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MontBlanc

Montres MontBlanc

MontBlanc : fameuse pour ses stylos et autres accessoires, MontBlanc présente une large collection de montres. Découvrez les modèles MontBlanc Profile, MontBlanc Star ou encore MontBlanc Walker du fameux fabricant d'instruments d'écriture qui, logiquement, est devenu aussi un fabricant d'instruments à mesurer le temps. Montblanc - Ultra Personnel Et si le luxe suprême résidait dans la possession d'un objet, à nul autre pareil, que l'on aurait soi-même imaginé ? Au-delà des matériaux les plus nobles, des technologies les plus sophistiquées et des savoir-faire les plus aboutis, Montblanc a décidé de proposer à ses clients l'ultra-personnalisation. Quand il s’agit de définir le luxe, la plupart des grandes maisons spécialisées dans ce domaine utilisent des mots comme « qualité », « beauté », « tradition », « savoir-faire », « héritage », « rareté »... Si, de tout temps, les amateurs les plus exigeants ont convoité des pièces uniques, cette tendance revêt aujourd'hui une acuité toute particulière, à l'heure où la mondialisation élargit la clientèle aux dimensions de la planète entière. Tout est à vendre, partout, à tout le monde...Pour la frange la plus aisée des consommateurs, l’un des moyens de se démarquer réside dans l'achat de produits chers, de haute qualité et, surtout, peu répandus. D'où la vogue des séries limitées si fréquentées de nos jours dans le domaine de l'ie. Certains modèles sont fabriqués à quatre cents ou cinq cents exemplaires pour le monde entier, d'autres à quelques dizaines de pièces, les œuvres les plus exceptionnelles en quantités encore plus réduites. Selon le célèbre principe "ce qui est rare est cher", les prix dépendent évidemment du volume de la production...Le seul plaisir de posséder une pièce rare résiderait donc uniquement dans le montant du chèque que l'on aurait signé? Non, estime Lutz Bethge, CEO de Montblanc International, qui a lancé une politique de personnalisation très haut de gamme. Pour lui, ce n'est pas uniquement l'argent qui donne sa valeur à un objet, mais bien l'implication personnelle de l'acheteur dans le processus d'appropriation. Quant à la question de savoir si l'ultra personnalisation serait la meilleure expression actuelle du grand luxe, Lutz Bethge répond cette fois par l'affirmative, « mais à condition d'être partie prenante dans la fabrication de l'objet »... Personnaliser une montre, c'est quoi ? En règle générale, quand cette possibilité existe, la formule consiste, à partir d'un modèle existant, à lui ajouter une gravure (initiales, dessin, blason...), à choisir une couleur de cadran ou encore à réunir certaines complications. Autant de démarches qui permettent à l'amateur exigeant de posséder une pièce unique symbolisant sa différence. Montblanc a choisi d'explorer à sa façon ce monde de la personnalisation et d'en repousser les limites. Sa proposition pourrait se résumer par cette formule lapidaire : Dites-nous ce que vous voulez, nous vous le fabriquerons. Permettre, à ceux qui ont déjà tout, de s'offrir ce qui n'est pas à vendre, tel est en quelque sorte le propos de la marque : « Nous proposons un service unique pour toutes les catégories de produits, instruments d'écriture, montres, joaillerie et accessoires en cuir, expliquent ses responsables. Aujourd'hui, nos clients sont en mesure de concevoir leur propre pièce Montblanc individualisée, réalisée dans nos ateliers par nos artisans : Villeret pour l'ie, Hambourg pour les stylos, Florence pour le cuir et Paris pour la joaillerie et la haute joaillerie ». Une montre à son image Entrée dans l'univers de l'ie en 1997, la marque Montblanc a établi ses unités de fabrication en Suisse, au Locle où, aujourd'hui, environ 100 000 pièces sont produites chaque année. En 2007, la marque a pu ajouter à son patrimoine la Manufacture suisse Minerva, fondée en 1858 à Villeret, dans le canton de Berne. Trouvant là d'anciennes machines et un savoir-faire exceptionnel, Montblanc a voulu en faire sa structure artisanale dédiée à l'ie très haut de gamme. Une petite quarantaine de personnes, exerçant une vingtaine de métiers différents, travaillent désormais dans des ateliers où sont intégrées toutes les étapes de fabrication des pièces d'un mouvement, y compris le spiral - une chose rarissime. « La spécificité de Villeret est à peu près celle de la haute couture par rapport au prêt-à-porter, considère Alexander Schmiedt, directeur du pôle de Montblanc. Dans 95 % des cas, nous fabriquons tout à partir de la matière brute ». Quelque 250 pièces seulement sortent chaque année de la Manufacture de Villeret. Il s'agit pour l’essentiel de montres éditées en séries très limitées de 1,8 ou 58 exemplaires (des chiffres rappelant l'année de naissance de Minerva, en 1858) ou bien de modèles personnalisés dont le nombre se situe annuellement entre quinze et vingt. Même si Montblanc discute en ce moment avec un client de la possibilité de fabriquer une montre intégralement sur mesure, peu d'amateurs sollicitent la conception de mouvements vraiment uniques. Le plus souvent, la demande en ce domaine porte sur l'adjonction de petites complications à de grandes complications. A Villeret, le choix est vaste, puisque 14 calibres y sont assemblés. Pour mieux s'immiscer dans le processus de création, le client ayant passé commande d'une montre personnalisée pourra suivre chaque phase de fabrication à distance grâce à une webcam braquée sur la table de travail des concepteurs. Qu'importent l'heure et le lieu où habite le client, il assistera jour après jour à l'avancement des travaux. « Nous disposons d'une équipe dédiée et, par exemple, deux ingénieurs travaillant sur nos plus beaux mouvements Rieussec consacrent la moitié de leur temps à des montres personnalisées », précise Alexander Schmiedt.C'est vers le cadran que convergent la plupart des demandes des clients. Sertissage de pierres précieuses, émail, nacre, guillochage, gravure, tous les savoir-faire artistiques sont mis à contribution pour donner vie à des ornementations choisies par ces happy few. Un modèle tourbillon en titane mettant en scène un panda a ainsi été commandé par un amateur natif, on peut le supposer, de Chine. Une autre pièce à la Tour Eiffel comme élément de décor principal. « On nous demande régulièrement des montres réalisées en deux exemplaires de tailles différentes, dont les décors se prolongent. L'une pour Monsieur, l'autre pour Madame », explique Alexander qui ne s'inquiète pas des excès d'imagination des clients : « Leur créativité est sans limite, mais celle des s l’est tout autant ! » Seul bémol, toutefois, une montre Montblanc, même intégralement réalisée sur mesure, doit rester fidèle aux valeurs de la marque. Toute demande d'ornementation à connotation politique ou religieuse, par exemple, sera ainsi refusée.Pour Montblanc, intégrer l'ultra-personnalisation à son activité horlogère permet de proposer une offre de marque complète tout en valorisant encore davantage son image. Mais si, en fait, cet engouement très élitiste pour le sur-mesure n'était qu'une réminiscence du passé ? Un remake de l'époque où, au XVIIIe ou au XIXe siècle, avant l'industrialisation, les gens fortunés s'offraient des montres forcément uniques, car conçues à la demande et fabriquées intégralement à la main ? Depuis, les cours royales, avides de montres spectaculaires, sont rentrées dans le rang et la clientèle pour ce genre de pièces uniques s'était faite plus rare. Jusqu'à ce qu'apparaissent de nouveaux clients dont il est difficile de tracer un portrait robot : s'ils proviennent de partout dans le monde, ils présentent pour principal point commun la bonne santé de leur compte en banque. Ces candidats à l'achat d'une montre sur-mesure possèdent obligatoirement par ailleurs une autre particularité : la patience. Obtenir le cadran émaillé de ses rêves impose en effet une attente entre 10 et 18 mois. Quant à un mouvement sur-mesure, il faut compter plus de trois ans... Un instrument d'écriture sur-mesure à 200 000 € Pour découvrir ce que recouvre l'ultra-personnalisation appliquée aux instruments d'écriture, nous avons pris la direction de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, où la marque Montblanc est née en 1906. Les bâtiments sont accueillants, le CEO avenant, les équipes prêtes à tout montrer. Avant d'accéder au département séries limitées et personnalisation, on traverse les différents ateliers "classiques", le temps de découvrir, comme lors d'une sorte de phase d'initiation, toutes les phases de fabrication d'un stylo à plume. Et elles sont nombreuses ! La réalisation d'un stylo implique en effet une centaine d'étapes dont quarante environ uniquement pour la plume, beaucoup d'entre elles étant réalisées manuellement. L'une des plus grandes surprises advient quand on s'aperçoit que toutes les plumes (TOUTES !), sont testées individuellement... à l'oreille ! Dans une salle isolée du bruit, des techniciens trempent les plumes dans une encre incolore avant de tracer des "8" sur une feuille de papier (un mouvement en "8" fait travailler l'ensemble de la plume, sa pointe comme ses côtés). Si le moindre défaut est apparu durant l'une des étapes de fabrication, la plume glissera mal, accrochera le papier et produira un son rugueux. Verdict immédiat : pièce recalée... Le temps de découvrir qu'un Meisterstück « de série » constitue déjà le fruit d'un travail en grande partie artisanal faisant de lui une pièce unique, on parvient au département séries limitées (Montblanc dédie chaque année un stylo à une personnalité des arts ainsi qu'à un écrivain) et personnalisation, où règne une atmosphère particulière. On aborde en effet le domaine de l'exceptionnel, le ticket d'accès aux stylos sur-mesure ayant été fixé à la somme de 200 000 euros ! Pour ce prix-là, la proposition est simple : tout est possible ! Chaque client peut demander à Montblanc de lui fabriquer le stylo de ses rêves : forme, matériaux, couleur, style, chaque élément sera réalisé sur mesure par des artisans de la Maison qui se consacreront exclusivement aux différents projets pendant le laps de temps nécessaire (souvent plus d'un an!). « Il ne s'agit évidemment pas d'un produit classique, explique Lutz Bethge, mais d'un objet différent des normes, qui parle à l'émotion. Ces clients spéciaux veulent célébrer quelque chose, commémorer un événement, marquer une date au travers d'un objet particulier. Alors avant toute chose, il est nécessaire d'engager le dialogue avec eux afin de savoir qui ils sont vraiment. Quel est l'important pour eux ? Quels sont leurs mots, leurs passions ? Un préalable nécessaire pour concevoir avec eux le stylo qui correspondra exactement à leur personnalité ».Etape par étape, les clients participent au développement de leur stylo personnel. Le processus d'ultra-personnalisation mis en œuvre à Villeret se retrouve à Hambourg. Là encore, les clients ont la possibilité de suivre toutes les étapes de conception et de réalisation grâce à des webcams. Mais bien souvent, les propriétaires des stylos en gestation ne peuvent résister à l'envie de se rendre à Hambourg pour voir de près "leur" œuvre. « Leur premier geste en arrivant est généralement de couper leur téléphone portable, souligne-t-on chez Montblanc, tant ils sont pris dans l'ambiance créatrice et soucieux de savourer chaque instant de leur visite ». Comme si ces stylos réalisés de façon artisanale en dehors de toute commune mesure représentaient un contrepoids à l'hypertechnologie et à la frénésie des temps modernes... MontBlanc - célébrations : un hommage au chronographe Montblanc est entré en haute ie grâce au chronographe. C'est donc de façon tout à fait légitime que la marque à l'étoile blanche célèbre cette année les 190 ans de cette invention qui bouleversa la mesure du temps.Lorsque Montblanc décide de se lancer dans la grande aventure de l'ie, les premiers garde-temps signés de l'iconique étoile blanche, baptisés Meisterstük, reprenaient les valeurs de l'art de l'écriture, les codes maison... Mais très rapidement, les montres Montblanc se sont affranchies pour devenir de véritables ambassadrices à part entière de la belle ie. Ce qui n'a cessé ensuite de se confirmer, notamment grâce à l'arrivée dans l'organigramme de Montblanc de la manufacture Minerva située à Villeret et dédiée aux calibres compliqués... Manufacture qui abrite également l'Institut et la Fondation Minerva de Recherche en Haute Horlogerie. Créés en 2007 par Montblanc, leur but est de conserver et développer l'héritage et le savoir-faire traditionnel dans la Haute Horlogerie. D'apporter son soutien à tout projet relatif à la conservation et au développement du savoir-faire traditionnel. Ambition qu'elle poursuit en offrant notamment des stages en entreprise à de jeunes s, en finançant des recherches sur l'histoire de l'ie et en favorisant la concrétisation d'idées novatrices à l'aide de techniques classiques.C'est ainsi que Montblanc présenta de grandes complications dont une collection de chronographes baptisés Nicolas Rieussec à partir de 2008, en hommage à l'inventeur du chronographe en 1821, il y a déjà 190 ans ! Date à laquelle il dévoila, en ouvrant une belle en bois, un mouvement de montre qui actionnait deux cadrans en émail blancs positionnés au-dessus de celui-ci et gradués pour les secondes et minutes. Une aiguille fixe au bout de laquelle se trouvait de l'encre, était fixée au-dessus des cadrans. Par exemple, pendant une course de chevaux, les cadrans tournaient et le chronométreur de la course appuyait sur un poussoir à chaque fois qu'un cheval franchissait la ligne d'arrivée, ce qui actionnait les aiguilles qui, à leur tour, touchaient les cadrans et y laissaient de petites marques d'encre. Les temps de course de chaque cheval et les différences de temps entre les chevaux pouvaient être ainsi enregistrés directement et de manière fiable. Ce fut la première fois dans l'histoire de l'ie qu'un instrument put mesurer de façon précise de courts intervalles de temps. Rieussec n'avait pas seulement inventé un nouveau segment de l'ie, il lui avait aussi donné son nom. Inspiré par la notion « écrire le temps », il avait appelé son invention « chronographe ». Pour ceux qui se demanderaient encore pourquoi Montblanc s'intéresse autant au chronographe. Facile à comprendre : De son nom même du grec « chronos » pour le temps et « graphein » pour l'écriture, la complication du chronographe est très proche et fortement associée à l’âme et aux racines historiques de Montblanc. Une raison suffisante pour découvrir cette année Montblanc en tant que partenaire officiel de l’'exposition « Ecrire le Temps ? Les deux siècles d'histoire du chronographe » retraçant l'histoire du chronographe qui démarre le 7 avril prochain au Musée International de l'Horlogerie (MIH) à la Chaux-de-Fonds pour s'y tenir jusqu'au 2 octobre. Un événement qui ensuite voyagera à travers le monde pour faire une halte a Paris en novembre 2011. De quoi découvrir sous toutes ses coutures le chronographe, la complication la plus connue aujourd’hui, dont la fonctionnalité est très appréciée des amateurs d'ie.Mais dont nous ne connaissons pas forcément le passé, ses réalisations étonnantes, son histoire à travers le sport et les sciences, la diversité de ses utilisations sur deux siècles d'histoire horlogère. Un programme passionnant ponctué bien entendu par la revue de détails des innovations dédiées à la mesure des temps courts et leurs applications pratiques depuis l’invention du chronographe par Nicolas Rieussec en 1821. Une rétrospective sur l'étonnante évolution de cette complication illustrée de pièces historiques ou récentes qui n'avaient jamais encore été présentées au public. Mais les 190 ans de l’invention du chronographe méritaient plus qu'une exposition, aussi passionnante soit-elle. Montblanc présente donc cette année une pièce anniversaire : le Montblanc Nicolas Rieussec Chronograph Anniversary Edition. Trois ans à peine après le lancement de la collection Rieussec, Montblanc propose un nouveau chronographe anniversaire et exceptionnel... Montblanc : histoire de la marque Dites "Montblanc" et dans certains pays, on vous répondra aussitôt : "Les stylos ?". Ailleurs, vous obtiendrez une réaction toute différente : "Les montres ?" Eh oui, selon les continents, ou pour parler business selon les marchés, la marque est aujourd'hui connue et appréciée autant pour ses instruments d'écriture que pour ses pièces horlogères. Un joli tour de force si l'on sait que Montblanc est née en 1906 et que son activité horlogère remonte à 1997. A peine une quinzaine d'années pour se forger une véritable identité horlogère et imposer sa crédibilité. Cette année 1997 restera marquée pour l'entreprise par l'inauguration de "Montblanc Montres SA" (c'est en Suisse, au Locle, que Montblanc a établi ses unités de fabrication de montres), par le lancement de la collection horlogère "Meisterstück", du nom des fameux stylos, et par la présentation de cette ligne au Salon International de la Haute Horlogerie de Genève. Une nouvelle étape importante est franchie en 2003 avec le lancement de la collection de montres "Timewalker", parallèlement à la présentation de la nouvelle génération d'instruments d'écriture Montblanc, baptisée "Starwalker". Suivront au fil des ans les collections horlogères "Star", "Sport" et "Profile", déclinées elles aussi en versions masculines et féminines. Le centenaire de la marque, en 2006, est célébré entre autres par le dépôt d'un brevet portant sur une taille de diamant spécifique appelée "taille Montblanc" à 43 facettes (à comparer avec les 57 facettes d'une taille brillant classique). Cette exclusivité permettra aux sertisseurs de Montblanc de faire étinceler de multiples déclinaisons joaillières. En 2007, la marque ajoute à son patrimoine la Manufacture suisse Minerva, fondée en 1858 à Villeret, dans le canton de Berne. Trouvant là de vénérables machines et un savoir-faire remarquable, Montblanc décide d'en faire sa structure artisanale dédiée à l'ie très haut de gamme. Quarante personnes environ, exerçant une vingtaine de métiers différents, travaillent désormais dans des ateliers qui intègrent l'ensemble des étapes de fabrication des composants d'un mouvement, y compris le spiral, chose rarissime. "La spécificité de Villeret est à peu près celle de la haute couture par rapport au prêt-à-porter", estime Alexander Schmiedt, Directeur du pôle de Montblanc. "Dans 95 % des cas, nous fabriquons tout à partir de la matière brute." L'année 2008 s'inscrit dans l'histoire de la marque Montblanc comme une date majeure. Elle marque en effet le lancement du premier mouvement développé et fabriqué entièrement dans les ateliers du Locle. En clair, en 2008, Montblanc est devenue une Manufacture horlogère... Si aujourd'hui quelque 100 000 montres sont produites chaque année au Locle, 250 pièces seulement sortent dans le même temps de la Manufacture de Villeret. "Il s'agit pour l'essentiel de modèles édités en séries très limitées de 1, 8 ou 58 exemplaires (chiffres qui rappellent l'armée de naissance de Minerva, en 1858) ou bien de modèles personnalisés dont le nombre se situe tous les ans entre quinze et vingt", précise Alexander Schmiedt. Et puis il y a Nicolas Rieussec... 2011, 190e anniversaire du chronographe Le grand public et beaucoup d'amateurs ignorent probablement qui est Nicolas Rieussec. Et pourtant le monde lui doit une invention horlogère essentielle. Retour en arrière... Nous sommes en 1821. Le sieur Nicolas Matthieu Rieussec, né à Paris en 1781, s'est établi en tant qu' sur l'île de la Cité en 1801, à l’âge de 20 ans. Il n'oublie pas pour autant de se perfectionner chez les meilleurs s de l'époque. En 1817, preuve de ses compétences, il reçoit du roi Louis XVIII la distinction d'Horloger de la Couronne. C'est quatre ans plus tard que se déroule l'événement qui le fera entrer dans l'histoire de l'ie : lors d'une course de chevaux disputée au cœur de Paris, sur le Champ-de-Mars, là où la Tour Eiffel n'a pas encore été érigée, Nicolas Rieussec inaugure un dispositif de son invention : une boîte en bois équipée d'un mouvement de montre actionnant deux cadrans en émail blanc positionnés au dessus de ce mécanisme et portant des graduations secondes et minutes. Une aiguille fixe dont le bout contient de l'encre est elle-même fixée au-dessus des cadrans. Pendant toute la durée de la course de chevaux, les cadrans tournent. A chaque fois qu'un concurrent franchit la ligne d'arrivée, le "chronométreur" de l'épreuve appuie sur un poussoir, ce geste actionnant les aiguilles qui touchent alors les cadrans en déposant à la surface de petites marques d'encre. Non seulement le préposé au chronométrage n'a plus à regarder sa montre à chaque passage d'un cheval sur la ligne d'arrivée, mais aussi les temps de course de chaque cheval et les différences de temps entre les participants à la course sont enregistrés de manière fiable. Pour baptiser son invention brevetée en 1822, Nicolas Rieussec se plonge dans un dictionnaire de grec ancien. "Kronos" signifie "temps". "Graphein" veut dire "écrire". Ecrire le temps, c'est justement ce dont est capable son dispositif. Va pour "chronographe". Dorénavant, l'histoire de l'ie ne sera plus la même. En 2008, Montblanc rendra un premier hommage à l'inventeur de cet instrument qui permet de mesurer des brefs intervalles de temps en lui dédiant son tout nouveau chronographe "Montblanc Nicolas Rieussec". Comme sur le dispositif original de 1821, les aiguilles du chronographe ne tournent pas au-dessus du cadran, mais ce sont les disques des secondes et des minutes qui tournent sous des aiguilles fixes. Par la suite, tous les chronographes Montblanc Nicolas Rieussec adopteront ce principe. Et en 2011, à l'occasion de son 190e anniversaire, Montblanc a présenté au SIHH un "Chronographe Nicolas Rieussec Edition Anniversaire" édité en série limitée. Pour continuer à écrire le temps... Comment est née la marque Montblanc Tout commence dans le nord de l'Allemagne, à Hambourg, en 1906. A cette époque, écrire nécessite de pratiquer un geste rituel : plonger sa plume dans un encrier avant d'en poser la pointe sur une feuille de papier et recommencer sans cesse. Une "technique" pratiquée quasiment sans évolution depuis plusieurs siècles... August Eberstein et Alfred Nehemias, l'un ingénieur, l'autre banquier, sont de retour d'un voyage aux Etats-Unis et en Angleterre, où ils ont découvert une invention étonnante susceptible à leurs yeux de faire évoluer la situation : un instrument d'écriture à plume utilisant une encre stockée au cœur même de l'objet. Avantage du système, il épargnerait l'utilisateur les incessants va-et-vient entre l'encrier et le papier, et limiterait ainsi les taches. De retour à Hambourg, les deux hommes fabriquent les premiers exemplaires de ce fameux stylo plume et se rendent auprès des papetiers de la ville pour tenter d'en assurer la promotion et la diffusion. L'un de ces papetiers se montre non seulement convaincu, mais aussi enthousiaste. II s'appelle Claus Johannes Voss et décide aussitôt de s'associer avec Eberstein et Nehemias ! Tous trois se fixent pour objectif de fabriquer des stylos plume haut de gamme, pratiques et fiables. En 1908, après plus de deux ans de développement, le premier stylo fabriqué par leur société baptisée "Simplo Filler Pen Company" fait son apparition. Ses concepteurs le nomment "Le Rouge et le Noir", hommage à l'œuvre de Stendhal et évocation des couleurs de l'instrument, noire pour le corps en ébonite et rouge pour la tête capuchon. Le slogan publicitaire choisi est simple et direct : un stylo plume qui ne fait plus de taches. Le succès du stylo révolutionnaire des trois compères est tel qu'ils décident de lui trouver une appellation plus conforme à leurs ambitions. Leur choix se porte rapidement sur un nom riche de symboles, le Mont Blanc, le plus haut sommet d'Europe. Autre avantage, la forme du sommet vu du ciel, une étoile formée de six vallées, constituerait un logo parfait. Et c'est ainsi qu'en 1909 Montblanc est devenue Montblanc. Lutz Bethge « Le temps est trop court pour être gaspillé en étant malheureux, improductif et dépourvu de créativité. » Rencontrant le patron d'une entreprise de renom, on cherche d'ordinaire à scruter son visage et à explorer sa personnalité afin de savoir s'il incarne véritablement la marque qu'il dirige. Dans le cas de Montblanc et de Lutz Bethge, la réponse est d'emblée : oui ! L'homme est élégant et avenant. L'écouter est passionnant... Et pourtant, ce CEO d'une marque de luxe fabriquant des produits à forte valeur affective, vient du monde froid de la finance. Chaîne logistique, planification et contrôle de production, direction financière, rien de ce qui concerne l'opérationnel et la gestion n'est étranger à cet Allemand de 56 ans né à Hanovre, non loin de Hambourg où se trouvent implantés le siège historique de Montblanc et ses unités de fabrication de stylos. C'est en 1990 que cet amateur de ski, de golf et de course à pied (collectionneur par ailleurs de vins de Bordeaux et de Rioja) a rejoint la marque en prenant la responsabilité des finances. Il franchira différentes étapes de direction et de management avant d'accéder en 2007 à la fonction de CEO de Montblanc International. Lutz Bethge est entré officiellement dans le monde de l'ie en 1997 quand Montblanc a décidé de produire des montres. « L’une des expériences les plus passionnantes de ma vie », affirme-t-il aujourd'hui. Pour lui, l'établissement de la Manufacture Montblanc au Locle, en Suisse, suivie par la suite par l'ouverture d'une seconde Manufacture à Villeret, auront constitué deux moments inoubliables de sa carrière. "J'ai plus lu au sujet des montres au cours de ces périodes que sur n'importe quel autre sujet", plaisante-t-il. Et pourtant, cet univers ne lui était pas inconnu : "J'ai grandi dans un petit village du sud de l'Allemagne, près de Pforzheim, on l'industrie de l'ie et de la joaillerie permettait de vivre à près de la moitié de la population. La beauté et la valeur des montres, comme leur importance pour nombre d'amis de mes parents et de parents de mes amis, ont laissé en moi une impression profonde. J'ai reçu ma première belle montre des mains de mon grand-père, à l’occasion de ma communion. Il ne s'agissait pas d'une marque connue aujourd'hui, mais d'une pièce réalisée par des s locaux." Si Lutz Bethge se dit fasciné par le savoir-faire technologique des s qui conçoivent et réalisent les montres Montblanc ("Les grandes complications me font vraiment croire en la créativité et en la capacité d'étonner"), le rapport au temps lui inspire de très jolis mots : "Le temps en lui-même est infini, mais en tant qu'êtres humains, nous disposons seulement d'environ deux milliards de secondes à vivre ! Ce sont 2 milliards de secondes très précieuses. Grâce aux dernières technologies, ordinateurs portables, BlackBerry et autres smart phones, nous parvenons à vivre en restant opérationnels 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ceci nous permet d'être efficaces dans les affaires, mais perturbe notre équilibre de vie !" Devant la fuite du temps et le rythme trépidant que nous impose le mode de vie actuel, le CEO de Montblanc possède un antidote : "Notre marque a une tradition de soutien aux arts et à la culture, car nous pensons qu'écouter un concert de musique classique, savourer un opéra, assister à une pièce de théâtre ou simplement ressentir la créativité et la passion d'un artiste exposé dans un musée, peut nous apporter cet équilibre. Trouver le temps de redescendre d'un cran, d'élargir notre champ de vision, de recharger nos batteries en prenant en compte le point de vue des artistes, est susceptible d'inspirer chacun d'entre nous et de nous rendre meilleurs. La même inspiration peut provenir des maîtres artisans dans le domaine de l'ie. Leur implication pour concevoir un tourbillon, assembler à la main un spiral et un balancier avec une précision que peu de machines pourraient atteindre, exprime la passion, la profondeur de l’âme et la détermination nécessaires pour créer l'extraordinaire. Un extraordinaire que seule une montre mécanique fabriquée manuellement peut posséder". Comment résister à un tel plaidoyer et ne pas se précipiter pour s'acheter une montre Montblanc ?... Montblanc : Chronographe Rieussec, écrire le temps De tous les instruments s, il en est un dans lequel Montblanc excelle : le chronographe. A l'occasion des 190 ans du Chronographe Rieussec, la Manufacture installée au cœur de La Chaux-de-Fonds en Suisse, édite des instruments complexes qui rappellent avec émotion l'histoire de cette invention devenue la complication favorite des amateurs d’ie. L'année 2011 restera dans les mémoires des passionnés d'ie comme celle des 190 ans de l'invention du chronographe. Jusque récemment, la grande majorité des amateurs y voyaient une invention ancienne. En fait, cette complication pour le moins utile est apparue tardivement dans l'histoire de l'ie. Les ouvrages spécialisés comme celui de B. Humbert : "Le Chronographe - son fonctionnement et sa réparation" font remonter son invention à l' anglais George Graham. Il aurait, en 1720, construit pour les astronomes de son temps un mécanisme fort simple à pendule et poids qui permettait de mesurer de brèves fractions de temps. Cependant, ce livre renommé au catalogue de toutes les bibliothèques des écoles d'ie souligne que "L'invention du chronographe proprement dit est due à Rieussec, à Paris". Né à Paris en 1781, établi 20 ans comme auprès de ses pairs à quelques pas de la place Dauphine sur l'île de la Cité, Nicolas Matthieu Rieussec perfectionna son art au point d'obtenir, en 1817, la charge enviée d'Horloger de la Couronne. Comme ses confrères de l’époque, il avait compris tout l'intérêt d'un instrument mécanique capable de mesurer des performances temporelles dans le cadre du sport, mais aussi des sciences et de l'industrie alors en plein développement. A son époque où la notoriété était toujours liée à l'intérêt des puissants, il importait que l' Rieussec présentât son invention révolutionnaire à la faveur d'un événement auquel participerait l'aristocratie. C'est ainsi qu'en 1821, il saisit l'occasion d'une course de chevaux sur le Champ-de-Mars pour lancer son tout nouvel instrument capable d'afficher en toute impartialité les temps de la course et, partant, du vainqueur et de chaque concurrent à la seconde près. Ces informations, quantification d'une performance, étaient d'ordre scientifique puisque, une fois dûment mesurées, elles pouvaient être améliorées. Avec cet instrument -Nicolas Matthieu Rieussec l'ignorait encore - l'Occident entrait de plain-pied dans l'ère industrielle où les bases du taylorisme et la mesure de l'effort se posaient. L'instrument ingénieux inventé par Rieussec ressemblait à ces démonstrateurs d'école d'ie dont les enseignants se servent toujours pour expliquer en grande taille le fonctionnement de mécanismes fins et difficiles à observer à l'œil nu, et surtout plusieurs en même temps. En effet celui que Nicolas Matthieu Rieussec breveta sous le nom de "chronographe" n'était pas une montre au sens strict du terme, car il tenait dans une boîte en bois présentant sur sa face supérieure deux disques émaillés d'un blanc resplendissant, affichant respectivement les minutes et les secondes. L'ensemble était mu par un beau mouvement de pendulette doté d'un grand balancier et d'un spiral en acier bleu comme en sont équipées les petites mécaniques couramment appelées "pendulettes d'officier". Puissant, endurant, ce mouvement pouvait entraîner, sans peine ni incidence sur le rendement horaire, les deux larges disques émaillés au feu et portant respectivement leurs chemins de fer peints à la main, en noir. Au-dessus de ces derniers était fixé un mécanisme simple à ressort portant de part et d'autre une aiguille agrémentée d'un récipient charge d'une encre de chine liquide. Pendant la course, il suffisait au préposé chargé de relever les temps des participants de presser le mécanisme pour faire entrer en contact les aiguilles avec chacun des cadrans. L'action laissait sur les cadrans une petite goutte d'encre et pouvait être répétée autant de fois que nécessaire. Restait à reporter sur papier et à la mine de plomb les temps affichés. Ce mode opératoire permettait aussi de traduire visuellement les écarts entre les participants. Facile d'emploi et simple à fabriquer, il permettait enfin de mesurer une infinité de temps sans nécessiter l'usage de plusieurs garde-temps. L'instrument idéal avait été inventé, répondant aux besoins immédiats du public et des scientifiques de l'époque. On comprend donc pourquoi le mot "chronographe" s'est naturellement imposé dans le langage courant, comme d'autres plus récents, "frigidaire" par exemple, y sont parvenus. Le succès ne se fit pas attendre. Nombreux furent les acquéreurs de ce mode de lecture du temps et le Bureau des Brevets français attribua à Rieussec, au printemps 1822, un brevet d'invention pour le premier instrument d'écriture du temps véritablement utilisable par tous. Aiguillonné par le défi, Rieussec développa le concept et le proposa en différentes variantes d'affichage, tout en conservant le principe de l'écriture du temps sur le cadran. Mais la compétition faisait rage en ces temps-là et bien des maîtres cherchaient des moyens de contourner l'invention du Français. Ainsi le célèbre chronométrier Winnerl proposa sensiblement à la même époque une invention susceptible de concurrencer le chronographe de Rieussec. Il s'agissait alors, dans les années 1831, d'une montre à seconde dotée d'une trotteuse dans l'esprit d'une rattrapante. Compliqué, onéreux et peu fiable en raison des frictions engendrées par le fin mécanisme de remise à zéro, le système ne fut pas retenu, mais il préfigurait la création du Chronoscope dont les bases furent jetées en 1862 par l' suisse Adolphe Nicole (aiguille de compteur capable de revenir à zéro de façon autonome). Le chronographe de Rieussec trôna sans partage dans l'univers de la mesure des temps courts durant quarante ans. Ce règne d'un mode de fonctionnement sans concurrence est sans doute le plus long dans toute l'histoire de l'ie. Ce qui explique aussi pourquoi le terme s'est imposé durablement dans le langage courant. Le 7 avril 2008, soit un peu plus de dix ans après son lancement officiel dans le secteur , Montblanc présente lors du Salon International de la Haute Horlogerie à Genève son premier chronographe "Rieussec Monopusher Chronograph", doté pour l'occasion d'un mouvement entièrement manufacturé dans ses propres ateliers de la Chaux-de-Fonds. Première du genre à emporter un calibre personnel, cette pièce - en réalité cette collection puisqu'il y avait deux calibres différents et deux séries de pièces distinctes, a fait grand bruit lors de son lancement. Le CEO de l'entreprise, Lutz Bethge, dit à son propos : "Avec le lancement de ce premier mouvement de notre propre fabrication, nous sommes particulièrement fiers de pouvoir revendiquer davantage notre position dans le domaine des montres mécaniques au sein de l'artisanat européen traditionnel. Cela signifie que nous avons mis en place un nouveau jalon dans l'histoire de la Manufacture des montres Montblanc. Cela veut dire également que la marque rejoint le cercle exclusif des manufactures classiques de garde-temps, par son expertise et son professionnalisme, qu'elle pratique dans ce segment de marché la culture du travail manuel européen et une tradition authentique de la fabrication artisanale". Selon la Direction de Montblanc en 2008, l'origine même de la marque impliquait que le premier mouvement de montre mis au point par Montblanc dans ses ateliers soit une version qui "écrive le temps". Contrairement à la démarche classique, Montblanc se lance donc dans la fabrication d'un calibre de chronographe mécanique et l'équipe de façon à ce qu'il puisse reprendre le principe des cadrans rotatifs du premier vrai chronographe de l'histoire : celui de Nicolas Matthieu Rieussec. Le premier calibre "maison" présenté en 2008 au SIHH, baptisé MB R100 et doté d'un système de remontage manuel, a fait l'effet d'une bombe. Logique ! Les jeunes maisons susceptibles de proposer un calibre personnel abouti n'étaient pas nombreuses et rares celles qui osaient la fabrication d'un chronographe original. Montblanc allait donc monopoliser l'attention, d'autant mieux que le mouvement, classique dans sa construction, osait une architecture mécanique inédite. Ce mouvement avait impressionné le public par un juste équilibre entre les points forts des outils d'antan et ceux des calibres les plus récents. Ainsi visible et valorisée, la roue à colonne rassure les débutants, car ce composant est devenu le gage - on dirait la garantie - d'une construction de qualité. Mais la marque a su en sublimer la fonction en l'associant à un embrayage vertical, un mode de construction actuellement très en vogue car, en évitant les sauts d'aiguille de compteur au lancement du chronométrage, il est plus précis dans les relevés temporels. Autre originalité qui a suscité l'étonnement lors de sa présentation : la présence d'un seul poussoir placé à 8 heures sur la carrure de boîte. Ce choix impose que le chronométrage ne soit pas repris car la succession ternaire des opérations induit un départ, un arrêt pour lecture et une remise à zéro. II n'est donc pas possible de reprendre une mesure comme cela est possible avec les chronos dotés de deux poussoirs (inventé vers 1933 par Breitling). Mais qu'importe puisque, dans la plupart des cas, le chronographe est déclenché pour effectuer un relevé temporel simple, les relevés plus complexes étant aujourd'hui pris en charge par des instruments spécifiques. Monopoussoir, un des détails plutôt rétro de l'instrument, n'est pas la seule originalité de ce chronographe. Côté cadran, l'amateur de produits bien identifiables a apprécié, dès sa création, son aspect asymétrique. Dans la partie haute, un grand sous-cadran affiche les heures et les minutes avec, au centre, la présentation du quantième, tandis que dans la partie basse se découvrent les deux grands compteurs de chronographe dont l'esthétique s'inspire nettement des disques du premier chronographe mis au point par Nicolas Matthieu Rieussec. L'ensemble très cohérent et bien lisible à immédiatement séduit les amateurs de produits s remarquables. Avec le Chronographe Rieussec, Montblanc a frappé fort, car pas un détail ne laissait à désirer. En effet, l'instrument est doté d'une réserve de marche de 72 heures, autonomie suffisante pour qu’il soit remisé le week-end dans un tiroir sans devoir être remonté. De plus, pour éviter tout arrêt intempestif lié à un armement trop faible des deux barillets, les ingénieurs et les s ont placé, au dos du calibre, un indicateur de réserve de marche visible à travers le fond transparent des modèles dotés du mouvement signé MB R100. La même année 2008, Montblanc, devant l'engouement du public pour les modèles à remontage automatique, a lancé une version de ce mouvement intégrant un système de remontage automatique sous la référence MB R 200. Comparable dans son mode de fonctionnement et dans l'affichage au cadran, ce mouvement renonce en revanche à l'indicateur de réserve de marche, dont la présence était incompatible avec le rouage destiné à permettre le réarmement des deux barillets du calibre. S'il faut être un amateur averti pour aimer remonter à la main sa montre mécanique, un grand nombre de consommateurs se sont des habitués du remontage manuel et refusent tout bonnement d'actionner deux fois par semaine la couronne de remontoir d'un instrument à indiquer le temps. Pour ces irréductibles de l'automatisme, Montblanc a présenté aussi en 2008 la version automatique du Chronographe Rieussec. Celle-ci possède la même base que le calibre mécanique à remontage manuel et a été développée simultanément. Son mode de conception a permis de réduire les coûts par ailleurs pharaoniques et de proposer dans la foulée deux produits issus de la même famille, mais s'adressant à des publics foncièrement différents. Le Chronographe Rieussec Automatique au catalogue depuis 2008 est décliné dans des métaux précieux : or gris, serti (15 exemplaires), or rouge en collection suivie, ou acier. Graphiquement identique au modèle manuel, il s'en distingue toutefois en offrant une fonction supplémentaire, GMT, avec secteur de lecture jour/nuit et en opposition un guichet dateur. Efficace, ce modèle jouit d'un bel accueil auprès des grands voyageurs, car il est une synthèse réussie de ce qu'attendent la plupart des adeptes de fine mécanique horlogère : un dessin sobre, mais identifiable entre mille, une mécanique robuste et originale, des fonctions simples et efficaces. Le Chronographe Rieussec Automatique est tout cela à la fois et comblera d'aise tous ceux pour qui la qualité n'attend pas le nombre des années. Série anniversaire Pour son 190e anniversaire en 2011, la Manufacture Montblanc se devait de proposer une version commémorative éditée en série limitée du fameux chronographe de Nicolas Rieussec. Pour ce garde-temps original en hommage à une invention majeure, les designers sont restés fidèles à l'esprit du produit d’origine. Le chronographe a donc le même cadran décentré doté d'aiguilles bleuies et orné de chiffres Breguet noirs ou blancs. Sur l'autre moitié du cadran émerge le même pont en V orné des deux rubis qui servent à limiter la friction lors de la rotation des deux disques rotatifs du chronographe qui affiche respectivement les 60 secondes à gauche, et à droite les 30 minutes écoulées après enclenchement du poussoir. Sous les aiguilles des heures et des minutes se trouve un disque d'affichage de la date ajourée, au travers duquel se distinguent des détails de la platine décorée des Côtes de Genève et de l'emblème Montblanc. L'amateur de fine mécanique se réjouira que l'ajourage du cadran sous le calendrier laisse la vue dégagée pour observer une partie de l'embrayage du mécanisme de chrono. Soucieuse d'entretenir le caractère pérenne de l'instrument, Montblanc a orné la périphérie du cadran d'un fin guillochage de style "grain d'orge", dans lequel deux cartouches, un à gauche et un à droite, portent respectivement les inscriptions "Chronograph" et "Nicolas Rieussec". Le Chronographe Rieussec à la loupe Le calibre MB R110 diffère peu du calibre MB R100, mais il mérite une attention particulière. En effet son rouage présente un nouveau profil de denture en développante de cercle, ce qui permet de réduire sensiblement les frottements entre les composants et de transmettre plus harmonieusement la force en provenance du barillet à la roue d'échappement. Associé à l'embrayage vertical, l'ensemble est mieux à même de conserver des réglages chronométriques, aussi bien quand la fonction de chronographe est enclenchée. Les grands voyageurs apprécieront également le réglage rapide de l'heure au cadran par saut entier de l'aiguille horaire. Bien entendu, l’action entreprise par la couronne de remontoir n'a aucune incidence sur la marche diurne de la montre, que le déplacement de l'indicateur temporel se fasse dans le sens horaire ou antihoraire. Comme les autres modèles proposés par Montblanc, la version Anniversaire conserve les caractéristiques générales de la famille de produits. Ainsi, le mouvement manufacture Montblanc à remontage manuel emporte toujours le fameux double barillet garantissant une réserve de marche de 72 heures, avec affichage de la réserve de marche sur secteur lisible au dos par le fond transparent. Ce fond permet également d'admirer la roue à colonnes, le train de rouage linéaire et le grand balancier à vis (9 mm) qui, grâce à une inertie de 12 mg/cm2 et à une fréquence d'oscillation de 28 800 alternances par heure (4 Hz), assure une haute précision et une haute stabilité de la marche dans toutes les positions et en toute situation. Les matières de l'édition anniversaire Afin de célébrer dignement l'anniversaire des 190 ans de l'invention du Chronographe par Nicolas Matthieu Rieussec, Montblanc n'édite son "Chronographe Rieussec Monopoussoir" qu'en série limitée. La pièce au cadran guilloché a été revisitée pour se distinguer des séries normales et sera exclusivement disponible à 25 exemplaires en platine, 190 exemplaires en or rouge et 90 pièces en or blanc. Dans cette configuration, la couronne de remontoir cannelée, usinée dans la matière du boîtier, reçoit un emblème Montblanc en nacre véritable pour accentuer sa rareté. L'ensemble se porte sur un bracelet en cuir d'alligator cousu main à double boucle déployante en or 18-carats rouge ou blanc du meilleur effet, et surtout très agréable au porter car toujours parfaitement centré. Montblanc : Institut Minerva de Recherche en Haute Horlogerie La Manufacture Minerva, spécialisée depuis ses débuts dans la mesure des temps courts, a été reprise en 2006 par le groupe Richemont après avoir connu longtemps une destinée incertaine. Confiée aux bons soins de la Division Horlogerie de Montblanc en raison de sa fulgurante progression en tout juste dix ans, la belle endormie a très vite révélé son potentiel et démontre que le talent, une fois encore, n'attend pas le nombre des années. L'intégration de Minerva au sein de Montblanc s'est avérée très judicieuse, car devant une concurrence redoutable et malgré son potentiel et son développement exemplaires, il manquait à cette jeune entité dynamique les bases historiques nécessaires pour rayonner dans la sphère de la haute ie. Montblanc et Minerva, société fondée en 1858, ont uni leurs ressources pour fonder "l'Institut Minerva de Recherche en Haute Horlogerie". Ce rapprochement a donné lieu à la présentation, au Salon International de la Haute Horlogerie de 2008, d'une collection de quatre modèles habillés de métaux précieux et produits à 1, 8 ou 58 exemplaires. On aura compris que la somme des chiffres constitue la date de fondation de cette Manufacture que les connaisseurs savent être l'une des seules à produire des mouvements mécaniques mesurant les temps à la précision du 1/100e de seconde. Ce rapprochement bénéfique a permis également l'apport de capitaux qui ont contribué à vivifier une entreprise riche d'un potentiel humain et historique incroyable. Et parce qu'un produit patrimonial doit apporter quelque chose sur le plan éducatif, l'Institut a été d'emblée envisagé comme une pépinière de talents pour offrir à de jeunes développeurs, designers, s et mécaniciens nouvellement formes et en quête d'une première expérience, les moyens d'exprimer leur créativité. L'histoire a montré combien l'idée d'un gain réciproque pouvait offrir de perspectives mécaniques d'autant que, selon les termes de Florian Brossard, constructeur et membre de l'équipe technique de l'Institut : "Les 150 ans d'expérience et de savoir-faire dans le domaine des chronographes de Minerva complètent idéalement le développement des montres signées Montblanc". Cette réflexion, faite en 2008, a pris tout son sens à l'occasion de la présentation des premiers "Chronographes Star Nicolas Rieussec" et des nouvelles collections propres à l'Institut. L’amour du bel ouvrage Lors du SIHH de 2008, parallèlement au lancement du "Chronographe Star Nicolas Rieussec", l'Institut présenta pour de bon la Collection Villeret 1858 avec une série de références magnifiques susceptibles de concurrencer les pièces des plus grandes maisons. Ainsi, le "Grand Chronographe Email Grand Feu", véritable merveille de tradition avec son calibre mécanique à remontage manuel doté d'un balancier de grande taille à vis, fabriqué à l'interne et réglé à la main, marqua les esprits. Cette montre déclinée en deux tailles et portant sur le cadran l'affirmation de sa différence comme une maxime sur un blason, affirmait clairement son appartenance à la "Pure mécanique horlogère". Assurément, le calibre en maillechort 16-29 pour la version "grande taille" et celui portant la référence Cal. 13-21 pour les chronos de plus petite taille, ont enthousiasmé les connaisseurs, conscients d'avoir en main des produits dignes de figurer au panthéon de la tradition horlogère. Ces instruments subtils donnaient à voir leurs beaux mouvements après que le mécanisme avait été trouvé pour ouvrir le fond plein travaillé comme les montres de poche dites "savonnette". Un mouvement sur le bracelet et en un petit "clic", les yeux ne savaient plus par quel élément commencer pour apprécier le niveau des finitions. Le connaisseur avait alors pu remarquer le soin apporté aux anglages et à tous les détails. A l'époque peu habitué à certaines marques de fabrique, il avait été étonné de découvrir la Flèche Minerva portée sur les bascules des calibres de chronographe ou sur la raquette des montres simples. Assurément, tous ces traitements rares à voir même chez les plus grands ont fait vibrer les amateurs les plus difficiles. A des fins de rareté, ces merveilles étaient proposées en édition limitée à un exemplaire en platine avec cadran bleu, huit exemplaires en or gris avec cadran noir ou blanc et à 58 exemplaires en or rose avec cadran émaillé blanc. Ce travail d'une grande délicatesse mécanique était complété par le modèle Secondes au Centre, Retour à Zero. Cette édition destinée elle aussi à rendre hommage aux 150 ans d'histoire de l'entreprise, était également proposée en deux tailles. Le premier arborait un boîtier de 47 mm de diamètre et battait au rythme du calibre 16.18. Le second, d'une taille plus raisonnable, affichait 41 mm de diamètre au pied à coulisse, et vibrait au gré du calibre note 13.18. Les deux références battaient alors classiquement à 18 000 alternances par heure ; un rendement dont le "tic-tac" doux est rythmiquement parlant proche de celui du cœur humain. Ces deux merveilles sont évidemment dotées de calibres de nouvelle génération incluant un mécanisme de remise à zéro de la trotteuse centrale par traction de la couronne de remontoir. Ce dispositif simple en apparence a été apprécié par les amateurs qui ajustent volontiers leur garde-temps les sites dédiés sur Internet. Ce mécanisme ressemble en un sens à celui d'un chronographe et il se dote d'un cœur monté sur l'axe de la trotteuse et d'un mécanisme de remise à zéro semblable à ceux des chronos. Les calibres, tout en étant de nouvelle génération, restent attachés à la tradition et leur rythme demeure, comme dans le passé. 

Tout commence dans le nord de l'Allemagne, à Hambourg, en 1906. A cette époque, écrire nécessite de pratiquer un geste rituel : plonger sa plume dans un encrier avant d'en poser la pointe sur une feuille de papier et recommencer sans cesse. Une "technique" pratiquée quasiment sans évolution depuis plusieurs siècles... August Eberstein et Alfred Nehemias, l'un ingénieur, l'autre banquier, sont de retour d'un voyage aux Etats-Unis et en Angleterre, où ils ont découvert une invention étonnante susceptible à leurs yeux de faire évoluer la situation : un instrument d'écriture à plume utilisant une encre stockée au cœur même de l'objet. Avantage du système, il épargnerait l'utilisateur les incessants va-et-vient entre l'encrier et le papier, et limiterait ainsi les taches.

De retour à Hambourg, les deux hommes fabriquent les premiers exemplaires de ce fameux stylo plume et se rendent auprès des papetiers de la ville pour tenter d'en assurer la promotion et la diffusion. L'un de ces papetiers se montre non seulement convaincu, mais aussi enthousiaste. II s'appelle Claus Johannes Voss et décide aussitôt de s'associer avec Eberstein et Nehemias ! Tous trois se fixent pour objectif de fabriquer des stylos plume haut de gamme, pratiques et fiables.

En 1908, après plus de deux ans de développement, le premier stylo fabriqué par leur société baptisée "Simplo Filler Pen Company" fait son apparition. Ses concepteurs le nomment "Le Rouge et le Noir", hommage à l'œuvre de Stendhal et évocation des couleurs de l'instrument, noire pour le corps en ébonite et rouge pour la tête capuchon. Le slogan publicitaire choisi est simple et direct : un stylo plume qui ne fait plus de taches.

Le succès du stylo révolutionnaire des trois compères est tel qu'ils décident de lui trouver une appellation plus conforme à leurs ambitions.

Leur choix se porte rapidement sur un nom riche de symboles, le Mont Blanc, le plus haut sommet d'Europe. Autre avantage, la forme du sommet vu du ciel, une étoile formée de six vallées, constituerait un logo parfait. Et c'est ainsi qu'en 1909 Montblanc est devenue Montblanc.

Lutz Bethge

« Le temps est trop court pour être gaspillé en étant malheureux, improductif et dépourvu de créativité. »

Rencontrant le patron d'une entreprise de renom, on cherche d'ordinaire à scruter son visage et à explorer sa personnalité afin de savoir s'il incarne véritablement la marque qu'il dirige. Dans le cas de Montblanc et de Lutz Bethge, la réponse est d'emblée : oui !

L'homme est élégant et avenant. L'écouter est passionnant... Et pourtant, ce CEO d'une marque de luxe fabriquant des produits à forte valeur affective, vient du monde froid de la finance. Chaîne logistique, planification et contrôle de production, direction financière, rien de ce qui concerne l'opérationnel et la gestion n'est étranger à cet Allemand de 56 ans né à Hanovre, non loin de Hambourg où se trouvent implantés le siège historique de Montblanc et ses unités de fabrication de stylos.

C'est en 1990 que cet amateur de ski, de golf et de course à pied (collectionneur par ailleurs de vins de Bordeaux et de Rioja) a rejoint la marque en prenant la responsabilité des finances. Il franchira différentes étapes de direction et de management avant d'accéder en 2007 à la fonction de CEO de Montblanc International.

Lutz Bethge est entré officiellement dans le monde de l'horlogerie en 1997 quand Montblanc a décidé de produire des montres. « L’une des expériences les plus passionnantes de ma vie », affirme-t-il aujourd'hui.

Pour lui, l'établissement de la Manufacture Montblanc au Locle, en Suisse, suivie par la suite par l'ouverture d'une seconde Manufacture à Villeret, auront constitué deux moments inoubliables de sa carrière. "J'ai plus lu au sujet des montres au cours de ces périodes que sur n'importe quel autre sujet", plaisante-t-il. Et pourtant, cet univers ne lui était pas inconnu : "J'ai grandi dans un petit village du sud de l'Allemagne, près de Pforzheim, on l'industrie de l'horlogerie et de la joaillerie permettait de vivre à près de la moitié de la population. La beauté et la valeur des montres, comme leur importance pour nombre d'amis de mes parents et de parents de mes amis, ont laissé en moi une impression profonde. J'ai reçu ma première belle montre des mains de mon grand-père, à l’occasion de ma communion. Il ne s'agissait pas d'une marque connue aujourd'hui, mais d'une pièce réalisée par des horlogers locaux."

Si Lutz Bethge se dit fasciné par le savoir-faire technologique des horlogers qui conçoivent et réalisent les montres Montblanc ("Les grandes complications me font vraiment croire en la créativité et en la capacité d'étonner"), le rapport au temps lui inspire de très jolis mots : "Le temps en lui-même est infini, mais en tant qu'êtres humains, nous disposons seulement d'environ deux milliards de secondes à vivre ! Ce sont 2 milliards de secondes très précieuses. Grâce aux dernières technologies, ordinateurs portables, BlackBerry et autres smart phones, nous parvenons à vivre en restant opérationnels 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ceci nous permet d'être efficaces dans les affaires, mais perturbe notre équilibre de vie !"

Devant la fuite du temps et le rythme trépidant que nous impose le mode de vie actuel, le CEO de Montblanc possède un antidote : "Notre marque a une tradition de soutien aux arts et à la culture, car nous pensons qu'écouter un concert de musique classique, savourer un opéra, assister à une pièce de théâtre ou simplement ressentir la créativité et la passion d'un artiste exposé dans un musée, peut nous apporter cet équilibre. Trouver le temps de redescendre d'un cran, d'élargir notre champ de vision, de recharger nos batteries en prenant en compte le point de vue des artistes, est susceptible d'inspirer chacun d'entre nous et de nous rendre meilleurs. La même inspiration peut provenir des maîtres artisans dans le domaine de l'horlogerie. Leur implication pour concevoir un tourbillon, assembler à la main un spiral et un balancier avec une précision que peu de machines pourraient atteindre, exprime la passion, la profondeur de l’âme et la détermination nécessaires pour créer l'extraordinaire. Un extraordinaire que seule une montre mécanique fabriquée manuellement peut posséder".

Comment résister à un tel plaidoyer et ne pas se précipiter pour s'acheter une montre Montblanc ?...

MontBlanc

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