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Patek Philippe

Patek Philippe : Cinq ans de changements

Les cinq années qui viennent de s'écouler ont été chargées pour la marque genevoise Patek Philippe. Elle y a entamé une série de changements profonds qui ont atteint leur terme en cette année. Ils ont touché tous les aspects de son activité, à l'exception notable de son esprit. En effet, la marque garde un cap inflexible sur la qualité de conception et de fabrication. Mais en termes de produits, une page se tourne subtilement. Le moment est donc opportun de revenir sur ce qui a été entrepris. D'autant plus que ces évolutions se sont déroulées sur une trame de fond essentielle pour la vie d'une entreprise, celle d'une passation de pouvoir.
Pour une société familiale, où la personnalité du dirigeant a une grande importance, la transmission des rênes de la maison de Philippe Stern à Thierry Stern, son fils, est une étape marquante. Cette figure tutélaire s'est mise en retrait au profit d'un homme qui était encore peu connu du public en 2007. Patek Philippe a donc lancé sa stratégie d'extension et de redéfinition de ses mouvements. L'initiative touche à sa vitalité même, tant la marque est réputée pour la qualité de ses mécaniques. Ce travail en profondeur a porté sur 3 sujets : les chronographes, les grandes complications et l'innovation des matériaux.
Indépendance
En 2007, Patek Philippe ne produit pas de mouvement chronographe. Pour ses versions automatiques, la maison fait appel à des ébauches de Frédéric Piguet. Pour les versions à remontage manuel, son CH 27-70 se base sur le calibre historique de la manufacture Lemania. Ses liens avec ces deux fournisseurs sont anciens et bien établis. Les produits sont fournis sous forme d'ébauches. Patek Philippe les modifie et les termine pour les élever à ses standards. Cela passe par un travail de décoration extrêmement abouti, mais aussi par l'ajout de complications sous forme de modules pensés et fabriqués en interne. Il s'agit typiquement de quantièmes perpétuels et de la spécialité maison : le calendrier annuel. Patek Philippe dispose certes de modules de chronographe, qu'elle installe dans ses montres compliquées. Mais pour une maison d'une telle renommée, ne pas disposer d'un mouvement phare qui reflète tout son art est une situation qui doit avoir une fin.
Temps courts
La première étape de cette conquête de l'espace d'expression chronographe porte la référence CH 28-520, II s'agit d'un grand calibre de 30 mm, automatique avec un rotor en or, relativement fin avec ses 6,6 mm d'épaisseur. II se caractérise par une lecture concentrique des heures et minutes écoulées, regroupées dans un compteur à 6h. Dès le départ, il se voit adjoindre un quantième annuel. Les indications calendaires occupent le haut du cadran, celles du chronographe, le bas. Son embrayage à disques isole la partie chronographe du reste et son déclenchement n'entame pas la puissance du calibre. II fait ses débuts dans l'enceinte du modèle 5960 au boîtier en or rose de 40 mm.
Le deuxième étage de cette nouvelle pyramide de calibres est constitué d'une pièce maîtresse, un calibre de chronographe à remontage manuel, le CH 29-535 PS. Chez Patek Philippe, ce type de mouvement a toujours été à part. Considéré comme un aristocrate parmi les chronographes, il concentre un plus important effort de décoration et de prestige. II répond à des canons classiques, ceux de la montre habillée des années 40 et 50. II rappelle un âge d'or, registre de référence de la marque. Mais à la surprise générale, ce calibre sort en premier dans une montre pour dames, la Ladies First Chronograph, réf. 7071. La marque prend ainsi une longueur d'avance sur un créneau aujourd'hui bien en vogue, celui de la belle complication pour dames. II faudra attendre l'année suivante pour que ce mouvement prenne place dans un boîtier pour hommes, la réf. 5170.
Ce calibre incarne la direction que Patek cherche nettement à prendre. II retravaille les classiques de la complication en y ajoutant ses touches, ses améliorations. En plus des minutes de chronographe sautantes, un seul barillet offre 65 heures de marche, conséquence de l'emploi d'un nouveau profil de dents, d'une évolution du jeu de pénétration des engrenages. Son toucher est doux et son fonctionnement plus précis, entre autres, car les interactions et fixations des composants de chronographe ont été repensées. Le calibre a ainsi fait l'objet de 6 demandes de brevet, alors que ses finitions et ses structures sont d'une facture classique.
Vaisseaux amiraux
En 2011, Patek Philippe rappelle qu'elle possède le calibre de chronographe à rattrapante le plus plat du monde en la personne du CHR 27-525 PS. Ce calibre très exclusif avait été le premier chronographe conçu et fabriqué au sein de la maison. Logé dans une rarissime boîte en acier, la référence 5950 déchaîne la ferveur des collectionneurs. La rattrapante est le must du chronographe et la marque va s'y repencher très sérieusement en 2012. Elle greffe cette fonction à son chronographe manuel. L'année précédente, elle avait été accouplée à cette autre complication fondamentale, le quantième perpétuel. C'est ainsi que se clôt un cycle complet de chronographes, graduellement compliqués. Cette évolution est à la croisée d'un autre chemin que l'horloger genevois sillonne depuis 2007, celui d'une vague de montres à grandes complications. Quand on occupe le haut du panier du secteur, ces modèles sont fondamentaux. Cumuler et faire interagir plusieurs complications est une démonstration d'une qualité au plus haut degré.
Les gammes Patek Philippe ont toujours compté de nombreuses références abouties et complexes. On peut citer parmi elles la Moon Tourbillon, les références 5213 ou 5104. Entre 2007 et 2012, la marque a lancé 4 nouveaux modèles. Un peu comme elle avait décidé d'écrire les dernières scènes avant un changement d'acte. Elle a innové dans son registre de prédilection, celui d'une horlogerie exigeante mais pas rupturiste, intransigeante sur certains traits. En particulier, Patek continue à produire des montres à répétition minutes qui ne sont pas étanches, pour mieux sonner. Tout juste si elles sont résistantes aux intrusions de poussière et d'humidité.
Nouveaux sommets
En 2008, la référence 5207 ouvre le bal. Ce tourbillon, répétition minute et quantième perpétuel, répond à la définition la plus classique dune grande complication, avec 528 composants dans une boîte platine de 41 mm. Patek y fait évoluer le quantième perpétuel. En 2009, l'accent est mis sur le calibre chronographe 29-525 PS, qui crée l'événement. Puis en 2010 arrive la chronographe à rattrapante avec quantième perpétuel extra-plat dans une boîte coussin. 2011 sera l'année de la Triple Complication 5208, un quantième perpétuel avec chronographe monopoussoir muni d'un régulateur à tourbillon. Fait exceptionnel, elle est à remontage automatique selon la variante chère à Patek par micro-rotor. Elle est constituée de plus de 700 composants.
Enfin, en 2012, la référence 5204 propose un chronographe à rattrapante et un quantième perpétuel. Sur toutes ces versions, Patek a expérimenté des touches esthétiques. Des jeux de couleurs, des nouvelles teintes, des essais de typographies, en parallèle de ses innovations mécaniques. Toutes ont affirmé un fait dont il n'est plus permis de douter : Patek Philippe n'a pas vocation à produire des montres de grand diamètre. Dépasser le 42 mm ne convient pas à son esprit, même pendant les années de surenchère.
Recherche
Malgré son attachement à plusieurs époques, années 40 et 50 pour la montre classique, 30 pour les Gondolo, et 70 pour les Ellipse d'Or et Nautilus, Patek Philippe est une entreprise horlogère de son temps. Elle se devait donc d'explorer des pistes d'innovation matériaux et en particulier celle qui concentre le plus d'espoirs : le silicium. II ne s'agit pas de prouver que l'on est ancré dans son époque. Sa poursuite est celle, pragmatique, de solutions chronométriques meilleures.
Cette quête démarre des 2005. A l'époque, le silicium est encore un fantasme, mais Patek Philippe est déjà positionné sur le sujet grâce à un nouveau département baptisé Advanced Research. Il travaille en collaboration avec un consortium de marques pour faire aboutir la fabrication de composants d'échappement en silicium. Cela suppose la maturation d'une technologie de découpe ionique (DRIE) qui permet des précisions de fabrication hors du commun. Cette année-la, un prototype de montre à quantième annuel est présenté, qui embarque une roue d'échappement en Silinvar. Puis en 2006 est présenté le nouveau spiral Spiromax. 2008 verra naître la troisième et finale composante du système d'échappement en silicium Pulsomax, avec l'adjonction d'une ancre au profil nouveau. Apres avoir été introduites dans des séries limitées, ces innovations sont appliquées à des modèles de série, simples ou compliqués, en remplacement d'organes réglants classiques.
Futur
L'ensemble de ces lancements a eu lieu au moment où l'entreprise prenait ses distances avec l'institution qui a certifié la bienfacture de ses produits pendant plus de 100 ans, le Poinçon de Genève. En 2009, elle a lancé son propre label de qualité, le poinçon Patek Philippe. Contrairement à son prédécesseur, il porte non plus sur le seul mouvement mais sur la montre dans son ensemble. II y ajoute encore d'étroits critères de précision de marche. Ainsi, la marque cesse de travailler sur des bases comparables à ses concurrents, elle s'extrait de la compétition.
La fin de cette époque n'est pas marquée par un événement phare. Elle n'est matérialisée par aucun produit en particulier, ni par un paroxysme quelconque. II s'agit d'une page tournée. Thierry Stern l'a annoncé en passant, comme s'il s'agissait dune information comme une autre : Patek Philippe va rechercher de nouvelles pistes de développement produit. Cela passera-t-il par un changement de charte esthétique ? S'agira-t-il de la systématisation du silicium ? De l'irruption d'un nouveau point focal en termes de complications ? D'un travail différent sur les boîtes ? Du lancement de nouvelles familles ? La maison n'étant pas d'un naturel expansif, il va falloir attendre le salon de Bâle 2013 pour obtenir les premières réponses.

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