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Dior : En complément de ses mythiques modèles de prêt à porter, la célèbre marque de Haute Couture Christian Dior propose ses prestigieux modèles de montre. La boutique Les Champs d'Or est un des distributeurs de la célèbre marque et présente donc les montres du créateur. Ainsi, on retrouve les montres Dior Christal ou encore les Mini D de Dior.
Dior - Horlogerie et Haute Couture
La grande maison de Haute Couture propose depuis maintenant 35 ans des montres au pouvoir émotionnel. Elle amorce un tournant en 2008 en éditant une horlogerie en phase avec l'univers de sa Haute Couture. Axée avant tout sur la créativité, elle fait également appel a la technique pour donner vie à ses projets artistiques.
A Paris, dans les ateliers Haute Couture de la Maison Dior, les petites mains s'affairent. Les couturières des ateliers ont un savoir-faire inégalé. Leur technique est un art, la coupe le moyen de l'exprimer et de transformer un tissu en volumes. Dans les ateliers joailliers et dans les ateliers suisses de La Chaux-de-Fonds, dans les Manufactures horlogères, le savoir-faire est bien différent, mais c'est le même amour de la perfection qui anime les artisans, transcende les passions. En horlogerie, un mécanisme mal réglé et c'est le temps qui se distord. En Haute Couture, un pli mal ajusté et c'est la silhouette qui s'alourdit ; une pierre mal sertie et c'est l'harmonie qui est détruite. C'est sans doute pour cette raison que, conscient du poids du détail dans les créations, le maître mot chez Dior que ce soit en mode, en joaillerie ou en horlogerie est toujours celui-ci : minutie.
Dans un univers hyper concurrentiel où les enjeux économiques sont énormes, Dior choisit de produire elle-même ses pièces d'horlogerie. La Maison a recours, comme en Haute Couture lorsqu'elle fait appel aux meilleurs brodeurs ou plumassiers, à des collaborations extérieures – Zenith, Quinting, Concepto, plus récemment Orny et Girardin -, mais elle a internalisé en 2001 sa production dans ses propres ateliers installés dans le Jura suisse à proximité des autres marques du groupe LVMH. C'est à la Chaux-de-Fonds, à quelque distance de TAG Heuer et une dizaine de kilomètres de la Manufacture Zenith que sont établis ses ateliers, créant ainsi une synergie au sein du grand groupe de luxe.
En effet, pour marquer sa différence, la Maison Dior devait miser sur des instruments d'un grand potentiel créatif, apte à rivaliser avec les créations de concurrents redoutables. Pour s'établir avec force et durablement, elle fit appel à une créatrice capable de sublimer les codes de la marque dans une subtile péréquation entre design innovant et matières nobles. Victoire de Castellane, la créatrice de la joaillerie Dior, réalisa ainsi en 2003 sa première montre : "La D de Dior", inspirée, de l'aveu même de la créatrice, d'une montre d'homme des années 70 qu'elle avait vu portée par l'un de ses proches et qui lui avait toujours semblé unisexe.
De "La D de Dior" à "Chiffre Rouge"
Après avoir proposé des montres aux formes classiques dans les années 70 et des montres accessoires au début des années 2000, la collection "La D de Dior", classique et pourtant décalée, mit la maison sur de nouvelles pistes prometteuses. Elle fut en particulier pour la marque l’occasion de présenter ses premières montres en or, mais aussi de proposer de nouvelles associations comme les sertissages et l’emploi de pierres dures pour les cadrans. Forte de son expertise dans le domaine féminin, il lui fallait encore conquérir un public masculin ; la Maison lança donc début 2004 une gamme a leur intention.
C'est pour combler cette lacune qu'elle présenta la collection "Chiffre Rouge" entièrement dotée de mouvements automatiques. Dès l'année suivante, en 2005, elle laissa le champ libre à John Galliano pour qu'il s'exprime pleinement dans le domaine horloger. Ainsi est née la gamme "Dior Christal".
Esprit Haute Couture et élégance intemporelle
C'est en 2008 avec la présentation du calibre Tourbillon dans la collection "Dior Christal", que le tournant est pris pour Dior Horlogerie. Autrement dit, la Maison devenue horlogère s'inspirera désormais, de façon inépuisable, de la créativité et de la palette chromatique de Christian Dior. Priorité, donc, à la féminité, au raffinement des matières et au traitement des détails. Ces deux dernières années, à découvrir ses nouveautés complexes au Baselworld, les amateurs étaient en droit de se poser de multiples questions sur son orientation nouvelle. La vocation de Dior n'est pas d'occuper le segment des Manufactures, mais de se positionner comme une Maison de Haute Couture capable de faire rêver sa clientèle avec une horlogerie de haute volée créative et alternative. En un sens, les créations Dior sont une réponse décalée par rapport à l’omniprésence de la tradition en horlogerie. Dior rompt volontairement avec celle-ci en imprimant à ses créations un luxe très parisien raffiné jusque dans le moindre détail, qu'elle associe à une expertise suisse. Là repose l'alchimie. Car c'est toujours à partir du dessin des produits, tous réalisés dans les studios de l'avenue Montaigne, que les horlogers basés en Suisse travaillent. A partir des croquis, ils étudient la faisabilité d'ensemble d'une vision esthétique. Une fois le travail validé, les spécialistes des mécanismes de précision se mettent en quête de collaborateurs en fonction du cahier des charges, qui puissent transposer leurs idées dans la conception de mouvements, de cadrans, de boîtiers et de bracelets.
Dior a même pris le parti osé de se lancer dans l’horlogerie compliquée avec la création de quelques pièces techniques. Les premières à avoir donné le ton furent les "Chiffre Rouge", éditées en 2004 en série limitée, animées d'un calibre de chronographe "Irréductible" provenant de la Manufacture Zenith.
L’idée a fait son chemin. En 2008, Dior a lancé une montre "Dior Christal" à tourbillon, de structure en cristal saphir, mise au point avec Concepto. Puis, toujours en quête de mouvements qui puissent répondre aux exigences stylistiques des studios de création parisiens, les concepteurs se sont associés en 2009 à la Manufacture Quinting pour l’élaboration de la "Dior Christal Mystérieuse". Cette pièce a fait parler d'elle, au point de convaincre le public du bien fondé d'avoir une "Maison Haute Couture" dans ce secteur très segmentant. Dior a donc réitéré au Baselworld 2010 en dévoilant un nouveau mouvement breveté le "Dior 8 fuseaux horaires" développé par Johnny Girardin et Franck Orny. De toutes les nouveautés de cette année, c'est sans doute la "Dior Christal 8" or et laque d'esprit Art déco qui symbolise le mieux l’esprit de Monsieur Dior car, on l'oublie trop souvent, il fut galeriste avant d'être couturier. Passionné par le courant artistique de la première moitié du XXe siècle, il aurait sans doute été sensible à cette pièce au cadran hypnotique, au satellite des heures mobiles et au complexe mécanisme développé par la marque avec le concours des deux concepteurs de talent Orny et Girardin.
Chiffre Rouge : dans le sillon de Dior Homme
En 2004, tandis que Dior lançait sa première collection masculine et mécanique, les medias spécialisés penchés sur le berceau de la collection atypique avaient remarqué que les pièces, aux allures sportives, disposent d'éléments qui permettent de les distinguer aisément du lot de la concurrence. Résolument masculine, cette collection est la parfaite transposition horlogère des codes chers à Dior Homme. On retrouve aujourd'hui un traitement très "Haute Couture" des instruments jusque dans le pique de coton ou, depuis toujours, la "cicatrice" reprise au guillochage. La collection se veut être le prolongement d'un costume, même si son dessin la rattache également à l'univers du sport. De ce double usage judicieusement étudié est née une collection urbaine sans compromis, qui s'affirme un peu plus encore cette année à travers les nouveautés proposées.
Comme chaque année, ce sont les modèles à complications qui focalisent l'attention du public. Les passionnés ne seront pas déçus, car les pièces créées ont une vraie valeur ajoutée : une originalité radicale. Ainsi, la "Chiffre Rouge T01", proposée en édition limitée à 100 exemplaires, est dotée du mécanisme mis au point par Franck Orny et Johnny Girardin, qui permet de lire sur un même index 3 informations : l'heure locale, l'heure dans huit fuseaux horaires et pour chacun l’indication du jour et de la nuit. Sont disponibles aussi des versions animées du fameux calibre "Irréductible", chronographe développé par Zenith pour Dior Homme. Ces pièces aux mouvements salués par un public de connaisseurs, sont ici plus habillées, car travaillées côté doublure avec une masse oscillante en cristal saphir sur la version I03, et proposées à 15 exemplaires ou une série en or blanc sous la référence I02 produite à 30 exemplaires. Ces élégants garde-temps assument pleinement leur urbanité sur bracelet alligator et reçoivent quatre index en diamants pour briller en toute sobriété.
La D de Dior, un travail de joaillerie traditionnelle
"Je me suis inspirée au départ d'un souvenir d'enfance : les montres en or jaune à cadran en pierres dures, portées par les hommes dans les années 1970. Puis j’ai interprété cette montre de manière féminine, en l'imaginant portée par une femme qui l'aurait empruntée à son amoureux. Pour moi, l'horlogerie doit être intemporelle, avec un esprit "grand classique masculin" ; donc, au départ, cette esthétique était très différente de mes collections de joaillerie. Mais plus tard, dans les déclinaisons, je me suis permis la même audace qu'en joaillerie : sertis neige, fond du cadran en opale, ma pierre préférée... Dans la continuité, j’ai créé deux tailles de cadran (19 mm et 42 mm), en clin d'œil à mon goût pour les volumes extrêmes comme ceux des Mimioui et des Incroyables et Merveilleuses." — Victoire de Castellane.
Cette année, "La Mini D de Dior" ose sortir du rang en proposant des cadrans joailliers. La femme fatale choisira alors entre les disques en diamants blancs, roses ou jaunes "serti neige", en chrysoprase, jade, turquoise ou serpentine. Ces petites merveilles, vrais bijoux et vraies montres, se portent en tant que telles sur des bracelets en satin du plus bel effet, et que les plus originales apparieront à leurs tenues du moment. Et parce que chaque pierre est unique, les femmes, à l'instar des hommes qui pourraient avoir la bonne idée de les offrir, auront l'assurance de disposer de pièces uniques, car il est impossible de trouver deux fois la même couleur, les mêmes irisations, la même veine dans la pierre. Difficiles à tailler, rares à trouver dans des qualités irréprochables, ces pierres ont imposé à Dior de se contenter de faire de ces petites merveilles des séries limitées à seulement dix exemplaires.
La D de Dior : quelque chose d’aérien
Pour les adeptes d'un porter plus ostentatoire, Dior a également lancé cette saison un modèle de grande taille (38 mm), arborant un cadran en opale noire dont les reflets irisés rappellent une robe Haute Couture et subliment la sobriété de "La D de Dior". La pièce tout habillée d'or blanc avec une fine lunette sertie de diamants est animée par un mouvement Elite à remontage manuel de Zenith, visible par le fond transparent. D'une beauté magique comme l'opale, cette montre de femme passionnée de gemmologie va à l’essentiel et se porte sur un simple bracelet de satin. Ludique et plus classique bien que d'une taille importante pour un poignet féminin : "La D de Dior" en serti neige avec un boîtier de 42 mm de diamètre. Ce modèle presque aérien brille de mille feux grâce à un sertissage très réussi du cadran pour parer de lumière un fin poignet.
Dior Christal : création précieuse comme le temps
"Le temps est une chose rare, d'une élégante beauté. C'est un élément à la fois intangible et intrigant, que l’on peut combattre sans jamais le vaincre. C'est pourquoi je voulais le mettre en valeur dans ces nouvelles montres signées Dior. Lorsque j'ai travaillé sur le concept de « la Dior Christal », je voulais réunir le côté précieux de la création et celui de l'heure, comme celui du temps. Si l'heure devait se représenter par une collection, ce serait sans nul doute une collection Haute Couture. Il s'agit d'un savoir-faire raffiné et spécialisé, qui peut paraître vieux jeu à notre époque moderne et high-tech, mais pour le véritable connaisseur de la Maison, l'Horlogerie Dior est la seule façon élégante de lire l’heure. Ce savoir-faire réunit un style intemporel et une fonctionnalité non dénuée de fantaisie. Il partage le dynamisme et le rêve qui sont à l’ origine de nos créations Haute Couture : une construction minutieuse dans un cadre délicat et précieux. Dior est une maison bâtie sur l’évolution du New Look en New Looks. Le temps évolue constamment et « Dior Christal » reflète cela, tout en mettant en valeur les dernières innovations techniques ; ceci est valable dans tous les domaines — de la Haute Couture à la Haute Horlogerie. Chez Dior, il existe une passion commune pour la création et l'innovation, partagée par tous les ateliers, et visible dans ces nouveautés horlogères. J'ai proposé un défi : celui de réinterpréter les couleurs, la construction et la qualité de la Haute Couture dans les pièces horlogères. C'est ce que vous trouverez au cœur des nouvelles montres et en particulier au sein des éditions limitées."— John Galliano
Pour reprendre le fil de la chronologie, pour ce qu'elle a d'important lorsqu'il s'agit de parler d'horlogerie, en 2005, John Galliano et son studio ont imaginé une montre de luxe à l’image des créations de Haute Couture. Le couturier crée alors la "Dior Christal". Le cristal saphir, qui est presque aussi dur que le diamant et sert habituellement à protéger le cadran d'une montre, devient ici la clé de voûte de l'esthétique du garde-temps : un véritable élément ornemental. En rompant avec les codes classiques de la construction horlogère, "Dior Christal" devient un manifeste : la technique est au service du beau, toute fin est décorative. Taillé en pyramides et incrusté sur la couronne ou le bracelet, le cristal saphir se transforme en une sorte de marqueterie. Les modèles jouent ainsi avec les couleurs, les pierres précieuses, les associations de matières et, par-dessus tout, la lumière qu'elles renvoient grâce à leurs milliers de fines facettes... A leur façon, ces garde-temps s'apparentent à une robe de Haute Couture, car ils nimbent de leurs feux les poignets qui s'en parent.
Dior Christal Tourbillon : un mouvement à l’esprit "dentelle"
Aux premières versions en acier s'ajoutent des variations toujours plus luxueuses. "Dior Christal" se met à battre au gré de mouvements régulés par un tourbillon. La collection s'enrichit de calibres aux fonctionnements complexes, ou de mouvements plus simples et néanmoins prestigieux comme le mouvement Elite de la Manufacture Zenith. Quelles que soient leurs configurations, les calibres les plus célèbres font écho à des matériaux précieux comme la nacre, les pierres de couleurs, les diamants, l'or ou les traitements à la feuille d'or... pour toujours répondre aux volontés artistiques des studios de l’avenue Montaigne.
Cette année, la collection "Dior Christal" s'étoffe d'un nouveau Tourbillon qui joue la carte du soir en faisant la part belle au noir, par ses inserts de cristal saphir ou de diamants noirs taille baguette, que l’on retrouve sur la lunette. Cette pièce à la résonance magnétique a une propension à subjuguer ses contemplateurs par la transparence de son cadran, et l’aspect aérien de son mouvement retravaillé comme un voile de soie incrusté d'une dentelle Haute Couture.
Dior Christal Mystérieuse : un mouvement à la transparence Haute Couture
Présentée pour la première fois en 2009, elle vit aussi au gré des saisons et se diversifie maintenant en deux nouveaux modèles de 38 mm : l'un sur bracelet alligator et l'autre en cristal saphir noir. Ces étonnants modèles entièrement transparents masquent leur calibre à la périphérie de la boîte, dans la carrure. Ce faisant, seules les deux aiguilles et les inserts de nacre et certains détails métallisés sont visibles, semblant graviter comme suspendus dans le vide du boîtier par une étrange magie. Au gré du temps qui passe, la rotation des disques transparents qui les porte transforme le volume interne du boîtier en une sorte de kaléidoscope. Et dans ce fabuleux arrangement, les aiguilles gravitent selon une temporalité abstraite.
Dior Christal 8 : un calibre huit fuseaux horaires aux codes de la Maison Dior
Toutes nouvelles, ces deux pièces au dessin changeant qui indiquent parallèlement l'heure de huit fuseaux horaires, forment une rotation dans le temps et évoquent le 8, chiffre fétiche de Monsieur Dior et adresse de la boutique place Vendôme. Pour rappeler le souvenir de ce grand superstitieux, cette collection gracieuse fait référence à son premier défilé de Haute Couture (1947) baptisé "en 8". La "Dior Christal 8" sur bracelet cristal saphir est proposée en version joaillière avec une lunette sertie qui reprend les codes de la Maison Dior : le blanc, le gris, l'or, la moulure, mais aussi propose une variation très créative sur bracelet python, où l'aiguille des secondes, formée d'un cercle, improvise avec le satellite des motifs Art déco selon ses superpositions avec le cadran ouvragé en laque et feuille d'or.
Dior Christal Haute Couture : broderies précieuses
Hommage à Dior Haute Couture, à sa palette de couleurs et à ses détails de broderie, doublure, plissés, plumetis, bouillonné ou motif de rose, la collection "Dior Christal" dévoile son premier défilé "Haute Couture" : une collection de huit montres uniques de 33 mm de diamètre, entièrement serties et animées par le mouvement automatique Elite de Zenith. Chaque cadran se faisant silencieusement l'écho des détails subtils des robes ou des vestes, rend hommage indirectement aux ateliers de Haute Couture.
Les ateliers horlogers, main dans la main avec la Maison Bunter, ont travaillé la couleur et les motifs décoratifs de chaque montre en référence à un look de défilé ; chacune, désignée ainsi par un numéro de passage, sublime les couleurs au travers des matières telles que la nacre, le cristal saphir, la laque et des pierres comme la iolite, les grenats mandarins, les tsavorites, les rubis, les citrines, les saphirs ou les rhodolites...
Dior : l’esprit couture
L'aura de Christian Dior traverse les murs de sa Maison, qui continue d'habiller chaque création, de la joaillerie à l'horlogerie, de son style Haute Couture inimitable, structuré, lumineux et si éternellement féminin.
L'horlogerie Dior ouvre, avec ses collections 2011, un chapitre inexploré de son histoire en s'imprégnant de ce fabuleux héritage Haute Couture que lui a laissé Christian Dior.
Depuis 2008, les ateliers horlogers Dior de la Chaux-de-Fonds vivent au diapason de la couture : plissés, broderies, ajourages, plumetis, bouillonné, doublure, velours... Et se marient avec bonheur aux masses oscillantes, mouvements, cadrans et autres calibres de l'univers de la montre. L'année 2011 inaugure une longue série dans laquelle la Haute Horlogerie se met au service de la Haute Couture pour traduire, avec toute son ingéniosité et son savoir-faire, la magie virevoltante d'une robe Dior. Pour sa quatrième ligne horlogère, Dior invente des pièces uniques Haute Couture avec un luxe de détail, un souci de créativité et de raffinement à couper le souffle.
UN PARI AUDACIEUX
L'avenue Montaigne a demandé aux ateliers Dior en Suisse de reproduire, dans un mouvement mystérieux, la transparence d'un jupon, de donner un effet de dentelle à un calibre tourbillon, de transformer en robe de bal la masse oscillante de la "Dior inversée" et de la placer sur le dessus du cadran. Comment faire cohabiter deux mondes aussi différents, faire vibrer la rigueur horlogère suisse si technique et si strictement précise, avec le rythme frénétique de la mode, et la légèreté des matières ?
Comment traduire sur une pièce d'horlogerie la lourdeur d'un tombé la souplesse d'un ourlet, le moelleux d'un drapé, ou l'effervescence d'un bouillonné ? Le défi était osé autant que périlleux.
Pourrait-on retrouver dans une montre l'émotion que suscite le bruissement d'une robe quand elle virevolte, la richesse des broderies ou le tournoiement des jupons ? C'était sans compter sur l'esprit Dior qui a soufflé sur les ateliers d'horlogerie. Il a ému et bouleversé jusqu'aux horlogers les plus pragmatiques, les a guidés pour faire revivre dans une collection de garde-temps l'ivresse des défilés, la caresse d'un tissu et la beauté des plus voluptueux drapés.
Comme par magie les cadrans s'ourlent de diamants, les sertis deviennent broderies, les marqueteries de nacre construisent des plissés et des bouillonnés ; quant aux masses oscillantes, elles deviennent les doublures colorées mais discrètes des robes en mouvement.
Christian Dior aimait l'ultraféminité, les tailles ajustées, les nœuds et les drapés, le contraste noir et blanc, autant de détails que les collections 2011 revisitent avec brio pour un somptueux défilé.
UN DEFILE HAUTE COUTURE
La collection Dior Haute Couture - cinq pièces d'exception qui font revivre cinq robes emblématiques de l'histoire de la Maison Dior. Les montres Haute Couture se sont approprié les codes si chers à Christian Dior et toujours en vigueur dans la célèbre Maison : les plissés, l'ultraféminité, l'architecture immortalisée par le tailleur, New Look, la couleur. Autant de détails qui continuent de nourrir l’âme de la Maison et émaillent les collections 2011.
Comme un défilé de Haute Couture, les montres déambulent par ordre de passage dans un miroitement de pierres précieuses, laissant les spectateurs éblouis. La "Passage n° 1" tout en broderies de diamants, entame une valse élégante et raffinée : un tourbillon de nacre blanche et rose souligne de brillants pour le cadran, entouré d'une lunette sertie de baguettes de grenats rhodolite. L'évocation de la jupe brodée de pierreries qui l'a inspirée s'achève sur un bracelet en satin argenté.
La "Passage n°2 " réunit tous les symboles de Dior : le bouillonné Rose Dior, la couleur qui se joue des frontières entre le rouge, le rose et l'orange, le plissé inimitable, le mouvement si féminin. Tel un bouton de rose, le cœur du cadran se déploie sous le faisceau d'une myriade de saphirs de couleur et de diamants, encerclée d'une lunette de baguettes rubis et rehaussé d'un bracelet de satin violet au plissé voluptueux.
La "Passage n°5" est une ode à la couleur. Un camaïeu de verts composé de jade souligné de diamants pour le cadran et entouré de tourmaline chromifère taille baguette dans une boîte en or rose. La collection Dior Haute Couture ne pouvait pas oublier cette couleur si chargée de symboles, que Christian Dior aimait tant : "Le vert m'a toujours porté bonheur ! C'est une couleur belle et élégante, celle de la nature. Et quand on en suit les combinaisons colorées, on ne peut jamais se tromper. J'apprécie le vert dans toutes ses nuances". Une montre lumineuse est née, en concordance avec une robe aérienne cousue de mousseline verte.
La collection Dior Haute Couture sur le plan horloger, ce sont cinq pièces pleines de charme, exceptionnelles. Elle ne demande qu'à s'étoffer dans un hommage émouvant aux chefs-d’œuvre de Christian Dior.
Dior - Leçon de Style
Lorsque la maison Dior crée des montres, elle fait aux amateurs de belle horlogerie une démonstration de style en sachant parfaitement unir deux univers si éloignés que sont la mode et l'horlogerie avec notamment la Chiffre Rouge.
C’est en 2004, Dior Horlogerie présente sa première montre automatique : la Chiffre Rouge A03. Une pièce masculine, parfaite retranscription des codes Dior Homme. Depuis, l'aventure continue et le patrimoine horloger de la maison de couture ne cesse de s'enrichir. Mais nous ne sommes pas face à une marque qui voudrait s'inventer une réputation de manufacture sans en avoir l'étoffe. Bien au contraire.
Laurence Nicolas, présidente de Dior Montres, le déclare d'ailleurs très clairement : « Notre priorité n'est pas de créer des grandes complications, nous n'avons pas vocation à être une manufacture mais une maison de haute couture parisienne qui fait de l'horlogerie d'exception. Les mouvements que nous intégrons à nos créations doivent avant tout servir une volonté artistique et créative. L'image que doivent véhiculer les montres Dior est celle du luxe parisien, raffiné jusque dans les moindres détails, combiné à une expertise suisse ».
La parisienne et l'horloger
Elle continue : « L’horlogerie Dior pourrait être le mariage d’une élégante parisienne de l’Avenue Montaigne et d'un maître horloger suisse ». C'est ainsi que cette année nous avons eu le plaisir de découvrir à la Foire de Bâle, une vraie collection horlogère 100 % Dior. Si la classique Chiffre Rouge A03 s'offre cette année un très tendance bracelet en tissu de type NATO, la Chiffre Rouge T01 présente un cadran au motif piqué de coton mais ne se contente pas d'être stylée ! Elle est animée d'un calibre automatique développé par Orny et Girardin deux talentueux horlogers suisses a qui l’on doit aussi la Metamorphosis de Montblanc. Un calibre baptisé « Dior 8 Fuseaux Horaires » permettant de lire simultanément sur un disque l'heure locale ainsi que celle de huit fuseaux horaires avec, bien entendu, un indicateur jour-nuit. Quant aux modèles plus raffinés, pratiquement du soir, les Chiffre Rouge I02, en or blanc, et I03, en or jaune, démontrent parfaitement la philosophie horlogère maison. Les bracelets en alligator sont les heureux héritiers du savoir-faire maroquinier Dior, le fait d'oser des index diamants sur un cadran masculin illustre le talent créatif et avant-gardiste de la maison alors que le calibre utilisé n’est autre que le meilleur calibre chronographe de l’histoire : le célèbre El Primero de Zénith. Baptisé « Irréductible », Dior en a modifié la masse oscillante en la présentant en saphir et cerclée d'or. Un exercice de style qui permet grâce à la transparence obtenue de dévoiler pour la première fois le mythique El Primero dans sa totalité sans avoir à faire tourner la masse. Un spectacle magnifique, un « show » auquel tous les amateurs de belle horlogerie peuvent assister, tout simplement en retournant le boîtier saphir... Comme on pourrait retourner une veste de costume pour en admirer la doublure montée à la main. De l'horlogerie, nous revenons à la mode...
Dior - L'extravagance de Dior
La maison Dior nous présentera, pour cette Biennale des Antiquaires, 150 pièces uniques réunies dans une boutique-écrin. Victoire de Castellane, créatrice de la Haute Joaillerie bouscule les codes établis… Elle n'a peur de rien, et elle a raison, car en moins de dix ans, elle a su imposer le style particulier Dior Joaillerie qui n'a rien à envier à la Haute Joaillerie plus classique. Pour cette seconde participation à la Biennale des Antiquaires, Victoire de Castellane a imaginé trois thèmes emblématiques : « La Rose Dior », hommage à la fleur fétiche de Christian Dior. Collier de diamants, bague et boucles d'oreilles « Précieuses émeraudes », bagues « Rose Dior Bagatelle » en diamants, rubis et émeraudes. « Le coffret de Victoire » est une collection de pièces uniques imaginées autour d’une pierre : Boucles d'oreilles et bagues qui nous rappellent les films de Bollywood, extravagantes et colorées. Victoire de Castellane n'hésite pas à laquer l'or en rose fuchsia, à y enrouler un serpent en grenats tsavorites, une turquoise et quelques améthystes, et nous voilà conquis par tant de fantaisies. Enfin, « Les Incroyables et Merveilleuses » bagues cocktail aux pierres de centre et aux montures démesurées. L'imagination de Victoire de Castellane n'a pas de limites et est une source de défis techniques constants. La Biennale des Antiquaires est une rétrospective de ses créations (certains bijoux présentés ont été prêtes pour l’occasion par leur propriétaire). C'est pour elle l'occasion de nous faire partager son univers et ses rêves.
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