.

 

Girard Perregaux: Mouvements

 

Le Tourbillon sous trois Ponts d’or, pièce emblématique de la Haute Horlogerie chez GIRARD-PERREGAUX - remarquable par son style et son intemporalité - remporta un premier prix à l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Sa conception originelle demeure pratiquement inchangée depuis plus d’un siècle.
Une gamme complète de mouvements mécaniques à remontage automatique nés d’un véritable esprit Manufacture et conçus pour satisfaire aux exigences des collections d’aujourd’hui (et de demain), s’enrichit maintenant de deux nouveaux mouvements (GP2700 et GP4500) présentés en détail dans ces pages.
Une famille de mouvements à quartz témoigne du rôle crucial que GIRARD-PERREGAUX a joué, et continue de jouer, dans l’histoire de la fabrication des montres. En effet, ce fut l’entreprise qui détermina la fréquence des mouvements à quartz dans les années 70 pour en faire le standard universel toujours en usage dans le monde entier.

 

Girard-Perregaux

 

Un parcours sans faute

Cette manufacture horlogère suisse qui fabrique seize mille montres par an a fait du tourbillon sous trois ponts d'or sa spécialité. Sans toutefois négliger les montres de sport qui, là encore, sont de haute volée.
Rachetée en 1992 par l'ancien coureur automobile Luigi Macaluso, Girard-Perregaux a été fondé à Genève en 1791. Au milieu du XIXe siècle, l'entreprise s'établit à La Chaux-de-Fonds et se fait connaître pour ses calibres extraplats. Vers 1860, l'atelier est repris par Constant Girard et son épouse Marie Perregaux. Sept ans plus tard, Girard invente le "tourbillon sous trois ponts d'or", où l'or intervient dans le mouvement tel un métal fonctionnel – un chef-d’œuvre technique et esthétique doublement primé aux Expositions universelles de Paris en 1867 et en 1889. II sera jugé hors contours car inégalable en 1901!

Autre titre de gloire de l'entreprise (moins connu celui-ci) : l'établissement en 1969 de la fréquence d'oscillation du quartz à 32 768 hertz, qui sert de standard à toutes les montres à quartz produites dans le monde... Si aujourd'hui Girard-Perregaux cultive davantage l'horlogerie mécanique que le quartz, il continue de développer des calibres d'excellente facture qui équipent à la fois les modèles de la maison comme ceux d'autres marques horlogères de luxe.
En investissant 10 % de son chiffre d'affaires annuel en recherche et développement, la marque est connue pour la qualité de ses mouvements automatiques extra-plats de moins de 3 mm d'épaisseur (GP 3200, GP 3300), pour ses calibres automatiques chronographes à roue à colonnes (GP 3080), parmi les plus fiables du marché, et bien évidemment pour son fleuron – le tourbillon à trois ponts d'or. Cette manufacture polyvalente couvre quasiment tous les genres de l'horlogerie avec des prix allant de 6 500 € à 500 000 €.

Dans les grandes complications, figure ce fameux tourbillon sous trois ponts d'or : avec son architecture parfaitement équilibrée, il est l'un des plus beaux au monde. Une centaine seulement est produite chaque année. En 1981, l'original fait l'objet d'une réédition à vingt exemplaires en montre de poche. II apparait également dans différentes montres de la gamme dont une très belle version pour femme miniaturisée et logée dans un boîtier de 31 mm de diamètre dans la ligne Cat's Eye. Pour les hommes, la marque développe en 1999 un tourbillon sous trois ponts d'or à remontage automatique (calibre GP 9600). On le retrouve notamment dans la Vintage 1945, dans une édition limitée à cinquante exemplaires, lancée en 2009 – une pièce de toute beauté à 150 430 €. Et lorsque cette complication est couplée avec d'autres fonctions, ce sont des pièces exceptionnelles réservées aux collectionneurs fortunes. Exemplaire à ce titre, l'incroyable Vintage 1945 Jackpot Tourbillon, présentée en 2007 : non content de donner l'heure et d'afficher un tourbillon à 6 heures, ce sujet extravagant fait aussi office de machine à sous... Après cinq années de développement, l'horloger a réussi à miniaturiser le mécanisme d'un bandit manchot. Résultat : il suffit d'actionner le levier placé sur le côté du boîtier pour voir les trois rouleaux tourner – un jackpot à 482 140 €.
Dans un registre plus classique, citons l'Opera Two à remontage manuel, répétition minutes à carillon Westminster et quantième perpétuel (environ 400 000 €). Ou encore ce modèle en édition limitée, présenté en 2008: il associe un tourbillon avec un chronographe monopoussoir à rattrapante et une seconde foudroyante – un must à 409 000 € pour qui apprécie la mesure du temps au 6e de seconde...
Outre ces montres hautement compliquées qui ne représentent que quelques centaines de pièces par an, Girard-Perregaux excelle dans les montres de forme. Aux côtés de la Richeville au boîtier tonneau, la ligne Vintage 1945 est un vrai succès qui rafle aujourd'hui 30 % du chiffre d'affaires de la marque. Son boîtier rectangulaire cambre, inspire d'un modèle de 1945 et re-designé. en 2009, accueille différents calibres GP. Outre le chronographe, on retiendra la Vintage automatique avec petite seconde et date (6 410 €). Bien vu aussi, le très chic quantième annuel avec équation du temps, dont le cadran rond offre une lisibilité parfaite des fonctions (23 920 €).

Dans un autre style, la maison est connue pour ses montres à heure universelle (la ligne ww.tc) qui indiquent, via la lunette tournante, l'heure dans vingt-quatre villes du monde – certaines donnant même l'ouverture des grandes places boursières (9 570 €) ou celle des artères de la mode. Le prix à payer pour faire son shopping sans décalage horaire : 17 550 €.

 

 Girard-Perregaux : 220 ans d’histoire

 

Les complications sont un exercice difficile qui fait partie intégrante du patrimoine de la Manufacture Girard-Perregaux. Passionnée de mécanique pure, elle a toujours fait appel aux maîtres les plus chevronnés dans cette discipline, laissant libre cours à leur créativité avec pour mission d'exploiter le potentiel des collections existantes.

La manufacture fête cette année 220 ans d'histoire. Elle est née de deux courants horlogers réunis à partir de 1906 sous une même signature. Connue pour ses chefs d'œuvre horlogers comme pour ses produits plus grand public, la Maison doit sa longue histoire à deux personnages emblématiques de l'horlogerie suisse.

Le premier, Jean François Bautte né en 1772, horloger brillant du Siècle des Lumières et actif sous sa signature à partir de 1791 à Genève, posa les jalons de ce qu'est aujourd'hui l'entreprise puisqu'il fut l'un des premiers entrepreneurs à réunir sous un même toit différents corps de métiers horlogers, préfigurant l'une des caractéristiques fondamentales de l'esprit de manufacture. Créatif, il ne tarda pas à se faire connaître auprès des cours européennes par la qualité et la finesse de ses montres. A sa mort, il laissait en héritage à ses successeurs Jacques Bautte et Jean-Samuel Rossel un patrimoine industriel de première importance. Patrimoine qui servit l'héritier du second fondateur de l'entreprise : Constant Girard. Son esprit d'entreprise et son sens de la mécanique présidèrent à la destinée de la Maison. Né en 1825 à la Chaux-de-Fonds - cette ville industrieuse haut perchée dans les montagnes neuchâteloises-, Constant Girard fonde en 1852 l'entreprise Girard & Cie et lui donne quatre ans plus tard le nom de Girard-Perregaux suite à son mariage en 1854 avec Marie Perregaux, fille d'un négociant horloger du Locle -ville voisine elle aussi dédiée à la fabrication de composants ou de montres finies d'une grande précision. Comme nombre de ses concurrents de la région, il se passionne pour les systèmes d'échappement et la précision chronométrique. Visionnaire et commerçant, il se lance dans la réalisation de montres sophistiquées aux dessins audacieux dont la réalisation vise la perfection. Cet entrepreneur, présent aux contours nationaux et internationaux de chronométrie dont les résultats passionnaient alors les professionnels et se répercutaient sur les ventes, promouvait lui-même ses meilleures créations. Pour preuve : en 1867 l'Exposition Universelle de Paris, l'une de ses montres à tourbillon fut primée. Mais la consécration vint en 1889 à Paris lors de l'Exposition Universelle commémorant le centenaire de la Révolution Française. Son travail y fut récompensé par une médaille d'or pour un garde-temps de poche à tourbillon sous trois Ponts, baptisé "Esmeralda". Saluée à l'époque pour son caractère innovant et sa précision, cette pièce incarne aujourd'hui encore cette quête d'équilibre entre légèreté visuelle et complexité mécanique propres aux garde-temps signés Girard-Perregaux.

 

Toujours un temps d'avance

Au demeurant, cet engouement pour la tradition exploitée avec audace et une franche modernité est un élément déterminant de la philosophie d'entreprise. Cette vision de la mesure du temps a donné naissance à un grand nombre d'innovations dont celle, dès 1880, des premières montres bracelets produites en série pour le compte de la Marine Impériale Allemande.

Suivirent d'autres innovations qui, non moins fondamentales, ont laissé une trace dans l'univers du design comme dans celui de la pure technique. A L'aube du XXe siècle, l'entreprise était tellement en avance sur la concurrence en matière de bienfacture qu'elle avait été retenue comme juge de ses pairs. C'est à cette époque, en 1906, que Constant Girard-Gallet, le fils du fondateur, reprit la maison Bautte et la relia à Girard-Perregaux & Cie. Puis à son tour, elle s'associa à la marque MIMO (Manufacture Internationale de Montres Or). Dans les années 1930, celle-ci visait alors l'international et étendait son image novatrice aux Etats-Unis, notamment avec le modèle de montre étanche baptisé "Sea Hawk". Mais la marque ne se limitait pas au développement mécanique, elle imposa un style dans les années 1945 avec un modèle rectangulaire au design prégnant inspiré de l'art Déco. Cette pièce reprise dans les collections actuelles porte le nom de "Vintage 1945". Portée par le succès, la société connut comme d'autres une véritable expansion peu d'années après la Seconde Guerre mondiale. Durant les années 50 s'amorça un changement et la jeunesse du baby boom allait bientôt se focaliser sur les instruments horlogers de son temps, modernes et efficaces. Les horlogers pris dans cette spirale du changement se remettaient fréquemment en cause, car de nouvelles technologies se faisaient jour et certaines commençaient à s'infiltrer dans l'univers horloger, alors en but à un désir de modernisation. Puis vinrent les années 60 et pour faire face aux rapides mutations du métier, la Manufacture Girard-Perregaux se dota d'un bureau de Recherche & Développement qui, au fait des sciences d'alors, travailla d'emblée sur l'électricité appliquée au quartz, mais aussi sur les hautes fréquences mécaniques. C'est ainsi que la marque édita en 1966 la "Gyromatic HF", une montre automatique battant au rythme alors encore inusité de 36 000 alternances par heure. Cette pièce douée d'une grande précision de marche remporta les derniers prix d'observatoires avant que ceux-ci ne tombent en désuétude en 1968, emportés par l’émergence des premières montres à quartz d'une précision fulgurante. Les garde-temps purement mécaniques s'en trouvèrent réduits au rang d'objets voués à disparaître. Consciente d'une grande mutation dans le métier, la Manufacture réagit néanmoins promptement et présenta à la Grande Foire de Bâle, en 1970, la montre "Elcron", garde-temps à quartz de série proposé par Girard-Perregaux et destiné à contrer les premiers modèles "Seiko Astron" sortis le 25 décembre 1969. Si la Manufacture suisse n'avait pas été la première à lancer un modèle de nouvelle génération sur le marché, elle laissa cependant une trace dans l'histoire de cette technologie, car les ingénieurs travaillant à l'interne lancèrent en 1971 la première montre à quartz vibrant au rythme de 32 768 Hertz, une fréquence devenue aujourd'hui la référence en matière de rendement horaire pour l'industrie horlogère.

 

Le temps du renouveau

Si la marque fut l'une des premières à proposer une montre à quartz de série et des pièces d'une rare originalité, elle n'en fut pas moins, comme les autres industries horlogères classiques, bousculée par l'essor rapide des montres à quartz à petits prix fabriquées par des entreprises n'ayant aucun lien avec le métier.

Les spécialistes se demandent encore aujourd'hui comment tant de marques ont pu tomber les unes après les autres durant les années 70. La réponse est simple : Comme tous les composants entrant dans la fabrication d'une montre à quartz à LED étaient fabriqués par des usines de composants électroniques, l'industrie du décolletage perdit son rôle dans la fabrication des montres et s'effondra, faute de ne pouvoir se reconvertir aussi vite. Toutefois, la dimension artistique et artisanale finit par sauver le métier, car rien n'est plus impersonnel et froid qu'une montre égrainant inlassablement au cadran des séries de chiffres sans la moindre erreur.

Conscient qu'un public averti et souvent fortuné rejetait ce type d'égrainage, la Manufacture Girard-Perregaux prit le parti de reprendre la production de montres mécaniques de tradition. Dans les années 80, l'exercice était osé. Pourtant, en 1981, l'entreprise présenta comme un manifeste le premier exemplaire des 20 montres de poche à tourbillon sous trois Ponts d'or que les maîtres horlogers de l'entreprise s'étaient engagés à fabriquer, de la même façon que l'avaient fait leurs pairs en 1889. Dix ans plus tard, pour célébrer le bicentenaire de l'entreprise, Girard-Perregaux lançait une version miniaturisée du tourbillon sous trois Ponts d'or et installait cette merveille d'équilibre dans un boîtier de montre-bracelet. La légende Girard-Perregaux renaissait.

Dans cette conjoncture marquée par une volonté de renouveau, il manquait encore à cette maison un homme qui lui donnât l'impulsion nécessaire. Elle s'incarna en la personne de l'entrepreneur italien, architecte et ancien pilote automobile Luigi Macaluso. Connaissant bien l'entreprise pour en avoir été l'importateur pour l'Italie et pour avoir siégé dès 1989 au conseil d'administration, celui-ci insuffla une nouvelle dynamique à cette structure fondamentale dans le secteur de la haute horlogerie pour avoir été l'une des entreprises les plus créatives en matière de complications de haute volée. Mais la force de Luigi Macaluso fut plus encore de comprendre l'importance, pour une maison de renom, de disposer de ses propres mouvements plutôt que de dépendre de l'approvisionnement de fabricants généralistes livrant toutes les entreprises du secteur. Parce qu'il y a chez Girard-Perregaux une part de l'esprit de Jean-François Bautte, la Manufacture a tout mis en œuvre dans les années 90 pour développer sa ligne de fabrication de mouvements. Onéreux, ce choix devait se révéler payant car, en ayant investi dans la recherche et développement, l'entreprise familiale fut en mesure de présenter dès 1994, une nouvelle génération de calibres mécaniques à remontage automatique ultraplats baptisés "GP 3000" et "GP 3100". Et puis, pour marquer la fin du XXe siècle et en même temps son entrée au SIHH, la marque présenta en 1999 deux nouveautés d'envergure : la première montre-bracelet tourbillon sous trois Ponts d'or automatique avec un rotor en platine, tournant originalement autour du barillet, et un calibre de chronographe à roue à colonnes de petite taille devant intégrer les collections féminines.

 

L'indépendance acquise

Ces références ayant marqué les esprits annonçaient une nouvelle ère : celle d'une créativité ancrée dans la tradition. Forte d'un potentiel déjà important en matière de mouvements originaux, elle a étendu sa gamme en 2001 avec la présentation d'un calibre affichant la date dans un grand guichet et les phases de la lune. En 2003, après presque 30 ans d'inactivité dans un secteur qu'elle maîtrisait comme aucune autre maison, Girard-Perregaux a proposé un nouveau calibre à quartz puis, en 2006, sentant poindre une croissance en taille des calibres, a présenté les mécanismes automatiques références "GP 2700" de 19,40 mm de diamètre et le "GP 4500" d'un peu plus de 30 mm de diamètre. Dans le même temps, les gammes de produits se sont étoffées et les collections se sont enrichies de nouvelles références aujourd'hui devenues culte. Dans le même temps, portée par son succès sur tous les marchés, la Maison a voulu entretenir la tradition d'excellence en travaillant à l’orée du troisième millénaire avec ses équipes d'horlogers diplômés à proposer de nouvelles complications ou les évolutions de quelques-unes des inventions maison. Présentée en 2006, la "Laureato Evo 3 Tourbillon" sous trois Ponts saphir a été la première déclinaison contemporaine d'une référence historique. L'année suivante, portée par le succès, la Manufacture a édité dans la collection "Vintage 1945" la fameuse montre "Vintage 1945 Jackpot Tourbillon". Au-delà de la prouesse mécanique et du jeu des cames, l'entreprise met tout en œuvre au quotidien pour faire avancer le métier et enrichir le grand livre de l'horlogerie de nouvelles pages dans le grand chapitre des complications abouties. Comme il est difficile de citer toutes les nouveautés, l'amateur retiendra, parmi tous les produits d'exception proposés en 2008, le mouvement équipé de « l'échappement constant » appelé, dit-on dans les couloirs de l'entreprise, à équiper à terme certains produits de haute chronométrie. Dans l'attente de voir cet échappement étonnant et innovant animer une montre, les horlogers ont offert aux passionnés de découvrir cette année du 220e anniversaire la montre "1966 Tourbillon sous Pont d'or". Produite à 50 exemplaires seulement et individuellement numérotée, cette merveille devrait émouvoir les puristes par sa sobriété et son élégance qui rappellent, par les détails de sa construction, ses illustres devancières. Et à n'en pas douter, son calibre référencé 9610 à remontage automatique avec masse oscillante en platine tournant autour du barillet, fera vibrer les passionnés de pièces originales. D'autant que celui-ci est régulé par un tourbillon dont la cage, composée de 72 pièces, est maintenue en place par un classique pont en or bassiné à la main.

 

La magie des formes

Mais les années 40 disputent aux années 60 cet âge d'or. Qu'importe, chaque époque possède ses codes et ses produits phares. Dans le cas des années art Déco, le meilleur de l'horlogerie s'est exprimé dans l'exploitation de géométries longtemps peu usitées. Carrées, rectangulaires, légèrement tonneaux, les montres rompaient les codes pour inventer leur abécédaire émotionnel. Si bien des modèles ont disparu ou ont été oubliés, certaines pièces particulièrement réussies d'un point de vue stylistique sont passées à la postérité et ont su retrouver une jeunesse après avoir été subtilement revues à la modernité. C'est assurément le cas de la "Vintage 1945" qui demeure cependant au poignet, d'une franche contemporanéité. Inspirée par l'art de son époque, cette merveille impose la géométrie, la simplicité et la cohérence structurelle comme notions fondamentales. Le design symétrique de la montre née en 1945, ses flancs incurvés intégrant la couronne de remontoir préfiguraient un engouement pour la montre de forme strictement intemporelle. La preuve : plus de 65 ans après sa création, cette œuvre conserve entière sa jeunesse en osant jouer une carte décalée, mais avec un sérieux de circonstance. Cette dichotomie explique sans doute que cette pièce d'horlogerie dont les boîtiers d'aujourd'hui sont réalisés dans les ateliers Bautte soit appréciée des amoureux de belle mécanique en quête d'une montre différente. Lancée en 1995, cette collection s'est enrichie au fil des années de modèles sobres ou compliqués. En 2002, elle osa un tourbillon sous Pont d'Or, puis fut déclinée sous Trois Ponts d'Or, et présenta en 2007 une image ludique avec la "Vintage 1945 Jackpot Tourbillon". Dans la collection générale, elle existe également en version automatique avec une complication de Quantième Perpétuel et décline son dessin classique en version "Vintage 1945 King Size". En matière de taille, la référence "Vintage 1945 XXL" Heures et Minutes décentrées séduira les adeptes d'un certain décalage visuel, et les amateurs exigeants éliront les modèles "Vintage 1945 Carrée" proposés en version simple ou chronographe, comme le plus bel instrument pour habiller leurs poignets. Et les femmes dans tout cela ? Elles ne sont pas oubliées car la forme permet aux sertisseurs d'en faire un vrai joyau. Appréciée de celles qui la connaissent, elle reste aujourd'hui à découvrir pour celles qui privilégient les montres rectangulaires.

 

WW.TC : l’heure du monde au poignet

Créée en 2000, la collection ww.tc l'acronyme de "World Wide Time Control" s'est très vite imposée comme un vrai pilier de la marque. Il faut dire, dans un monde où les voyages d'affaires prennent une place de plus en plus importante et où l'univers d'Internet oblige d'être à l'heure du monde en permanence, il semblait logique que pareil instrument trouve une place de choix dans la grande famille des montres de la manufacture.

Le vrai plus de ce garde-temps décliné depuis quelques années en versions masculines et féminines est qu'il permet d'avoir sous les yeux et instantanément, toutes les heures des grandes capitales mondiales et par conséquent l'heure des fuseaux horaires correspondants. Classique mais utilisé avec beaucoup de modernité, le mode de lecture des séries ww.tc est basé sur un mécanisme découlant de celui mis au point par l'horloger Louis Cottier dans les années 30. Efficace et imparable, il a permis à l'entreprise de créer des déclinaisons originales et bien utiles pour qui sait leur trouver une application au quotidien. C'est d'ailleurs pour aider ceux qui, dans leur métier sont tenus de savoir à la minute près les heures d'ouverture des marchés financiers que la Manufacture a sorti en 2007 la ww.tc "Financial", mais également la "24 Hours Shopping" dédiée, elle, aux femmes courant le monde en quête des meilleures boutiques.

Classique avec ses lignes intemporelles, cette pièce au puissant caractère universel s'adresse de toute évidence aux citoyens du monde ouverts à la modernité. C'est pourquoi, après avoir été proposée en différentes versions dont un quantième perpétuel et un chronographe bien utile lors des voyages, cette vraie merveille d'efficacité se voit aujourd'hui déclinée en différents matériaux allant de l'or à l'acier et du titane à la céramique technique.

 

1966 ou le top des années horlogères

La question a souvent été posée de savoir pourquoi la manufacture avait choisi de retenir l'année 1966 comme une date de référence pour sa collection horlogère dont la sobriété sublime les lignes pures et intemporelles. En fait, cette date n'a pas été retenue au hasard, mais fait écho à un lancement très particulier dénotant de la part de l'entreprise son goût pour la précision. En effet, 1966 est l'année durant laquelle les ingénieurs et horlogers de la maison ont présenté la première montre-bracelet mécanique vibrant à la fréquence alors élevée de 36 000 alternances par heure. Le choix de faire ainsi travailler à haut régime le balancier d'un mouvement soulignait l'intérêt porté par Girard-Perregaux à la précision. La même année, le conseil d'Etat du Canton de Neuchâtel devait récompenser les travaux de l'entreprise en lui attribuant le Prix du Centenaire de l'Observatoire... C'est dire l'importance de cette date et du lien qui unit la maison fondée par Constant Girard et Marie Perregaux à l'univers de la chronométrie.

L'année 1966 est une date à laquelle la manufacture rend aujourd'hui hommage en baptisant l'une de ses lignes de cette période charnière où l'innovation et la passion d'aller toujours plus loin allaient permettre de créer à la fois parmi les montres les plus belles qui soient aujourd'hui encore, mais également de poser les jalons de techniques qui, plus de 40 ans après leur invention, sont toujours et plus que jamais d'actualité.

Allant à l'essentiel, les pièces qui composent cette collection répondent au désir des amateurs avertis de posséder l'essence même du temps. Ainsi, de la version la plus simple, au calendrier complet en passant par le modèle doté d'un calendrier annuel associé à l'équation du temps ou encore du quantième perpétuel, il est possible de ressentir combien les mécanismes les plus compliqués comme les plus simples peuvent être magnifiés par un travail s'appuyant sur l'équilibre et la géométrie élémentaire. La transcendance du beau se fait alors en toute simplicité et retrouve les formes qui, dans les années 60, étaient celles les plus courantes et a fait dire à bien des spécialistes que cette époque en particulier incarnait l’âge d'or des montres-bracelets.

 

Clin d'œil à la collection Cat's Eye

La collection "Cat’s Eye" apparue en 2004 fait partie de ces montres qui séduisent en un clin d'œil les amatrices d'horlogerie à la recherche d'un garde-temps dont la complication ne l'emporte pas sur le graphisme. Son dessin par les designers de la Manufacture dénote un équilibre entre des formes douces qui valorisent le côté bijoutier de l'instrument, des volumes embarquant un mécanisme élaboré qui flatte les poignets féminins et des cadrans façonnés dans de précieuses matières. La collection sait se faire sobre avec la version simple seconde et date, juste habillée de matériaux précieux rehaussés de diamants, et dotée d'une réserve de marche ou d'une indication de phase de lune. La "Cat's Eye" joue aussi de ses charmes dans une version plus complexe, "Bi-Retro", dont le cadran s'anime de deux aiguilles rétrogrades qui, comme autant de clins d'œil, affichent, pour l'une les secondes, et pour l'autre les jours de la semaine. Enfin, et c'est un peu la clé de voûte de la collection, la "Cat's Eye" joue avec la couleur du ciel en affichant à son cadran de nacre travaillé finement, à la fois le temps civil et le temps du zodiaque, juste rehaussé d'un indicateur de phase de lune que les femmes apprécient tout particulièrement.

 

Girard-Perregaux au Printemps Haussmann

L'occasion était trop belle pour la marque, de fêter à Paris ses 220 ans en exposant une série de montres parmi les plus emblématiques de son musée de la Chaux-de-Fonds, la ville même où, à l'Exposition Universelle de 1889, lui avait été décernée la médaille d'or.

Du 25 août au 8 octobre, dans le Salon Suprême du premier étage du grand magasin le Printemps de la Mode à Paris, la Manufacture présente une collection de 30 montres exceptionnelles caractéristiques de son histoire, dans un espace de 40 m2 parmi plus de 15 des plus grands noms de la mode et de la maroquinerie.

Dévouée à la précision chronométrique et à l'équilibre mécanique, Girard-Perregaux renoue à Paris, dans un quartier que fréquenta Constant Girard lors des Expositions Universelles, avec un public esthète. Dans une sorte de communion, les passionnés d'horlogerie auront le plaisir de découvrir quelques-unes des pièces qui ont fait la réputation internationale de la marque, mais aussi -occasion unique-, une montre de poche à tourbillon sous trois Ponts d'or fabriquée en 1888. Clé de voûte de l'exposition, ce garde-temps extraordinaire rend à lui seul la visite impérative.

Cette montre ancienne exposée dans son écrin avait été réalisée avec un soin jaloux dans les ateliers de la Manufacture par des horlogers passés maîtres dans leur art, afin le renforcer l'image de la société. La précision de son mouvement, dont Constant Girard avait breveté le dessin juste quatre ans auparavant (1884), fut sanctionnée par un bulletin de marche de 1èreClasse par l'Observatoire de Neuchâtel en mai 1889. Ce tourbillon sous trois Ponts d'or incarne parfaitement le mélange de pureté, d'équilibre et d'efficacité cher à Girard-Perregaux. La structure même de l'assemblage mécanique assure à la pièce une fonctionnalité sans faille. D'ailleurs, c'est un autre Tourbillon sous Trois Ponts d'or baptisé "Esmeralda" (clin d'œil à Victor Hugo et à Notre Dame de Paris) qui, par sa géométrie inspirée d'un jardin à la française, avait séduit les jurys de l'Exposition Universelle de Paris en 1889. Ce fameux tourbillon valut à la marque d'y remporter une médaille d'or dans sa catégorie, tandis qu'un certain Gustave Eiffel présentait sa Tour Eiffel.

Pour la petite histoire, ces deux montres ont été retrouvées respectivement en Argentine et au Mexique. Rarissimes et symboliques de l'esprit de cette entreprise, ces deux merveilles ne quittent en principe pas les collections de la Villa Marguerite, le musée Girard-Perregaux de la Chaux-de-Fonds. Une exception a été faite cependant pour son 220e anniversaire.

 

Une exposition itinérante

En marge de cette exposition événementielle au Printemps de la Mode, la Manufacture suisse de Haute Horlogerie a mis en place une exposition itinérante qui met en scène des garde-temps d'exception en provenance également du musée de la Manufacture. Cette manifestation hors du commun, puisqu'il s'agira de la plus importante présentation de montres Girard-Perregaux hors de Suisse, est baptisée « Une histoire d'inspiration -220 ans d'art horloger ».

Elle est conçue tel un parcours initiatique où plus de deux siècles dans l'art de mesurer le temps sont mis en rapport avec des événements, des personnalités ou des œuvres d'art qui ont marqué l'Histoire. Parmi toutes ces pièces rares qui ont forgé l'identité de la marque, les connaisseurs admireront cette "Esmeralda" qui avait été primée en 1889. Cette manifestation de culture horlogère est prévue à Singapour du 15 au 17 septembre 2011, puis fera étape à Shanghai avant de gagner New York.

 

Girard-Perregaux – Sobriété et Elégance

Girard-Perregaux trace son sillon de manufacture indépendante. 2011 est placé sous le signe de la simplicité, avec des boîtiers homme d'inspiration vintage ou femme très glamour. Un nouveau Tourbillon sous un Pont d'Or est également à découvrir sur le stand.

Qu’est-ce qu'une belle montre en 2011 ? 
« Les créations Girard-Perregaux se veulent à la fois intemporelles et résolument modernes. Une montre Girard-Perregaux est destinée à rythmer le temps qui s'écoule pendant de nombreuses années. II s'agit d'avoir une vision à long terme dans laquelle les maîtres mots pour Girard-Perregaux, sobriété et élégance, correspondent parfaitement à l'air du temps. Design et technique doivent également être en parfait accord, ce que permet une approche de Manufacture totalement intégrée. » (Stefano Macaluso)

 

 Girard-Perregaux : La maison aux trois ponts d’or

 

Un orphelin genevois, un couple de Neuchâtelois, des beaux-frères au long cours, un Allemand, des Italiens, des Français. Chez Girard-Perregaux, la galerie des portraits est émaillée de personnalités bien trempées. Souvenirs.

Comptons et recomptons : il s'est bien écoulé 220 années depuis que Jean-François Bautte a signé ses premières montres, puisqu'elles datent de 1791. Mais cet horloger et commerçant genevois, aussi talentueux qu'entreprenant, n'a jamais rencontré ni connu Constant Girard, fondateur de la maison Girard et Cie à La Chaux-de-Fonds, ni son épouse Marie, née Perregaux dans une importante famille de négociants horlogers du Locle et à qui il s'unit en 1854. Fondée deux ans plus tard, en 1856, la manufacture Girard-Perregaux, qui réunit les deux noms du couple, célèbre tout de même, cette année, ses 220 ans : car c'est bien elle qui, en 1906, a repris la fameuse maison Bautte, additionnant ainsi les parcours de deux fleurons de l'horlogerie suisse pour n'en devenir plus qu'un, un joyau qui vient récemment de s'ajouter à la couronne du groupe français de luxe PPR.

 

Jean-François...

Jean-François Bautte est donc «de la famille» Girard-Perregaux, et légitimement chéri comme tel. Fils de modestes ouvriers, orphelin à 12 ans, il est monteur de boîtes, guillocheur, horloger, bijoutier et orfèvre à 19 ans. Réunissant dans sa propre manufacture tous ces corps de métier et près de 300 travailleurs en 1820, il vend dans les cours européennes, et jusqu'en Turquie, aux Indes, en Chine. Sa spécialité, l'extra-plat et l'émail. Brillant premier de lignée dans la galerie des portraits Girard-Perregaux, il affiche un air mutin avec ses frisons et ses petites lunettes rondes.

 

Constant de père en fils...

Né Girard en 1825 (mort en 1903), Constant est, lui aussi, de la trempe des créateurs. Avec lui, depuis lui, Girard-Perregaux ne cesse de se projeter dans l'avenir et l'innovation. Associé à son fils Constant Girard-Gallet, il se distingue par ses recherches dans le domaine des systèmes d'échappement, avec un intérêt tout spécial pour celui à tourbillon. Son Tourbillon sous trois Ponts d'or remporte, en 1889 à l'Exposition universelle de Paris une médaille d'or qui a valeur de consécration au milieu d’une longue suite de prix, de distinctions, de records, de brevets.

Référence dans l'histoire de la haute horlogerie suisse, mondialement reconnu, emblème et icône de la maison, ce tourbillon a été décliné et revisité depuis en moult versions, des plus classiques aux plus modernes.

Constant Girard est aussi l'homme des 2000 montres-bracelets commandées par l'empereur Guillaume Ier pour les officiers de la marine allemande. Cette commercialisation importante, première du genre, est restée longtemps unique. Ce n’est qu'au tournant du XXe siècle, lorsque la fabrication en série a pris son essor, que Constant Girard a gagné, à titre posthume, un autre galon de visionnaire.

Unis en 1854, Constant Girard et Marie Perregaux donnent leurs noms à la maison que Constant a fondée en 1852, elle qui crée une montre-bracelet dont elle vend 2000 pièces à la marine allemande, puis invente, en 1889, le fameux Tourbillon sous trois Ponts d'Or.

 

Marie et ses frères

Et enfin, dans Girard-Perregaux, il y a Perregaux! Et donc les frères de Marie : Henri, Jules et François. A eux de porter loin le prestige de la maison en établissant des comptoirs. Ainsi en Argentine, Henri consacre seize ans à faire prospérer la marque sur l'ensemble des marchés américains. Tandis que, à l'autre bout du monde, François, premier négociant horloger suisse établi au Japon après six ans passés à New York, s'échine dès 1859 à vendre des montres dont les Japonais, d'abord, n'ont pas l'utilité : leurs «heures» sont, à l'époque, des périodes variables adaptées au lever et au coucher du soleil, et qui obligent les horlogers tantôt à  accélérer, tantôt à ralentir leurs pendules !

Prenant son mal de pionnier en patience, attendant que l'Empire du Soleil levant adopte le système horaire et le calendrier occidentaux (en 1873), François diversifie ses activités. Il commercialise entre autres des boissons gazeuses, des sirops, de l'absinthe, du yin, à Yokohama où il vit et à Tokyo où il s'établit provisoirement. Las! Au moment où son commerce d'horlogerie et bijouterie promet de devenir prospère, il meurt emporté par une attaque d'apoplexie. Il est enterré à Yokohama, ville où il avait acquis le respect, l'estime et l'affection de toute une population. Qui l'admirait aussi comme aventurier, son voyage du Locle au Japon via Marseille, Malte, Alexandrie, Aden, Bombay, Singapour, représentant déjà, à lui seul, une aventure extraordinaire...

 

Mystérieuse Eliza...

François Perregaux a ainsi laissé, dans l'histoire de la marque Girard-Perregaux, une empreinte particulièrement émouvante. Sa stèle au cimetière des étrangers de Yokohama est, nous dit-on, soigneusement entretenue par une main anonyme, et flanquée, sur la même concession, d’une petite colonne portant un prénom, Eliza, suivi d'une date, 1864. Si François avait une fille, une épouse, personne n'en a confirmation à ce jour. Et ce prénom, Eliza, reste comme un tendre secret.

 

Otto...

Et on citera encore ici, Otto Graef, un horloger allemand établi à La Chaux-de-Fonds et qui, en 1928, par le biais de sa Manufacture internationale de montres d'or(MIMO), s'empare de Girard-Perregaux. Deux ans plus tard et pour la première fois de son histoire, la maison vend plus de montre-bracelet que de montres de poche, confirmant ainsi la vision des Constant père et fils.

Luigi et François-Henri...

Mais, chez Girard-Perregaux, qui dit famille pense aussi à celle des Macaluso, venue de Turin, et à feu son patriarche Luigi qui l'a rachetée en 1992 en créant le groupe Sowind, mais aussi, désormais, à celle des Pinault qui vient d'en devenir l'actionnaire majoritaire et, enfin et surtout, à celle des garde-temps, où la tradition fonde les grandes collections comme l'inventivité et l'esprit d'entreprise marquent les dynasties qui s'y succédèrent.

L'avenir a toujours fait partie du programme : la marque est l'une des rares à disposer de sa propre équipe de R & D, depuis les années 1960 déjà. C'est elle notamment qui, en 1966, inventa l’un des tout premiers, si ce n’est le premier, échappement battant à 36000 alt/heure ou en annonçant, en 2008, la mise au point de son révolutionnaire échappement à force constante. Ce département dans lequel est réinvestie une part élevée du chiffre d'affaires, «reste la véritable pierre angulaire du groupe Sowind», a-t-il été dit et répété en juillet dernier. Une affirmation qui avait alors valeur d'ardent souhait, alors que celui-ci basculait dans le giron de PPR...

 

LA ESMERALDA VOYAGE...

Aujourd'hui, un Tourbillon classique sous trois Ponts, c'est au minimum trois mois de travail. Constant Girard n'a pu en fabriquer lui-même qu'une vingtaine, dont La Esmeralda, prestigieuse lauréate à Paris en 1889.

Après le cambriolage du musée de la marque en juillet 2007, la montre a finalement été retrouvée au pied d'un chêne, avec tout le butin des malfrats. Depuis, le musée sis dans la Villa Marguerite est en rénovation, il rouvrira en 2012. Et, en attendant, La Esmeralda, parfois, voyage... Pour célébrer son 220e anniversaire, Girard-Perregaux déplace en effet une trentaine de garde-temps issus de ses collections muséales ainsi que 4 tonnes de matériel à déployer sur 1000 m2... Destinations : Singapour, Shanghai, New York, Paris, Milan...

Mais que les passionnés se rassurent, un passage au siège de La Chaux-de-Fonds vaut toujours le détour. Pour voir la «maison bleue» (la manufacture), adaptée à une production impressionnante de modernité, ou alors visiter la Villa JeanrRichard (deuxième marque du groupe, relancée en 1996) qui abrite, elle, un petit musée des techniques, machines et outillages. Visites en groupe, sur demande. Fascination garantie!

Aujourd'hui quatre modèles emblématiques des collections actuelles avec la Sea Hawk Pro 1000, une 1966 Full Calendar, un chronographe ww.tc et une Cat's Eye automatique avec date et petite seconde.

Inventé en 1889, le Tourbillon sous trois Ponts d'Or se décline depuis 1991 en montre-bracelet, dans différents modèles à remontage manuel, puis, dès 1999, en version automatique, comme en édition limitée, Vintage 1945 en or gris pour célébrer les 220 ans de la manufacture.

 

REPERES

1791 : Jean-François Bautte (1772-1837) signe à Genève ses premières montres. Ses successeurs seront Jacques Bautte et Jean-Samuel Rossel.

1852 : Constant Girard (1825-1903) fonde à La Chaux-de-Fonds la maison Girard & Cie. II la rebaptise Girard-Perregaux (GP) en 1856, deux ans après son mariage avec Marie Perregaux (1831-1912), du Locle.

1880 env. Sur demande de la marine allemande, qui lui en commander 2000 pièces, mise au point d'un concept de montres-bracelets avec cadran protégé.

1889 : Création du Tourbillon sous trois Ponts d'or, médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris. Pièce connue sous le nom de La Esmeralda, elle aurait été offerte au président du Mexique à la fin du XIXe siècle.

1903 : Constant Girard-Gallet (1856-1945) succède à son père à la tête de la manufacture.

1906 : Girard-Perregaux reprend la Maison Bautte et fusionne les deux manufactures.

1928 : MIMO (Manufacture internationale de montres d'or), dirigée par Otto Graef, horloger d'origine allemande établi à La Chaux-de-Fonds, reprend le capital-actions de Girard-Perregaux.

1940 : Lancement du premier modèle étanche Sea Hawk, qui sera redésigné en 2002.

1945 : Modèle rectangulaire Art déco qui, cinquante plus tard, sera repris et baptisé Vintage 1945 : Suivront des déclinaisons variées de cette ligne, notamment une ligne Lady.

1966 : La manufacture présente le Gyromatic HF, premier mouvement haute fréquence, dont le balancier bat à 36000 alternances/heure. Une avancée déterminante pour la chronométrie.

1975 : La Laureato, modèle sportif équipé d’une lunette octogonale polie et d'un bracelet intégré satiné. Réinterprétée en 2006 sous le nom de Laureato Evo3 Tourbillon sous trois Ponts saphir.

1981 : Anticipant le retour... un jour... de l'horlogerie mécanique, réédition en montre de poche du Tourbillon sous trois Ponts d'or, puis, en 1991, lancement de la première version en montre-bracelet à remontage manuel qui sera suivi, en 1999, d'une version à remontage automatique.

1988 : Luigi Macaluso reprend la manufacture et fonde le Sowind Group, actif dans la haute horlogerie et qui détient les marques Girard-Perregaux et JeanRichard.

1994 : Lancement de la nouvelle famille de calibres ultraplats GP3000 et GP3100; ils donneront naissance à la très sobre et classique ligne 1966.

1997 : La marque rachète la Villa Marguerite qu'elle transforme en musée.

2001 : Système breveté d'affichage de la date par un grand guichet et l'indication des phases de la lune et lancement du best-seller ww.tc, qui associe un chronographe et une montre à heures du monde.

2003 : Lancement dune nouvelle famille de mouvements et montres à quartz.

2004 : Création de la ligne féminine Cat's Eye.

2007 : Ouverture des premières boutiques en Chine et présentation de la Vintage 1945 Jackpot Tourbillon dotée d'un bandit manchot et d'une sonnerie.

2008 : Lancement d'un Tourbillon Chronographe avec Rattrapante et Foudroyante, d'un Tourbillon Bi-Axial et présentation d’un nouveau calibre équipé d’un échappement à force constante, l’Echappement Constant Accord de partenariat stratégique entre le groupe Sowind et le groupe PPR, qui détient 23% du capital.

2010 : Décès de Luigi Macaluso. Son épouse Monica Mailander Macaluso lui succède à la présidence du groupe, alors que ses fils Massimo et Stefano en assurent la direction opérationnelle.

2011 : Alors qu'elle continue de fournir diverses marques tierces, la maison présente sa nouvelle Vintage 1945 Lady (en versions à quartz et automatique), dote sa Cat's Eye d'une petite seconde, lance une version XXL de sa Vintage 1945 ainsi que deux nouveaux modèles de sa collection 1966.

Quelques semaines plus tard, PPR devient actionnaire majoritaire (50,1% du capital, 49,9% pour la famille Macaluso). Stefano Macaluso devient directeur général de Girard-Perregaux et son frère Massimo celui de JeanRichard, François-Henri Pinault accède, lui, à la présidence du groupe Sowind, au côté de Monica Macaluso, vice-présidente. En août, Michele Sofisti (CEO de Gucci) est nommé directeur général de Sowind Group.

 

Girard Perregaux: en avant - premiére mondiale au SIHH 2008

 

EN AVANT-PREMIÈRE MONDIALE AU SIHH 2008 : GIRARD-PERREGAUX PRÉSENTE L’«ECHAPPEMENT CONSTANT», UNE VRAIE RÉVOLUTION DANS LA HAUTE HORLOGERIE


La Chaux-de-Fonds, 1er avril 2008 - L’«Echappement Constant» est le résultat de la créativité et de l’innovation désormais bicentenaires de Girard-Perregaux. Cet échappement à force constante est nouveau et révolutionnaire à tous points de vue, de sa conception technologique jusqu’aux matériaux utilisés. Son objectif : la réalisation de mécanismes de haute horlogerie à la précision inégalée. « Girard-Perregaux a créé, 150 ans après l’invention du mythique Tourbillon sous trois Ponts de Constant Girard », affirme Luigi Macaluso, Président du Groupe SOWIND, « une innovation qui deviendra un objet-culte pour les passionnés de haute horlogerie ».
Une vraie révolution technologique va entrer en scène au Salon International de la Haute Horlogerie à Genève. Girard-Perregaux, la Maison suisse fondée en 1791, présentera en effet l’«Echappement Constant», un nouvel échappement totalement innovant par rapport aux mécanismes traditionnels.
L’«Echappement Constant» est complètement différent, tant au niveau de la conception de son architecture que des matériaux avec lesquels il est réalisé. L’échappement est le système qui donne vie au mouvement d’une montre. Depuis toujours, les techniciens horlogers cherchent à le perfectionner. Ce qui n’était jusque-là qu’un rêve a enfin pu être envisagé différemment, grâce à l’évolution récente des technologies et à l’amélioration continue de la connaissance des matériaux. Girard-Perregaux l’a réalisé : l’«Echappement Constant» n’est pas l’évolution d’un mécanisme existant, mais un concept radicalement nouveau, une authentique révolution. Celle-ci se base sur un système distribuant l’énergie de façon constante, constitué d’un élément en forme.

A l'heure où la tendance est aux montres intemporelles, la manufacture Girard-Perregaux s'inscrit dans l'air du temps en proposant pour ce début d'année les modèles "1966 petite seconde" et "1966 calendrier annuel et équation du temps". Une façon bien à elle de rendre hommage aux 220 ans de la maison.

Fidèle à son héritage, Girard-Perregaux revisite régulièrement ses collections pour coller à l’actualité du marché. Consciente du potentiel de la collection 1966 depuis le regain d'intérêt du public pour les montres habillées et citadines, elle édite cette année une pièce originale revenant aux sources mêmes de sa vision du luxe : la montre "1966 Série Limitée Petite Seconde". Selon la direction de l'entreprise : "Cette pièce, fidèle à la philosophie d'innovation, mais consciente de son héritage, rend hommage au style des montres de poche qui ont fait la renommée de la Manufacture dans le courant du XIXe siècle." II est vrai que ce sobre garde-temps en or rose de 38 mm renoue avec des diamètres que l’on croyait totalement disparus. Et pourtant, il devrait convenir à merveille aux poignets masculins de tailles raisonnables et à des amateurs de produits intemporels qui se portent avec des tenues urbaines plutôt classiques et strictes. Le puriste appréciera dans ce modèle la lunette douce et classique, la carrure fine, le cadran grené main à l'ancienne avec son quantième par guichet et ses chiffres peints dans une graphie Art déco, qui se détacheront bien sous une manche de chemise taillée dans un coton d'Egypte à longue fibre et double fil. Il en aimera également le mouvement mécanique à remontage automatique ultraplat de manufacture référence GP 3 300 qui lui donne vie. Invisible en raison du choix fait par la manufacture de placer sur le fond en or bassiné à l'ancienne, gravé de deux dates importantes dans l'histoire de la Maison : médaille d'or obtenue lors de l'Exposition universelle de Paris en 1889 pour la « Esmeralda », montre de poche sous trois ponts d'or, et celle de 1900 où la Maison considérée comme hors concours avec ses créations, était nommée membre du jury l'Exposition universelle.

Inclinée sur bracelet alligator, cette montre, dédiée aux esthètes un brin collectionneurs, ne sera produite qu'à 100 exemplaires dûment numérotés sur le fond. Une production très limitée pour une référence qui répond à bien des attentes. Assurément, il ne faudra pas trop réfléchir avant de se l'offrir...

Le retour de la 1966 Calendrier Annuel et Equation du Temps

II s'agit d'une séduisante variante d'une référence récente recherchée pour son équilibre et ses complications : la "1966 Calendrier Annuel et Equation du Temps". Nul ne peut rester insensible à cette merveille de 40 mm en or rose qui, avec son cadran traité au ruthénium finement "soleillé", se donne des airs un peu plus sport. En effet, cette pièce animée par le calibre de manufacture GP033M0 (287 composants) avec balancier à inertie variable Microvar, offre la lecture d'informations rares. Ce qui retient en tout premier lieu l'attention, c'est la complication de calendrier annuel qui permet d'avoir la date affichée avec précision sans qu'il soit nécessaire de la recaler manuellement à la fin des mois pairs, et ce jusqu'au 28 février. Mais là n'est pas le seul secret de ce mécanisme de qualité. En effet, celui-ci autorise la lecture du temps solaire vrai par ajout, ou soustraction, des minutes affichées dans le secteur placé à 4 heures à l'heure lue au cadran. Sans doute inutile à qui n'est pas astronome, cette complication conserve néanmoins cette capacité à faire rêver les vrais amateurs, car elle donne une autre dimension au temps qui passe.

Sobre et néanmoins sophistiquée, cette belle référence, à porter sur un bracelet en cuir d'alligator, devrait faire aussi le bonheur des dandys en quête de la montre à appairer avec leur tenue chic, taillée pour eux seuls...

 

Girard-Perregaux

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