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Vacheron Constantin

Vacheron Constantin : Des pièces uniques à la demande

La réalisation de pièces uniques à la demande d'un client possède une longue tradition chez Vacheron Constantin. Aujourd'hui, ces montres prennent naissance dans l'Atelier Cabinotiers, fondé en 2007.

 

Dominique Bernaz dirige l'Atelier Cabinotiers, le département dans lequel prennent naissance les pièces uniques confectionnées en fonction de désirs personnels. Ce spécialiste, qui accompagne chaque projet du premier au dernier jour, est soumis à un strict devoir de réserve. En effet, les personnes qui font exécuter une montre entièrement selon leurs désirs accordent généralement une importance capitale à la discrétion. Pour la plupart, ces garde-temps ne seront jamais exposés sous le feu des projecteurs, mais demeureront une source de plaisir inépuisable pour leur propriétaire et, peut-être, certains de ses amis ou de ses proches qu'il conviera à partager sa joie silencieuse. Ce contexte particulier explique que seules deux des montres qui ont quitté l'Atelier Cabinotiers depuis juillet 2007 bénéficient d'une notoriété publique.

 

La première porte le nom de « Philosophia ». Cette désignation, choisie par le commanditaire, se réfère probablement à la constatation qu'au moment de s'adonner à des réflexions philosophiques, il n'est nullement nécessaire de pouvoir lire l'heure à la minute près. Sur ce garde-temps hors du commun, seule l'aiguille des heures décrit ses évolutions au-dessus du cadran. Comme elle se déplace sur une échelle de 24 heures, les intervalles entre les subdivisions sont tellement tenus qu'il est impossible de déterminer s'il est 18 h 07 ou 18 h 15 par exemple. La complexité du mouvement contraste cependant avec ce minimalisme apparent. Il n'est pas uniquement doté d'un tourbillon, d'une indication de la phase de la Lune à la remarquable précision, mais aussi d'une répétition minutes. Ainsi, s'il prend l'envie au propriétaire de connaître l'heure exacte, il lui suffit d'activer le verrou situé sur le flanc gauche du boîtier afin que les marteaux de la répétition frappent les timbres et délivrent une indication sonore sur le nombre d'heures, de quarts et de minutes qui se sont écoulés. Le disque de la Lune, dont la surface reproduit fidèlement l'aspect de notre satellite, répond aussi aux souhaits du propriétaire, l'instar des gravures sur le fond du boîtier ou l'inscription « N° Un/Un » rappelle opportunément qu'il s'agit d'une pièce unique.

 

L'identité du mandant de la Philosophia demeure à l'évidence un secret bien gardé, au point que Dominique Bernaz refuse même de dévoiler sa nationalité. Et les informations sont tout autant inexistantes sur le commanditaire de la seconde pièce unique connue de l'Atelier Cabinotiers, la montre « Vladimir », un nom également choisi par le client.

 

Au contraire du cadran réduit à l'essentiel de la Philosophia, la Vladimir comprend de nombreux affichages, qui s'étendent jusqu'au second cadran situé sur le fond du boîtier. Ce n'est pas un hasard si ce garde-temps possède un air de famille avec la Tour de l'Île, une montre à grande complication produite en 2005 dans une édition limitée de sept exemplaires, à l'occasion du 250e anniversaire de Vacheron Constantin. Développé à partir du calibre 2750 de la Tour de l'Île, le mouvement recelait déjà non moins de 16 complications, parmi lesquelles un tourbillon, une répétition minutes et un quantième perpétuel. Le client souhaitait cependant un garde-temps encore plus compliqué. Aussi Vacheron Constantin l'a-t-il équipé d'une 17e fonction, qui indique à 9 heures le numéro de la semaine actuelle selon un décompte commencé au début de l'année. L'une des caractéristiques particulières de la Vladimir est représentée par les flancs de boîtier qui s'ornent des symboles des douze signes du zodiaque chinois : une véritable prouesse pour le graveur qui a exécuté ce minutieux ouvrage sur le boîtier en or rose massif au cours d'une période de six mois. Au total, 20 artistes et artisans ont contribué à la réalisation de cette pièce maîtresse.

 

Vacheron Constantin possède une longue tradition dans le champ des créations individuelles et ce n'est guère étonnant pour une manufacture dont la fondation remonte à plus de 250 ans. A l'époque où Jean-Marie Vacheron ouvrit son atelier en 1755, la fabrication de montres en fonction de spécificités personnelles exprimées par des clients faisait partie des activités quotidiennes. Au XIXe siècle cependant, les horlogers commencèrent à produire des composants en série. Dans ce domaine, Vacheron Constantin joua un rôle de pionnier et cette étape ouvrit la voie à la production industrielle. Dès le début du XXe siècle, il était donc peu commun qu'une manufacture comme Vacheron Constantin réalise de précieuses pièces uniques pour des personnages aussi célèbres que le maharadjah de Patalia, le roi Fouad d'Egypte ou son fils Farouk. De telles raretés sont aujourd'hui ardemment convoitées par les collectionneurs. Une montre à complication fabriquée en 1918 pour l'homme d'affaires américain James Ward Packard a été vendue en 2011 à New York pour plus de 1,7 million de dollars par Christie's.

 

En 2007, Juan-Carlos Torres, directeur général de Vacheron Constantin, a résolu de fonder un département qui se consacrerait uniquement et exclusivement aux fabrications spéciales – l'Atelier Cabinotiers. Ce nom se réfère aux anciens artisans d'art genevois qui, dans les siècles passés, exerçaient leur métier dans de petites pièces appelées « cabinets ». Ils confectionnaient des montres ou des boîtiers, ils étaient guillocheurs, émailleurs, ciseleurs ou doreurs. Comme nombre de ces artisanats sont encore cultivés de nos jours par Vacheron Constantin, il était logique que l'Atelier Cabinotiers rende hommage par sa désignation à ces lointains prédécesseurs.

 

Comme directeur pour cet atelier, Juan-Carlos Torres a pu compter sur Dominique Bernaz. Un coup de chance car ce spécialiste, qui avait déjà travaillé auparavant pour Vacheron Constantin avant de rejoindre la maison de ventes aux enchères Antiquorum, ne connaît pas seulement parfaitement la marque, mais dispose aussi d'une longue expérience pour identifier les désirs particuliers des clients.

 

L'un des plus grands défis de Dominique Bernaz réside peut-être dans le fait que le client ne possède généralement qu'une vague idée de la montre de ses rêves. Sa mission consiste alors à lui exposer les différentes possibilités. Ensuite, il convient de préciser ce qui est possible techniquement, de déterminer le cadre temporel nécessaire à la réalisation de la commande et d'établir un devis approximatif. « II est souvent important de comprendre les raisons qui incitent une personne à formuler tel ou tel désir », déclare le directeur de l'Atelier Cabinotiers. « Lorsque je découvre sa motivation, il m'est plus facile de le conseiller dans une direction spécifique. » Pendant la durée du projet, Dominique Bernaz est régulièrement en contact avec le mandant par téléphone, SMS ou e-mail. En outre, il existe un site Internet auquel seuls le client et l'Atelier Cabinotiers ont accès. Pour des ouvrages qui s'étendent sur plusieurs années, le futur propriétaire de la montre reçoit une ou deux fois par année une documentation sous la forme de photos ou d'une vidéo. L'Atelier Cabinotiers compte une dizaine de collaborateurs permanents. « Toutefois, nous avons la chance chez Vacheron Constantin de pouvoir recourir pour un travail particulier à des artisans d'art ou à des horlogers qui exercent leur activité dans la Manufacture. »

 

Dans un tel contexte, le client peut légitimement s'attendre à de véritables prouesses. Dominique Bernaz s'étonne lui-même de constater à quel point ses horlogers et ses constructeurs se préoccupent du moindre détail. Dès qu'il s'agit, par exemple, de définir les heures de lever et de coucher du soleil pour un endroit déterminé, les techniciens ne se fient pas aux tabelles disponibles sur Internet. Si le mandant vit dans une vallée et que le soleil disparaît derrière les montagnes une trentaine de minutes avant son coucher théorique sur l'horizon, cette heure est prise comme point de référence pour les calculs.

 

A l'évidence, toutes les demandes adressées à l'Atelier Cabinotiers n'ont pas pour objectif de modifier un complexe mouvement horloger ou de développer un calibre totalement inédit. Au titre de finition personnalisée, Vacheron Constantin propose aussi de munir un modèle de la collection actuelle d'un cadran exclusif ou d'une gravure individuelle. L'Atelier Cabinotiers exécute ces commandes dans un délai de huit à douze mois alors que le prix de la montre sera finalement environ 20 % plus élevé que celui du modèle de série. Une durée légèrement plus longue est requise pour un cadran émaillé, car il nécessite un boîtier plus épais et des axes renforcés pour les aiguilles. Une patience plus grande est de mise lorsqu'un mouvement doit être inséré dans un nouveau boîtier. De douze à seize mois sont requis en ce cas, aux dires de Dominique Bernaz. Il révèle cependant que les demandes les plus fréquentes concernent la réalisation d'une montre entièrement nouvelle, pour laquelle il convient de réaliser l'ensemble des composants sur mesure : le mouvement, le boîtier, le cadran et le bracelet. En règle générale, il est néanmoins possible de partir d'éléments existants.

 

Depuis 2007, l'Atelier Cabinotiers travaille sur un mandat particulièrement complexe, une montre dotée d'une profusion de complications, dont certaines n'ont jamais vu le jour auparavant sur une montre-bracelet. La genèse de ce garde-temps est minutieusement documentée pour le client comme pour les archives de la Manufacture. Si tout se déroule selon les prévisions, le projet devrait aboutir en 2014. Naturellement, la promesse de Vacheron Constantin selon laquelle toute montre pourra être réparée après plusieurs décennies est aussi valable pour les pièces uniques. A cet effet, pendant leur fabrication, les spécialistes ne confectionnent pas uniquement les composants indispensables au fonctionnement du garde-temps, mais également des pièces de rechange pour le cas où une réparation s'avérerait nécessaire un jour ou l'autre, même lointain.

 

II existe assurément des mandats que Vacheron Constantin refuserait d'honorer, à l'exemple d'une montre qui ne s'adapterait pas au style et à la tradition de la maison. Ainsi, la Manufacture ne dessinerait pas de petits motifs érotiques sur le cadran d'une montre. « Toutefois, selon Dominique Bernaz, de telles requêtes ne sont pas habituelles, car les clients disposent généralement de bonnes connaissances sur notre marque et sa politique ». Dans la pratique, environ deux tiers des demandes conduisent à un projet concret. Pour le client, le rêve devient ainsi réalité. Mais, pour Dominique Bernaz, quel serait le garde-temps de ses rêves ? « Ma montre idéale serait un quantième perpétuel, dont le cadran n'afficherait que les heures et les minutes. L'indication de la date interviendrait de manière acoustique – à l'aide d'une répétition. Afin de faciliter le réglage du mécanisme, le verso comporterait un affichage complémentaire de la date, du mois et de l'année bissextile ». Ce songe verra-t-il une fois le jour ? Nul ne le sait, cependant il ne fait aucun doute qu'il serait techniquement à la portée des horlogers de Vacheron Constantin.



Vacheron Constantin: Chrystian Lefrancois, le yoga du geste


Vous écrirez Chrystian avec un y, une coquetterie de sa mère. Une mère qui dès le début de l'histoire dirige son fils vers l'horlogerie. " J’étais habile de mes mains, alors maman a suggéré l'Ecole Nationale d'horlogerie à Cluses. Casquette et boutons dorés pour tous les élèves", se souvient l’oeil brillant Chrystian Lefrancois. Vêtu aujourd'hui d'une blouse blanche, ce maître horloger chez Vacheron Constantin possède désormais plusieurs casquettes à son actif : maître horloger en grandes complications, artisan hors pair, formateur et, à l'occasion, porte-parole de la maison genevoise. Dès qu'il s'agit de mettre quelqu'un de l’atelier en avant, la direction a trouvé son homme, lequel a le verbe facile et le métier vrillé au corps. Mais Chrystian Lefrancois a su poser des limites.

"Je reçois les gens de l'extérieur, je les guide pour une visite des ateliers, mais pas plus d'un certain nombre par mois", commente-t-il "sinon comment voulez-vous que je me concentre sur les montres?". On sent la situation d'exception et, derrière les mots, l'histoire d'une longue relation entre l'horloger et la maison au nom prestigieux. Un peu comme une relation de couple, avec ses hauts, ses bas et ses embellies.

Quand il a débarqué chez Vacheron de sa Savoie natale, Chrystian possédait en tout et pour tout un carton à chaussures contenant quatre tournevis et quelques brucelles. Encore une idée de sa mère qui trouvait qu'après l'école, c'est à Genève forcément qu'il fallait pratiquer, et puis Vacheron Constantin, n'est-ce pas, c'était quelque chose. Le jeune homme est tout de suite pris. "C'était mon premier entretien; pour ne pas arriver en retard, j'étais venu la veille dormir chez des amis de Genève. Comme je m'ennuyais, j’ai affuté mes outils. Grand bien m'en a pris, le chef d'atelier a examiné attentivement ma boîte et c'est sur sa bonne tenue qu'il m'a engagé. D'ailleurs, quand les jeunes arrivent, je demande toujours à voir leurs outils, pour me faire une idée". En vrai chef d'atelier, Chrystian Lefrancois connaît la nécessité de la transmission. "Avant, l'horloger cachait son travail, faut dire qu'on était payé à la pièce et que chaque truc, chaque geste était un secret qu'il fallait conserver, pour ne pas perdre de temps, pour ne pas perdre la cadence. Je me souviens d'un ancien qui montait les pièces à une de ces vitesses... II s'était laissé pousser un ongle, un seul, très long avec lequel il sélectionnait les délicats mécanismes sans avoir à se servir de pinces. Ce jour là, j'ai arrêté de me ronger les ongles".

A présent, les horlogers sont payés au mois et personne ne se risquerait à demander à Chrystian quand il aura terminé sa prochaine merveille, une 1755, l'année de la création de l'entreprise. Une pièce rare, tourbillon minute, répétition minute quantième perpétuel, sur laquelle il passera entre 250 et 300 heures. Avec pas moins de 465 éléments à assembler sur une plaque de 9 cm2. Une pièce d'une telle valeur que chaque geste compte pour ne pas faire de dégâts. Une œuvre d'art qui, une fois achevée, passera dans d'autres mains. Pas de signature secrète "Ce n'est pas la politique de la maison, même si une fois la tentation s'est présentée " raconte l’artisan, juste une trace dans les annales.

Bruit de la lime, manipulation des spiraux, transe du mouvement maintes fois répété : quand Chrystian Lefrancois évoque ce moment, ce rendez-vous entre la montre et lui, c'est celui d'un instant suspendu. D'une méditation. Entre l’artisan et sa réalisation, nulle pensée extérieure, juste une affaire de souffle et de geste juste. Un yoga du corps et de l'esprit. Mais plutôt que d'une ascèse parlons d'un chemin. La vie, comme l'horlogerie, ne ressemble pas toujours à un long fleuve tranquille. Et le chemin s'en ressent. Comme beaucoup, Chrystian Lefrancois a connu la crise horlogère. Pour lui cela a signifié le départ de Genève et le service après-vente chez un détaillant à Bayeux, petite ville du Calvados. De ces années, ni amertume, ni rancœur. "Quand faut y aller, faut y aller" commente l'homme sobrement. Il a simplement interdit à ses enfants de faire le métier.

Puis l'histoire a connu quelques rebondissements et l'industrie horlogère son retour en grâce. Le destin, lui-même, a fait son mea-culpa et offert une surprise en dédommagement. A 36 ans, Marc, le troisième fils de Chrystian, a débuté il y a quelques mois une seconde carrière dans l'horlogerie.

"Avec un stage chez un des grands, Philip Prutner, à Paris " commente le futur pair en connaisseur. Une fierté pour Chrystian Lefrancois qui sait déjà à qui léguer ses 250 kilos de précieux outillages. Sa première 1755, le maître horloger l'a reçue en kit dans une magnifique boîte de plastique bleue, en droite ligne de la Vallée. Chaque geste technique a nécessité la création d'un outil. Pas moins de deux jours pour fabriquer le porte-pièces...

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