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Montres

Montres de luxe

Le parfait signe extérieur de richesse est la montre de luxe.

Elle parle à la place de celui qui la porte. Elle en dit long sur son métier, ses loisirs, son pouvoir d’achat et sa connaissance du secteur.

A force de lire des articles sur les montres et de voir l'engouement qu'elles génèrent, tout le monde a fini par s'en persuader : les garde-temps sont des attributs ayant un message à délivrer. Ils attirent à eux, celles et ceux désireux d'exprimer quelque chose de leur personnalité à travers ces objets du quotidien. S'il est possible de diffuser de façon subliminale des informations, il est important, voire essentiel, de bien choisir son instrument en fonction des situations afin d'afficher, par l'objet, une image de soi conforme à ses attentes. Dans l'absolu, le temps passé au travail et au contact avec clients ou collaborateurs impose d'en choisir un compatible avec sa tenue vestimentaire ou même son métier. Tous les citadins ne travaillent pas dans les nouvelles technologies ou dans des secteurs où la tenue permet de se laisser aller à sa première impulsion horlogère.

FAIRE DATE SANS DATER

En matière de porter horloger, le dessin et la fonction sportive limitent normalement la nouvelle Chanel J12 Chromatic aux sportifs ou aux banquiers et hommes d'affaires cédant au plaisir du Friday wear. Mais l'expérience montre qu'entre l'usage initial, et la pratique réelle, le fossé est souvent important. Tout le monde le sait : arrivé à un certain niveau d'influence dans le monde du travail, on choisit moins sa montre pour le plaisir qu'elle procure qu'en fonction de l'effet qu'elle produit. II est donc utile de réfléchir à l'impact que peut avoir une si petite chose sur la perception qu'ont d'éventuels observateurs sur nous. II est bon de rappeler que, dans le monde de l'apparence, tout n'est pas seulement une question de prix, c'est surtout une de goût.

Ainsi, le connaisseur saura toujours trouver au milieu de centaines de références, celle qui fera date sans jamais dater. Cette année - et nombreux sont ceux à ne pas s'y être trompés -  il faudra compter avec la nouvelle collection Pequignet Manufacture. Justes livrées en boutique, les premières pièces, en particulier le modèle acier Rue Royale, devraient plaire aux adeptes qui veulent en avoir pour leur argent. Ils ne seront pas déçus, les produits sont aussi beaux dehors que dedans. Même les puristes jurent avoir entre les mains une pièce de référence en matière de haute horlogerie qui, pour un prix rapporté à la qualité, est particulièrement raisonnable au point, dit-on, de faire réfléchir la concurrence.

Toutefois, chez les hommes se piquant d'influence, l'originalité des montres est un facteur d'une énorme importance. Certains amateurs, en fonction de leur auditoire, choisiront donc de produire leur petit effet en laissant dépasser négligemment une parcelle d'une Perrelet Régulateur Rétrograde dont l'affichage horaire a quelque chose de saisissant. Seulement, et les femmes le savent, souvent le psychisme masculin soumis à des stimuli simples réagit fortement. II serait dommage de se priver d'une arme d'une rare efficacité.

C'est pourquoi certains choisissent de mettre leurs poignets entre les mains de maisons hautement réputées comme Patek Philippe, ou Breguet ou encore Vacheron Constantin. Breguet séduit cette année avec une création proprement intemporelle comme peut l'être la nouvelle Grande Classique référence 7337. Vacheron Constantin, en janvier, a fait l'unanimité lors de la présentation de la Patrimony Traditionnelle Heures du Monde, une pièce éditée tout spécialement pour les hommes de goût voyageant beaucoup. Et parce que c'est dans la nature humaine, d'autres passionnés préféreront poser sur leurs poignets des montres mécaniques traduisant, à qui sait lire entre les lignes, leurs souhaits d'être parfaits en tout, pour tout. Parmi l'éventail des possibilités, les adeptes du remontage manuel retiendront la montre IWC Portofino aux rondeurs suggestives, et ceux préférant l'originalité des calibres mécaniques à remontage automatique par microrotor n'auront d'yeux que pour la sémillante Parmigiani Fleurier Tonda 1950 dont la finesse et le graphisme épuré sont une invitation à l’essayer en costume ajusté.

Ce choix, la marque Bell & Ross aurait également pu le faire pour la montre-bracelet inspirée des modèles portés par les pilotes de la Grande Guerre. Une option prise pour ses pièces de gousset qui font pourtant partie de la même collection. Mais pourquoi se compliquer la vie ? Les clients des montres vintage attendent en premier lieu que celles-ci assoient leur virilité et moins ce qu'elles les aident à se faire considérer par le petit cercle des collectionneurs comme des puristes en la matière. Ce qui vaut pour les uns vaut également pour le chronographe Big Crown XI Calculator d'Oris. Avec cet instrument, son porteur est dans l'esprit de l'ancien. La référence se rattache à la lignée des montres qui sont allées au feu (les Big Crown équipaient certains pilotes de la RAF en 1940), mais l'objet demeure une extrapolation historique dans laquelle ont été intégrés tous les codes lui permettant d'être assimilé à une référence militaire. Toutes les montres vintage n'ont pas nécessairement besoin d'être martiales pour s'assurer la considération du public.

Cela amène au constat suivant : pour attirer l'attention du public, européen en particulier, il faut associer une montre à une histoire ou à une fonction. C'est pourquoi les marques se donnent tant de mal pour les envoyer dans l'espace ou les faire porter par des aventuriers. Pour garantir les ventes, en Europe du moins, il suffit souvent de relooker une pièce de référence du passé, en particulier à l’occasion d'un anniversaire. C'est l'option retenue par Rolex qui propose l'Oyster Perpetual Explorer II. Lancée pour la première fois en 1971 à destination des spéléologues et autres aventuriers, elle revient légèrement agrandie, reçoit un nouveau calibre automatique, une glace saphir et cette fameuse aiguille GMT orange vif qui confère une grande valeur aux pièces d'antan sur le marché de la collection. La manufacture Jaeger-LeCoultre a choisi de rééditer, en deux versions différentes et en série limitée, la Memovox Deep Sea de 1959. Une version LeCoultre à 359 exemplaires pour le marché américain, et une Jaeger-LeCoultre de 959 pièces pour le reste du monde. Dans le cas présent, la taille de la pièce a été légèrement agrandie et le calibre est passé d'un remontage manuel (1959) à un automatique. En revanche, et c'est plus étonnant, la société a conservé la glace en Plexiglas sur la version contemporaine plutôt qu'un verre en saphir ce qui aurait sans doute augmenté le tout de production et donc réduit d'autant les marges. Quant à la manufacture japonaise Seiko, attachée à la précision et à l'équilibre, elle a jeté son dévolu cette année sur la première montre Grand Seiko lancée en 1960. Sa taille réduite est restée inchangée comme le mode de remontage, toujours manuel, mais avec un mouvement de nouvelle génération. Seule concession à la modernité, le remplacement du verre en saphir inrayable.

LES FIFTIES, MODELES INTEMPORELS

Les plus observateurs auront tout de même noté que lorsqu'il s'agit de relancer des modèles emblématiques, les marques piochent très largement dans les catalogues des années 50-60. Une période que les collectionneurs considèrent comme l'âge d'or de la montre-bracelet. D'accord, il existe bien quelques références Arts déco comme la Reverso ou des seventies comme la Monaco de TAG Heuer, la Royal Oak d'Audemars, la Nautilus de Patek Philippe ou encore le chronographe Pan Europ d'Hamilton pour attirer de jeunes consommateurs. Les dessins classiques et pérennes des garde-temps des années 50, comme le sublime chronographe à quantième perpétuel Référence 5270 de Patek Philippe ou la nouvelle Advisor de Tudor, extrapolée à partir d'un modèle réveil des fifties, inspirent plus confiance aux consommateurs qui craignent de se lasser au fil du temps des dessins un peu brut des boîtiers des modèles des années 70. L'histoire tendrait à leur donner raison. La cote pour les références des années 50 est souvent supérieure à celle de modèles équivalents lancés ultérieurement. Logique car, d'instinct et en raison de l'investissement souvent consenti, les amoureux des montres jouent la carte de la sécurité… comme le font les marques.



Comment choisir sa montre de luxe grâce à 5 critères incontournables ?

L’esthétique : le coup de cœur pour une montre de luxe est surtout concentré sur le cadran et son esthétique notamment la couleur et la disposition des compteurs et guichets.

 

Le statut social appelé aussi conformité avec le train de vie. En effet, une belle montre est aussi un marqueur pour personnes initiées à certains produits exceptionnels tout en restant distingué et discret.

Le prix : acheter la bonne montre avec un rapport qualité / prix imbattable tout en étant sûr que votre future montre est un investissement dans le temps.

Le mouvement : quartz, remontage manuel ou automatique ? Selon le choix de la montre et du mouvement qui l'anime, il existe des avantages différents en termes de maintenance, de complications.

Son vendeur : jouez la sécurité et achetez votre montre de luxe chez un revendeur officiel.

 

L'assemblage d'une montre à complication peut assurément s'étendre sur un laps de temps tout aussi considérable, et il ne s'agit pas là du seul point commun entre ces deux disciplines unies depuis longtemps déjà par le thème de la transparence. Les arches et les arcs-boutants célébrés par les architectes confèrent fondamentalement la même sensation de luminosité et de légèreté aux composants fonctionnels des édifices que l’ajourage aux mouvements d'horlogerie. Selon Jochen Benzinger, un spécialiste des montres squelettes, cette technique artisanale, qui s'accompagne généralement d'ornementations gravées, serait très ancienne car ses racines remontent aux premières périodes de la mesure du temps. N'évoque-t-il pas même de cadrans solaires squelettés ? Toutefois, l'ère la plus récente de l’horlogerie – la renaissance de la montre mécanique qui a suivi la révolution du quartz – a donné une étendue inédite au terme de "transparence", en particulier grâce à l'emploi d'un verre saphir de synthèse innovant. Allié au squelettage et des matériaux d'avant-garde, l'horlogerie traditionnelle a ouvert au sens littéral des perspectives entièrement nouvelles.
 
Si l'on se penche sur le vaste sujet des montres liées à un univers particulier : l' automobile, on ne sait pas forcément par quel bout le prendre... En effet, depuis les prémices de l'horlogerie moderne, au début du XXème  siècle, époque à laquelle les montres bracelets se généralisent, garde-temps et bolides ont pour habitude de se croiser, de collaborer, de se lier... Des rencontres aussi nombreuses que distinctes qui s'expliquent facilement à travers l'aspect mécanique et viril de ces deux mondes. Les hédonistes sont plus séduits que jamais. Voitures rapides et belles montres, comme l'art de fumer le cigare et les beaux souliers font partie des plaisirs de la vie.

Dans l'univers horloger, policé en surface mais où la compétition fait rage, les marques de haute volée mettent depuis quelques années un point d'honneur à proposer, pour une élite de consommateurs, des instruments de mesure du temps d'une rare complexité et dont l'éventail des choix ne cesse de s'élargir. Dans ce ballet mécanique, où même les horlogers en perdent parfois leur latin tant la complexité est élevée, les nouveaux entrants rivalisent d'ingéniosité comme on jouerait des coudes pour se faire remarquer des medias et, potentiellement, se gagner les faveurs du public. Parmi tous les possibles, voici une sélection des dix modèles forts glanés au fil de l'année 2012.

Cartier Rotonde Tourbillon Répétition Minutes

Cette montre, de l'avis de tous, possède une indéniable féminité. Cela tient sans doute au fait que ce projet a été supervisé par une femme. En effet, Carole Forestier Kasapi et son équipe de développeurs et d'horlogers ont su donner une véritable impulsion à la marque réputée pour sa créativité. Depuis son arrivée dans les murs de la manufacture, cette jeune femme a su placer Cartier parmi les marques ayant une véritable audace horlogère. Sans s'attarder sur les détails techniques, on retiendra de la Rotonde Répétition Minutes Tourbillon que le modèle "phare" est réalisé en titane et, pour des raisons liées au luxe, qu'elle est aussi déclinée en or rose. Cependant, l'analyse technique ayant procédé à sa naissance s'est basée sur un rapport masse volume que seul le titane était à même de garantir.

Le présupposé de départ était le suivant : plus une montre est grande et légère, plus elle a de chances de sonner fort. Bien que médiatiquement attractif, cela ne suffit pas pour faire d'une montre à répétition minutes une référence en matière acoustique. Pour parvenir à atteindre une puissance sonore de 65 décibels, les horlogers ont mis au point des solutions véritablement novatrices. Le volant d'inertie a été modifie de façon à ne produire aucun bruit parasite. Les timbre fabriqués d'une pièce (talon et lame) et de forme carrée, permettent aux marteaux d'entrer en contact avec une surface importante. Enfin, le timbre a été attaché à la structure même de la boîte, rendant optimale la transmission des ondes acoustiques. Un résultat sans appel : la sonnerie de cette merveille (45 mm de diamètre), régulée par un tourbillon volant et étanche à 30 mètres grâce à un poussoir d'armement spécifique, est limpide et puissante. Réalisée à l'unité et à l'interne, la Rotonde Répétition Minutes Tourbillon se positionne d'emblée comme l'une des références les plus ambitieuses.

TAG Heuer Mikrogirder

Guy Seymon a encore frappé et impressionné. L'homme est brillant et maîtrise à merveille l'art de la communication, au point de parvenir à convaincre son auditoire, en une poignée de minutes, avec une série de chiffres et quelques équations basiques. Pourtant, en y regardant de près, le Mikrogirder outrepassant les règles de la mécanique classique mérite un peu mieux qu'une analyse visant à démontrer la supériorité théorique du nouvel échappement sur le classique régulateur "balancier spiral" inventé par Huygens en 1674.

La relative imprécision de l'organe balancier spiral classique n'est pas supérieure à l'erreur engendrée par l'accélération du régulateur qui passe de 0 oscillation à 7 200 000 alternances par heure, soit 2000 vibrations par seconde. La physique est la même pour tous les corps, et ce qui s'applique à la mécanique classique s'applique également à l'horlogerie. Ainsi, s'il faut du temps à une voiture pour passer de 0 à 250 km/heure, il faudra proportionnellement un temps moindre, mais un temps conséquent quand même pour faire atteindre sa vitesse de croisière à un composant monté sur de très fins pivots... Mais qu'importe !

Cet échappement, que l'on retrouve sous une forme très proche dans les répétitions à quarts anciennes pour réguler la vitesse de frappe des marteaux, fera vibrer un public toujours en quête de sensationnel dans un univers relativement pauvre en matière de développement mécanique. Même si un expert et certains développeurs de marques concurrentes trouvent que ce dispositif n'apporte pas un réel plus en précision horaire pure. A moins de le démontrer scientifiquement en mettant en opposition un chrono à quartz au 1/1000e et le chrono mécanique monté sur un banc avec un top départ identique. Pour autant, ce produit à l'esthétique très réussie a été mis au point pour des amateurs désireux d'ajouter à leur collection une telle pièce qui, sans aucun doute, fera de beaux scores en salle de ventes dans quelques années, surtout si elle est judicieusement présentée comme l'un des rares exemples aboutis d'une recherche, destinée à faire progresser le métier.

Chanel Première Tourbillon Volant

Pour célébrer les 25 ans de sa toute première création horlogère, la maison Chanel présente cette montre dont le boîtier est, dit-on, directement inspiré de la géométrie octogonale du bouchon de son emblématique Chanel n°5, lui-même une extrapolation de la Place Vendôme. Avec ce chef-d'œuvre d'équilibre et de luxe, la maison de mode parisienne offre ainsi aux femmes l'opportunité d'entrer de plain-pied dans le monde des hautes complications.

En effet, ce tourbillon volant, dont la cage représente un camélia, est une pièce qui fera date dans le métier. Délicate et signifiante à la fois, elle est d'une rare sobriété. Cette référence aux proportions conformes à l'originale a tout de même été subtilement agrandie puisque ses mensurations de 19 x 26 mm pour la Première traditionnelle sont passées à un boîtier de 28,5 x 37 mm pour cette version sublimée par un tourbillon. Produite à seulement vingt exemplaires numérotés, cette montre en or gris 18 carats est présentée ici dans sa version sertie de 228 diamants pour un total de 7,7 carats (lunette avec 38 diamants taille baguette et 52 diamants taille brillant, et boîte sertie de 47 diamants taille baguette).

Régulée par un calibre mécanique à remontage manuel, celui-ci a été élaboré en étroite collaboration avec la manufacture de mouvements Renaud Papi, une entité d'Audemars Piguet. Pour la petite histoire, et en quelques chiffres, ce délicat bijou horloger à la géométrie très équilibrée, à porter sur un bracelet en alligator ou satin noir, aura nécessité 23 heures de sertissage et plus de 100 heures d'assemblage. Et si cette pure merveille a été conçue bien évidemment pour les femmes, ces messieurs se piquant d'horlogerie apprécieront le traitement apporté à son mouvement de forme rectangulaire, doté d'une réserve de marche de 40 heures et dont les composants ont tous été anglés, étirés, polis et cerclés à la main, conformément à la tradition horlogère suisse.

Harry Winston Opus 12

De toutes les montres présentées lors du Baselworld 2012 (salon mondial de l'horlogerie) ayant un mode de lecture original, l'Opus 12 d'Harry Winston a été considérée, par la majorité des visiteurs l'ayant eue entre les mains, comme la plus réussie de toutes. Il faut reconnaître que la belle a fait l'unanimité en défiant les règles conventionnelles de l'horlogerie, avec pour ambition de proposer un mode de représentation tridimensionnel du temps qui s'écoule. Et le pari est réussi ! Même si, sans un minimum d'explications, il est quasi impossible de déchiffrer l'heure affichée au cadran puissamment ajouré.

Dans cette construction de 46 mm de diamètre en or blanc, le mouvement mécanique à remontage manuel comporte 607 composants dont 80 rubis, 2 barillets-moteurs et pas moins de 24 aiguilles, tandis que l'heure s'affiche en une captivante chorégraphie. Au centre du cadran se lisent trois informations que l'œil interprète comme essentielles à force d'habitudes prises avec les instruments classiques. Elles sont pourtant secondaires et concernent la réserve de marche (aiguille blanche visant le secteur en accent), l'affichage rétrograde de cinq minutes (aiguille des minutes partant du centre) et la trotteuse permanente indiquant immédiatement à son porteur, par sa ronde minutée, le bon fonctionnement de cette merveilleuse mécanique. Bref, l'heure se lit ailleurs et il faut quelques secondes pour comprendre que, ce qui semblaient être des index de belle dimension, sont en fait des marqueurs temporels rotatifs assimilables à des aiguilles.

Mais pour bien saisir le fonctionnement, rien de tel que de le voir en pleine action. Pour l'instant, on retiendra que l'index long représente les minutes, et le plus petit les heures. Les marqueurs longs restent bleus durant les cinq minutes nécessaires à l'aiguille rétrograde partant du centre pour revenir à son point de départ. A cet instant, le marqueur effectue un demi-tour pour présenter sa face métallique tandis que celui d'à côté fait le même mouvement exposant ainsi durant cinq minutes précisément sa face bleue. Une fois les 60 minutes écoulées, tous les indicateurs des heures effectuent, à une vitesse lente pour rendre l'opération captivante, un tour complet. Seul l'indicateur en charge d'afficher l'heure suivante reste bleu, et ainsi de suite 24 fois par jour.

Richard Mille RM 056

Cette année, parmi les produits atypiques et graphiquement impactants, Richard Mille propose la RM 056. Une pièce qui répond au souhait des élites d'accéder à des modèles horlogers qui soient à la hauteur de ce qu'ils considèrent comme relevant de l'extraordinaire. Les boîtiers transparents ne sont pas une invention en soi ; dans le passé, des montres ont ainsi été habillées de cristal de roche. Réservé aux puissants, ce type d'instrument dit, silencieusement, la domination que peut avoir son propriétaire sur le monde qui l'entoure.

Aujourd'hui chronographe de compétition à rattrapante régulé par un tourbillon dédié à Felipe Massa, la RM 056 a troqué la roche naturelle, un peu trop fragile, pour un boîtier en saphir de synthèse obtenu par le procédé Verneuil (1906). Ce matériau, d'une dureté de 9 sur l'échelle de Mohs, ne peut être travaillé qu'avec des outils diamantés. Evidemment, la carrure, la lunette et le fond ont été taillés dans la masse d'un bloc de saphir d'une taille hors norme, et assemblés par 20 vis en titane.

Il est bon de savoir, pour se faire une idée de la difficulté de réalisation, que chaque boîtier a nécessité près de 1000 heures d'usinage, dont 430 de meulage et 350 de polissage. Mais le résultat est là ! Et le boîtier permet, par chacune des faces de la montre, de découvrir les composants du nouveau calibre RMCC1. Ce cœur innovant, se remontant à la main, est doté de la complication de chronographe, et aussi celle de rattrapante qui permet de relever les temps intermédiaires ou mesurer deux temps avec un même départ. Cette merveille est régulée par un tourbillon que I'on sait être une évolution de la RM 008, plus léger d'environ 20 %. Il fallait compenser le poids du verre saphir, plus lourd que le titane, un gain obtenu en reconfigurant les quelque 400 composants qui constituent ce calibre doté d'une platine en titane. Rare, difficile à produire, cette création a été proposée à 5 exemplaires durant le SIHH 2012. En quelques heures, toutes ont été acquises, preuve que rien ne limite l'envie de ceux qui en ont les moyens...

Bulgari Daniel Roth Carillon Tourbillon

L'amateur d'horlogerie un brin mélomane et désireux d'afficher combien ses goûts ne sont pas ceux de la majorité des adeptes de belle mécanique, sera séduit par cette référence tant elle sort de l'ordinaire. Le dessin de son boîtier, pas vraiment rond ni rectangulaire, associé à une originale construction du cadran, attire l'attention. C'est la signature graphique de la maison Daniel Roth. Cette marque, intégrée à Bulgari, elle-même absorbée par LVMH, est bien connue des experts pour ses mécanismes dont les fonctionnalités ont toujours quelque chose d'intensément poétique.

Dans le cas présent, on retiendra le caractère aérien et le design très réussi de son mouvement mécanique à remontage manuel, régulé par un tourbillon placé à 6 heures. Visible à travers le cadran en verre saphir, ce cœur aux généreuses proportions (DR3300 de 34,6 x 31,6 mm), intégralement réalisé à l'interne, laisse voir differents composants, décuplant l'intérêt des amateurs de garde-temps d'exception. En effet, on peut voir les marteaux à 10 heures, caractéristiques d'une répétition minutes.

Leur présence est confirmée visuellement par la tirette d'armement du délicat mécanisme de sonnerie. Mais ce que l'œil ne perçoit pas dans cet assemblage comprenant au total 327 composants, c'est que l'instrument est doté de trois marteaux. Résultat : la séquence mélodique de cette répétition minutes sonnant trois tonalités, joue la note Do pour les heures, Mi-Ré-Do pour les quarts et Mi pour les minutes écoulées. Comme pour la montre Cartier, le souci principal des horlogers a été de trouver une astuce permettant de donner du "coffre" aux sons produits. Pour cela, ils ont directement vissé les timbres sur la carrure de boîte et, pour limiter les parasitages lors de la mise en marche des marteaux, ont utilisé un régulateur inertiel réputé pour son silence de fonctionnement. A la fois traditionnelle et contemporaine, cette montre, en or rose et proposée à 30 exemplaires (le numéro individuel se trouvant sur la couronne) sera portée sur un classique bracelet en cuir d'alligator brun, fermé par une boucle en or rose à triple limbe déployant.

Rolex Oyster Perpetual Sky-Dweller

Cette année, la manufacture Rolex a fait la démonstration de son implacable potentiel créatif en présentant un produit fondamentalement révolutionnaire, tant sur le plan de la fonctionnalité que sur celui du graphisme. Ce que tous les amateurs ont remarqué en premier sur cette montre déclinée en or gris, or rose et or jaune, c'est l'étonnante présence d'un guichet formant un cercle, placé en plein centre du cadran. Particulièrement inusuelle chez Rolex pour une fonction GMT, cette construction a provoqué un véritable attroupement devant les vitrines de la marque, dès les premières heures du Baselworld 2012.

Cette fonctionnalité très graphique, en captant toutes les attentions, n'a pas permis aux observateurs de découvrir un autre détail apparaissant aussi au cadran de cet étonnant instrument. D'accord, sans avoir lu le dossier de presse, personne n'aurait pu deviner que les très discrets guichets ouverts derrière chacun des chiffres romains servaient à paramétrer la complication de quantième annuel en représentant, chacun, l'un des 12 mois de l'année. Et cela était d'autant plus difficile à envisager que le flanc de carrure ne laisse voir aucun pointeau permettant un réglage rapide.

En fait, le mécanisme, ultra robuste et d'une fiabilité à toute épreuve, a été mis au point pour cette complication et baptisé à l'interne "SAROS" parce qu'il s'inspire directement du phénomène astronomique du même nom. Capable de retranscrire systématiquement l'alternance irrégulière des mois de 30 et 31 jours, il ne nécessite qu'un ajustement manuel par an, à savoir le 1er mars, le mois de février comptant 28 ou 29 jours.

Le réglage de cette complication est également d'une grande simplicité grâce à une manipulation de la lunette tournante de la montre, appelée Ring Command. Cette pièce, que la marque a déjà employée pour l'Oyster Perpetual Yacht-Master II, permet dans cette configuration de paramétrer très facilement les différentes fonctions de la montre. Cela via une interface innovante et brevetée entre mouvement et habillage comprenant pas moins de 60 composants, tous minutieusement et longuement testés pour garantir leur durabilité.

Ainsi, selon que la lunette est tournée dans le sens antihoraire sur l'une des trois positions, il est alors possible de régler, dans un sens ou dans l'autre et par l'intermédiaire de la couronne de remontoir le calendrier annuel, l'heure locale ou l'heure de référence. Cette montre automatique de 42 mm est mue par le calibre de manufacture Cal. 9001 donné pour offrir 72 heures de réserve de marche. Invisible à la vue (et c'est presque dommage), ce cœur qui totalise 380 composants et 7 brevets est comme tous les mouvements de la marque : fini à la perfection, certifié chronomètre par le COSC et protégé contre toute infiltration d'eau jusqu'à 100 mètres de profondeur.

Van Cleef Poetic Wish

Créée par la maison joaillière en 2006, la très belle série des "complications poétiques" s'inscrit à présent comme une tendance artistique à fort potentiel au sein du petit monde de l'horlogerie. Il faut dire que l'univers de la mode, dont on dit l'influence grandissante dans le secteur, s'est immédiatement emparé de ces pièces qui, sans entrer dans le détail, savent sublimer la mécanique. La principale fonction étant ici de mettre en mouvement le temps qui passe. A leur façon, ces pièces d'exception que sont la Lady Arpels Midnight Poetic Wish et la future version féminine, forment une paire d'instruments qui associent, avec une grande intensité artistique, deux sens humains dans l'unique but de transmettre une information temporelle avec poésie. Et à ce jeu, Jean-Marc Wiederrecht excelle depuis longtemps déjà.

En effet, il sait déstructurer l'affichage du temps pour ensuite le matérialiser à sa façon. Dans le cas présent, il est parvenu à créer de toutes pièces un mouvement de montre mécanique à remontage manuel, capable de sonner l'heure et les minutes, à raison d'un coup toutes les cinq minutes révolues, et de faire s'afficher cette information sonore par le truchement de petits automates. Ainsi, en se déplaçant dans un décor créé pour l'occasion, ces automates présentent, d'une façon très originale, l'heure qu'il est.

Dans cet univers onirique habillé d'or blanc et serti de diamants, aucune aiguille ne glisse au-dessus du cadran. L'heureuse propriétaire de la montre (et les quelques personnes invitées pour l'occasion à en profiter) est alors libre de choisir l'instant ou elle transformera son bijou en un instrument donnant l'heure. Il lui suffira de tourner du bout des doigts la couronne de remontoir située à 2 heures pour mettre en mouvement les éléments à même de donner l'heure au cadran, et de la faire entendre discrètement. A peine l'action entreprise, le cadran s'anime, au son grave des heures écoulées, d'une silhouette masculine et d'une étoile filante ou d'une jeune fille et d'un cerf-volant. Dans ce mouvement de translation, les personnages avancent au rythme d'un pas par coup sonné, tandis que l'étoile filante, tout comme le cerf-volant, s'envole dans le ciel en vue d'afficher les minutes au rythme d'une note musicale plus aigue. Et parce que la magie ne dure qu'un temps, une fois le silence revenu, les petits automates s'étant déplacés sur ce fond précieux reprennent leur place originelle, laissant à leurs propriétaires respectifs le loisir de faire un vœu.       

Patek Philippe Chronographe à Rattrapante et Quantième Perpétuel

Parmi toutes les complications maîtrisées par Patek Philippe, deux ont toujours eu une place à part au sein de l'entreprise familiale installée depuis sa création à Genève : celle de chronographe et celle, encore plus rare, de quantième perpétuel. Les réunir dans une seule et même montre revient en somme à concentrer l'intérêt de la manufacture pour la mesure du temps exprimée sous toutes ses formes.

En effet, dans pareil instrument, la fine mécanique qui permet d'afficher la durée d'événements avec une grande précision, côtoie celle mise au point par des horlogers chevronnés, avec pour objectif d'afficher les principales informations calendaires, sans jamais la moindre erreur et à perpétuité. Mais parce que le plaisir d'une entreprise d'excellence est de toujours offrir plus aux passionnés, la manufacture propose cette année un chronographe à quantième perpétuel équipé en outre d'une rattrapante (réf. 5204), une complication d'une grande finesse mécanique offrant de relever, lors d'un chronométrage, les temps intermédiaires ou ceux de deux événements ayant un départ commun.

Pour améliorer sensiblement la précision de ces mesures, les ingénieurs de Patek Philippe ont créé un mécanisme breveté associé aux pinces permettant d'arrêter la roue de rattrapante et d'isoler le mobile destiné à effectuer le retour à zéro de cette même aiguille ; ceci afin de ne pas perturber la mesure principale en cours. En parallèle, la manufacture a inventé un nouveau mécanisme contribuant améliorer la stabilité de l'aiguille de rattrapante, une fois celle-ci au repos. Subtil et délicat, ce calibre de manufacture, référence CH 29-535 PS Q, pilote également un calendrier. Ce dernier affiche les jours, la date à 6 heures, les mois, l'indication de l'année bissextile et des phases de lune avec une précision astronomique.

Fascinante de complexité, cette pièce rare est proposée en platine, comme l'indique la présence d'un diamant serti dans le métal à 6 heures, et offre aux amoureux de découvrir par le fond transparent quelques détails des mécanismes susceptibles d'améliorer la justesse des mesures temporelles. En cette époque où certaines maisons ne reculent devant rien pour briller dans ce domaine, il est intéressant de constater combien un dispositif, au demeurant simple et breveté, peut apporter un vrai gain en matière de précision pure, le système d'isolateur intégré réduisant considérablement les frictions lorsque l'aiguille de rattrapante est arrêtée, tandis que celle du chronométrage principal tourne encore.

Blancpain Villeret Calendrier Chinois Traditionnel           

Depuis quelques années, des collections horlogères, voire certains modèles, semblent avoir été créés pour répondre aux attentes des clients du sud-est asiatique. Ce n'est qu'une impression, le plus souvent liée à la petite taille de la boîte, aux couleurs retenues et aux motifs employés. Mais dans le cas de la Blancpain Villeret Calendrier Chinois, il est clair que la pièce n'a pas été conçue pour attirer l'attention d'un Russe ou d'un Brésilien. Non, assurément, cette merveille d'originalité et d'ingéniosité proposée en série limitée à 20 exemplaires en platine, et sans limitation en or rouge, vise une clientèle de riches chinois, qu'ils soient continentaux ou de Hong-Kong, de Singapour ou de Taiwan. Une chose est sure, Blancpain entend profiter de la manne asiatique avec la toute première montre-bracelet dotée d'un calendrier chinois traditionnel.

Pourvue d'un calibre automatique disposant de 7 jours de réserve de marche, cette pièce tient compte des spécificités du calendrier traditionnel chinois. Outre l'heure classique et le quantième grégorien au centre, on peut y lire les indications principales du calendrier chinois. Comme l'heure double traditionnelle (cycle de 24 h) représentée à 12 h, le jour et le mois avec indication des mois intercalaires à 9 h (cycle de 12 mois), le signe du zodiaque (cycle de 12 ans) dans le guichet à midi et, à 3 h, les 5 éléments et les 10 troncs célestes (cycle de 10 ans). La combinaison de ces derniers avec le zodiaque, représentant les branches terrestres, suit un cycle de 60 ans, primordial dans la culture chinoise. On lit aussi dans une ouverture à 6 h, les phases de lune, élément-clé de ce calendrier luni-solaire qui, par sa différence avec le Grégorien, entraîne une variabilité de la date du Nouvel An chinois.

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