Fred or rose 18k - Horloger-paris.com

Depuis + de 25 ans

Du lundi au jeudi : 10h / 19h
Le vendredi : 10h / 18h

6 Avenue Franklin Roosevelt - Paris
www.horloger-paris.com

panier
 

Panier  

Aucun produit

Expédition 0,00 €
Total 0,00 €

Commander

Fred

Montres Fred

Horlogerie : Un nouveau regard sur le remontage automatique. Inventée au XVIIIe siècle, la montre à remontage automatique va susciter, dès les années 1930, un véritable intérêt avec la généralisation des montres-bracelets. Ce mécanisme, grâce auquel la montre se remonte par les mouvements de celui qui la porte, va être régulièrement l'objet de recherches. Aujourd'hui encore, nombre de marques proposent des calibres à remontage automatique, des pièces innovantes qui deviennent l'objet d'un nouveau thème de collection.

Aujourd'hui, mettre au point un calibre à remontage manuel représente une prise de risques trop élevée dans un marché où près de 95% des montres mécaniques sont dotées de moyens pour les faire se réarmer comme par enchantement. Toutefois, et tous le reconnaissent, face à une concurrence de plus en plus présente et aiguisée, il semble incongru de vouloir produire à grands frais un cœur de haute volée dont les caractéristiques n'auraient rien d'original. Résultat, dans un monde où l'image l'emporte parfois trop souvent sur l'efficacité, et où beaucoup de choses ont déjà été inventées, il a fallu, aux petits génies actuels de la conception horlogère, trouver les moyens de donner une dynamique à ces nouveaux cœurs. Pour y parvenir, nombre d'entre eux sont allés piocher dans le passé des marques le ferment de leurs créations de nouvelle génération.

Flash-back sur un mode de remontage finalement ancien

Contrairement à une idée largement répandue, les garde-temps équipés de mécanismes leur permettant de se remonter en profitant des mouvements de leurs porteurs sont apparus bien après la généralisation des montres-bracelets. Les premières tentatives ont été menées dans le courant du XVIIIe siècle. On dit que le Français, Pierre Joseph de Rivaz (1711¬1772), aurait été le premier horloger à produire une montre de poche à remontage automatique. Un fait est certain, la seconde moitié du XVIIIe siècle a vu apparaître un nombre de produits permettant de réarmer le ressort de barillet d'une montre de poche. Le Liégeois, Hubert Sarton, fut l'un des artisans célèbres à travailler sur un mécanisme faisant appel à une masse oscillante sur 360° dont le point de centre se trouvait au centre du calibre à roue de rencontre. Le Suisse, Abraham-Louis Perrelet, y travailla aussi. Même le célèbre Abraham-Louis Breguet se pencha sur l'automatisme, mais avec une approche différente qui fut réemployée plus tard par d'autres horlogers de grandes maisons, comme Leroy. Quoi qu'il en soit, l’idée d'une masse oscillant sur 360°, pour inutile qu'elle soit dans une montre de poche censée n'effectuer que des mouvements pendulaires, était excellente. Cette construction a sans doute influencé Hans Wilsdorf, fondateur de Rolex, lorsqu'il s'est agi pour lui de mettre au point, en 1931, un mode de remontage limitant l'usage de la couronne de remontoir, réduisant ainsi l'usure des joints d'étanchéité.

360° sur une controverse

Depuis plusieurs années, une importante controverse s'est installée autour de l'invention de la montre automatique, et plus particulièrement celle dont le mode de construction se rapproche de celui des mouvements automatiques contemporains. On a longtemps cru qu'il s'agissait du Suisse Abraham-Louis Perrelet, à qui différents historiens célèbres dans le milieu attribuent un calibre pourtant non signé (Musée Patek Philippe), dont les mouvements d'un rotor tournant sur 360° permettent d'armer le ressort de barillet de la montre. Seulement, depuis la découverte récente d'un dessin attribué à Hubert Sarton, célèbre horloger liégeois du XVIIIe siècle, cette thèse, pour beaucoup considérée encore comme officielle, est très fortement remise en cause. Le faisceau de preuves apportées par Joseph Flores, éminent spécialiste de la question avec André Thiry, a permis de mettre en balance une note manuscrite à la mine de plomb, datant de 1777, dans laquelle le physicien et naturaliste Horace-Bénédict de Saussure indiquait avoir rencontré "Monsieur Perlet, l'inventeur des montres qui se remontent par le mouvement de celui qui les porte". En effet, dans cette note, rien n'indique que la pièce posséderait un rotor effectuant une rotation complète et de même rien ne garantit que le "Perlet" en question soit celui dont se revendique la marque contemporaine Perrelet. En tout état de cause, différentes découvertes récentes sembleraient donner l'avantage au Liégeois qui a déposé, le 23 décembre 1778, un brevet concernant un produit horloger pouvant se remonter grâce à un rotor capable d'effectuer une rotation sur 360°, mais qui, dans les faits, ne devait pas osciller plus que ne l’aurait fait un pendule (arc de 60°).

Pour approfondir le sujet et se forger une opinion personnelle :"Perpétuelles à roue de rencontre" (ou montres automatiques, une nouvelle page d'histoire), un livre de Joseph Florès paru aux Editions AFAHA.

Hubert Sarton (3/11/1748-18/10/1828). Horloger liégeois, il demeure, en l'état actuel des recherches, le premier a avoir déposé officiellement une demande à l'Académie française des sciences pour l'invention du remontage d'une montre de poche par un rotor tournant sur 360°.

Fin du XVIIIe siècle, les horlogers cherchaient les moyens pour automatiser certaines fonctions. Ainsi, pour supprimer la contrainte des fréquents remontages, ils ont conçu des mécanismes libérant les porteurs de cette tâche.

De Breguet à Rolex

Si toutes les inventions proposées par ces mécaniciens du XVIIIe siècle permettaient de remonter la montre sans clé, l'histoire voulut, et c'est une incongruité, que les horlogers d'alors ne soient pas parvenus à se passer de ce petit outil, que tous perdaient continuellement. Faute d'être génial, le système devait tomber dans les oubliettes et ne réapparaître que ponctuellement, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, pour donner une valeur ajoutée à certaines montres de poche, comme celles proposées par Leroy en 1925, dotées d'un réglage des aiguilles et du quantième par clé. Si ce mode de remontage automatique devait s'avérer marginal pour les montres de poche, il allait démontrer sa praticité avec la généralisation, dans les années 1930-40 des montres-bracelets (en 1935, 50% des montres vendues étaient des garde-temps de bracelet). Par ailleurs, il est couramment admis que les différents modules de remontage automatique mis au point par les horlogers se sont généralisés du fait que ces derniers cherchaient également à rendre étanches les boîtiers des montres. Et pour y parvenir, ils avaient pris le parti de limiter l'usage de la couronne de remontoir, la pièce par laquelle l'humidité et les impuretés rentrent le plus facilement dans un instrument porte au poignet. L'horloger anglais John Harwood (1893-1965) avait œuvré dans cette voie et, en 1923, déposé un brevet pour une montre-bracelet automatique (lancée en 1926). Dotée à la fois d'un mode de remontage automatique assez original par rotor (tournant sur 240° d'angle) et d'un incroyable boîtier exempt de couronne, ses fonctions initiales de mise à l'heure et de réarmement s'effectuaient par la lunette tournante. Ces montres rares, réalisées en leur temps par Selza Fortis et Blancpain, ou encore les modèles proposés par Leroy en 1922 avec une masse oscillante inspirée de celles employées dans les montres de poche, devaient aboutir en 1931, à la création par Hans Wilsdorf, fondateur de Rolex, d'un mode de remontage simple et performant, employant un rotor tournant sur lui-même à partir d'un point situé au centre d'un calibre de forme ronde. Breveté, ce mode de construction imposait aux marques concurrentes, intéressées par le remontage automatique, d'investiguer dans d'autres voies. Les années 1930 et les années 1950 allaient voir fleurir un nombre de produits, aujourd'hui très recherchés par les collectionneurs, dont les mécanismes souvent complexes avaient pour mission de remonter les ressorts de barillet.

Contourner un brevet

Dans les années 30, pas question pour les marques concurrentes de copier le mode de remontage mis au point par Rolex, dont la conception était extrêmement bien protégée. Faute de trouver une parade, les quelques marques intéressées par ce type de fonctionnement ont tenté leur chance en proposant des constructions souvent aussi compliquées qu'inopérantes. Ainsi, la marque Rolls choisit de faire se translater un mouvement mécanique dans sa boîte et de transmettre l'énergie cinétique au ressort, via un jeu de cames et cliquets. La marque Wig-Wag eut une démarche similaire. Seulement, dans ces constructions dont le caractère artisanal est patent, il fallait accepter de voir le cadran sautiller dans le boîtier à chaque mouvement. Inconfortable, ce mode de lecture entraîna la disparition de cette drôle d'expérience. Mais nombreuses sont les marques à avoir testé d'autres constructions non moins folles. Autorist, avec son brevet datant lui aussi des années 30, a essayé de faire se réarmer le ressort de barillet en exploitant les contractions du poignet par le truchement du bracelet qui devait les retransmettre au mouvement grâce à un jeu de biellettes. Tout aussi audacieuse, la marque Wyler a produit un système automatique sensiblement équivalent, tandis que la maison Pierce lançait, dans les années 40, une montre automatique dotée d'une masse oscillante tangentielle guidée par deux rails et dont le déplacement permettait le remontage du calibre. Ce système, qui connaît un nouvel essor, devrait répondre aux attentes des manufacturiers pour produire des pièces de forme dont le remontage serait également assisté par les mouvements du porteur.

Répondre à la demande

Dès les années 50, une fois le brevet de Rolex sur le remontage par masse oscillante tournant sur 360° tombé dans le domaine public, la plupart des maisons se sont lancées dans la production de calibres modernes, dans l'esprit de ceux que la marque à la couronne employait depuis 1931. Cependant, des ingénieurs se sont sentis investis d'une mission : créer des calibres fins et automatiques. Incompatibles dans l'absolu avec la masse coiffant le mouvement, les hommes de l’art ont contourné le problème en intégrant le rotor dans le calibre, créant ainsi les montres automatiques à micro-rotor. L'idée était lancée, et c'est la maison suisse Büren, en 1954, qui ouvrit le bal et présenta le premier cœur intégrant dans ses ponts une masse oscillante capable de remonter le barillet. Révolutionnaire, le produit était mécaniquement gratifiant mais il avait le défaut majeur de se remonter péniblement. Qu'importe, l’idée était dans l'air et d'autres marques se sont emparées de ce mode de remontage.

Piaget, dont l’extra-plat était déjà sa signature, allait enrichir, avec son calibre 12P lancé en 1960, la toute nouvelle voie en matière de mécanismes à remontage automatique. Une voie reprise par la marque l'année dernière avec l'Altiplano 1200P dont les entrailles s'inspirent largement du modèle qui fêtait ses 50 ans. Conscients du potentiel économique, quelques industriels ont lancé des recherches en vue de développer des mouvements sensiblement équivalents. Ce que fit Universal Genève en lançant en 1966 le calibre UG66 à micro-rotor. Celui-là même dont s'est inspirée la marque, aujourd'hui en sommeil, pour son beau mouvement baptisé UG101.

Une histoire cyclique

De toute évidence, l'intérêt des horlogers pour les mécanismes originaux de remontage automatique, ou sortant de la norme, n'est pas nouveau. Déjà, à l'aube des années 80, la manufacture Patek Philippe concevait le calibre 240.

Un cœur à la fois plat, efficace et assez haut de gamme qui allait marquer de son empreinte un certain nombre de modèles concurrents. En effet, ce mouvement, très différent des instruments proposés, a donné lieu à différentes extrapolations dont celle que l'on retrouve cette année au cœur de la 5208P (répétition minutes, quantième perpétuel et chronographe) et dont le calibre automatique se pare d'une micro-masse en or 22 carats et d'un échappement innovant en silicium. Sans doute a-t-il été pris comme exemple lorsqu'il s'est agi pour Chopard L.U.C de lancer son premier calibre de manufacture. En 1996, cette entreprise faisait la démarche de lancer comme premier calibre, un mouvement automatique par micro-rotor : L.U.C 1.96. Retravaillé au fil des ans, ce moteur a évolué avec la L.U.C XP Tonneau. Dans cette configuration et avec sa platine de forme, ce cœur certifié chronomètre par le COSC (Contrôle officiel suisse des chronomètres) emporte un double barillet superposé Twin Barrels et garantit 65 heures de réserve de marche. De fait, le cœur à micro-rotor a permis à de nombreuses maisons de rester dans l'actualité. Il revient en force, porté par le succès des nouveautés proposant des solutions techniques alternatives au mode de remontage classique. C'est la raison pour laquelle la manufacture Roger Dubuis utilise des calibres dotés de micro-rotor, cette spécificité étant perçue comme une marque de fabrique. Georges Kern, le CEO, en a tenu compte avec la nouvelle collection Monégasque qui emporte un calibre de chronographe dont le  remontage est assuré par une micro-masse intégrée, comme le calibre 11, lancé en 1969 par le pool de travail des marques Heuer, Breitling, Büren et Léonidas.

Deux sinon rien

Pour la petite histoire, la manufacture Roger Dubuis, désormais intégrée au groupe Richemont qui détient 60% du capital, n’est pas la seule entreprise à proposer des calibres dont les barillets sont réarmés par deux micro-masses oscillantes. En effet, l'horloger Paul Gerber, présent au Baselworld 2011 avec les membres de l'Association des horlogers et créateurs indépendants, est lui aussi l'auteur de créations originales sur ce thème du double micro-rotor. Expert en la matière, il a d'ailleurs réalisé pour Perrelet une pièce éditée en série limitée, dotée de deux minuscules masses oscillantes. Graphiques et inédits, ces modes de construction sont des exercices de style assez rares encore, mais que l'on imagine bien se généraliser à l'instar de la maison Hysek qui propose, dans sa toute nouvelle collection, quelques références comme le chronographe de manufacture Verdict, édité à 30 exemplaires, qui fait appel à deux micro-masses montées en série (côté fond et côté face).

Passion de nouvelle génération

Aujourd'hui l'histoire se répète car le métier a de nouveau besoin de se ressourcer. Les amateurs, de plus en plus nombreux, aspirent à plus de diversité mécanique. Quant aux marques, conscientes de devoir perpétuellement se renouveler, elles sont prêtes à tout pour attirer l'attention. Originale et assez esthétique, cette construction, toujours visible par le fond transparent de l'instrument, se révèle un excellent moyen de créer l’événement sans réellement apporter quelque chose de nouveau. C'est si vrai que la plupart des mouvements de nouvelle génération proposés avec un mode de remontage par micro-masse, s'ils sont sans doute plus fiables que les modèles du passé, ne cherchent plus comme hier à battre des records de finesse. L'objectif est de se démarquer des productions plus standardisées faisant appel à des masses oscillantes de grande taille, tournant sur 360° et recouvrant le calibre. En revanche, tout le monde s'accorde à le dire, le produit fonctionne plutôt bien, au moins d'un point de vue graphique. Ainsi Piaget, dont la construction par micro-rotor fait partie de l’ADN de la marque, confirmait au dernier SIHH son attachement à ce mode de fonctionnement avec le lancement de l'Altiplano Tourbillon Automatique Extra-plat. Cartier lui emboîtait le pas en présentant la Rotonde Astrorégulateur, une pièce d'horlogerie technique qui, pour la première fois de l'histoire horlogère, a intégré l'organe réglant dans la masse oscillante de type micro-rotor afin de le soustraire aux effets de la gravité dans les positions verticales. Mais le Salon international de la haute horlogerie, avec ses 19 marques présentes, recelait encore quelques trouvailles en matière de remontage automatique spécifique. Comme Parmigiani Fleurier qui présentait la Tonda 1950, équipée du calibre automatique par micro-masse PF 701 d'un diamètre de 30 mm et de 2,6 mm d'épaisseur. Intéressant, ce modèle doté d'une masse oscillante en platine finement travaillée, offre une autonomie de 42 heures, soit une réserve de marche largement suffisante pour un usage urbain. Si les amateurs, appréciant les caractéristiques du calibre Parmigiani, trouvent malgré tout cette version trop classique, ils pourront se pencher sur la RM 033 de Richard Mille qui présentait également durant le SIHH 2011 une version ronde munie, elle aussi, d'un calibre automatique mu par un calibre à mini-masse oscillante. De fait, sous la référence RMXP1, et derrière l'ajourage traité noir au dessin plus contemporain, se cache un calibre de la manufacture Vaucher, une maison auprès de laquelle Richard Mille a l'habitude d'employer les mouvements pour certaines de ses créations. Cette modernité, deux jeunes maisons ont su la transcender : celle de Lionel Ladoire, à grand renfort d'ajourages, et MCI (Manufacture contemporaine du temps) de Denis Giguet à travers la Sequential One, dont les visions horaires changeantes ont été la préfiguration d'un travail de fond réalisé sur la dernière Opus Eleven. Dans les deux cas, les horlogers exploitent à fond l'image contemporaine que peut avoir un cœur dont le remontage est entretenu par un micro-rotor car ces créations sont résolument futuristes.

Innover pour rester dans le mouvement perpétuel

Comme le prouve les créations du passe, il existe d'autres moyens mécaniques pour faire se remonter le mouvement d'une montre-bracelet. Parmi tous les concepts tombes en désuétude, certains sont susceptibles d'être remis au goût du jour, et surtout améliorés en matière de rendement énergétique, grâce à l'emploi de matériaux nouveaux ou de machines plus performantes. C'est ce qu'ont pense les ingénieurs de TAG Heuer quand ils ont mis au point la masse oscillante tangentielle de la Monaco V4 dont le déplacement sur des rails permet le remontage des quatre barillets. Il aurait pu n'y avoir qu'une référence de ce type, mais l'horlogerie déteste le vide. Aussi, Harry Winston a présenté en 2007 la montre Glissière, une petite merveille de transparence dont le remontage automatique était assuré par deux masses en platine glissant sur des rails tubulaires. L'idée était alors dans l'air et méritait d'être de nouveau mise en avant pour servir la cause des beaux mouvements. Corum a saisi sa chance et lance cette année la Golden Bridge Automatic dont la masse oscillante du calibre C0313 est formée d'une masse linéaire en platine. Ce cœur compte parmi les très rares exemples de mouvements, capables d'intégrer des problématiques d'inertie propre à ce type de construction. Ce développement est intéressant, mais impose dans bien des cas de remettre à plat toute la conception d'un mouvement. Pour cette raison, certaines maisons ont fait d'autres choix qui permettent à la fois de laisser libre à la vue le mouvement, et d'éviter ainsi les soucis de remontage liés aux poids trop légers des petites masses oscillantes. Finalement, et ce fut l'option retenue par Carl F. Bucherer pour son calibre de manufacture référencé CFB A1004, présenté il y a trois ans et aujourd'hui présent dans la Patravi Evo Tec Calendar, dont la masse est placée à la périphérie du calibre. Cette option a également été retenue par Audemars Piguet pour le mouvement 2897 du Tourbillon Chronographe Automatique Royal Oak. Un parti pris étonnant mais logique. En effet, pour garantir aux montres à complications un fonctionnement optimal, il est préférable de concevoir un rotor dont la partie active de la masse oscillante se situe le plus à l'extérieur du mouvement afin de faire bénéficier au mécanisme de remontage de la plus grande inertie possible. Une option que n'a pas retenue Girard-Perregaux pour le calibre automatique 9610 équipant la 1966 Tourbillon sous Pont d'Or. Editée à 50 exemplaires pour le 220e anniversaire de l'entreprise, elle emporte une masse oscillante en platine très discrète tournant autour du barillet dans la montre.

Déport de masses

Dans un monde horloger, toujours soucieux de se démarquer de la concurrence, les adeptes de fine mécanique auront noté la présence d'un certain nombre de calibres dotés de rotors décentrés, dont la serge est, le plus souvent, partiellement intégrée dans la structure des ponts. Ce mode de construction, à mi-chemin entre une masse oscillante classique et un micro-rotor, est régulièrement employé chez Breguet, Glashütte Original (cal. 90) ou encore A. Lange & Söhne (cal. 920). Cette configuration, que les horlogers allemands semblent apprécier tout particulièrement, a également été retenue par Huy Van Tran et Ludovic Perez, de la manufacture Pequignet, pour le Calibre Royal intégré dans les collections présentées lors du dernier Baselworld. Ces instruments, fruit du désir de parvenir à trouver un équilibre fonctionnel entre un rendement élevé de réarmement du barillet et une épaisseur réduite, seront l'occasion pour les amateurs soucieux d'exhaustivité quant aux différents types de fabrication dans le secteur du remontage automatique, d'enrichir leurs collections avec des instruments animés par des mouvements originaux, visuellement attrayants et mécaniquement aboutis. Et parce que le futur est toujours en marche, il semblait logique de terminer la présentation de ces calibres automatiques avec une pièce qui, de son mode de lecture en passant par sa construction, ne fait appel à rien de connu en style de conception : la Hautlence HL2.0. Cette référence innove en matière de lecture horaire par chaîne et affichage rétrograde, et refond, à sa façon, le tourbillon en lui offrant une nouvelle dimension spatiale. Elle resculpte le mode de remontage automatique pour l'intégrer parfaitement à sa construction et pour faire de ce composant de première utilité, un élément au puissant graphisme.

Une masse linéaire en quelques chiffres

Le calibre CO313 de Corum est une performance d'ingénierie sous ses dehors très sobres. La masse linéaire a été usinée en platine et pèse 4 grammes. Sa distance de translation est d'un centimètre. L'ensemble est freiné en bout de course par un système de joints toriques, dont le positionnement permet d'absorber une partie de l'énergie cinétique résiduelle et de limiter les vibrations que l'on ressent au poignet quand ce type de module de remontage est en mouvement. Cette masse linéaire flottante et aérienne, portant des patins de contact en cuivre béryllium pour limiter l'usure et assurer une auto-lubrification, est guidée par des rails réalisés en acier trempé recouvert d'un traitement téflon PTFE. Cette association offre un rendement optimal et permet la transmission de l'énergie de la masse au rouage d'armage du barillet, via une crémaillère engrenant avec un système inverseur monté sur roulement à billes en céramique... Qui disait encore que l'horlogerie se contentait d'exploiter de vieux systèmes éprouvés ?

Un produit prometteur

La jeune mais néanmoins ancienne maison Schwarz Etienne, fondée en 1902,  propose dans sa collection depuis l'an passé, une montre automatique dotée d'un calibre à micro- rotor du plus bel effet. Bien dessiné, et parfaitement réalisé par ses soins, il devrait séduire les amateurs en quête d'un produit à la fois classique et original.

Fred

Collections

S'inscrire à la newsletter

Contact

Les Champs D'Or‎ - 6 Avenue Franklin Roosevelt - 75008 Paris - France
Métro lignes 1 et 9

Tél. +33 1 40 76 02 02
Accueil téléphonique de 09h30 à 18h00, hors week end

Nous contacter par email